COMMUNIQUE SANCTIONNANT LE CONSEIL DES MINISTRES DU 28 DECEMBRE 2015

Le Conseil des ministres s’est réuni ce 28 décembre 2015 au Palais de la Présidence de la République, sous la conduite du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé.
Au cours de ses travaux le conseil a adopté un (1) décret et a écouté deux (2) communications.

Le décret adopté par le conseil des ministres fixe les attributions du ministre de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie et porte réorganisation et fonctionnement dudit ministère. L’objectif de ce décret est d’assurer une meilleure adéquation entre les nouvelles missions assignées au ministère de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie issu de la formation du dernier gouvernement et l’ensemble des services qui lui sont rattachés.

Autrefois axées sur le développement urbain, l’habitat, la promotion immobilière et les infrastructures ainsi que les équipements urbains, les missions du ministère s’étendent désormais à un quatrième volet, à savoir l’amélioration du cadre de vie, volet qui occupera désormais une place importante dans les actions à mener pour contribuer à l’amélioration du cadre de vie des citoyens.
En outre, trois nouvelles directions ont été créées pour permettre au ministère de mieux relever les défis urbains auxquels notre pays est confronté.

Au titre des communications, le conseil a suivi un premier exposé consacré aux résultats de l’enquête sur le questionnaire unifié des indicateurs de base du bien-être et du profil de pauvreté au Togo pour 2015.

Réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), cette enquête, basée sur l’expression des ménages togolais, fait ressortir de fortes tendances traduisant l’amélioration des conditions de vie des populations togolaises, comparativement aux données recueillies dans le cadre de l’enquête précédente, réalisée en 2011.
Plusieurs améliorations significatives ont ainsi été enregistrées pour l’accès aux services sociaux de base, en matière de sécurité alimentaire, de santé, d’éducation et d’alphabétisation, et d’emplois. Il ressort également de l’étude que les indicateurs de pauvreté et des inégalités se sont nettement améliorés au cours des quatre dernières années.

Les résultats complets de l’enquête seront rendus publics lors d’un atelier de présentation qui sera organisé très prochainement. Quelques points saillants méritent d’ores et déjà d’être soulignés.
Les indicateurs de la pauvreté et les inégalités se sont améliorés dans l’ensemble du pays. L’enquête révèle que l’incidence de pauvreté est passé de 58,7% en 2011 à 55,1% en 2015 soit 3,7 points consolidant ainsi la baisse constatée entre 2006 et de 2011 qui était de 3 points.
En ce qui concerne l’accès aux services sociaux de base, il ressort de l’enquête que la proportion des ménages utilisant l’électricité comme principal mode d’éclairage est passée de 39,2% en 2011 à 48,3%.

S’agissant du taux d’utilisation d’eau potable, il est passé de 55,9% en 2011 à 61,8% en 2015 et dans le domaine de la sécurité alimentaire, la proportion des ménages ayant eu des difficultés à subvenir aux besoins alimentaires est passée de 49,5% en 2011 à 33,9% en 2015.
Selon les résultats de l’enquête réalisée par l’INSEED, le taux de chômage dans notre pays a connu également une baisse de 3,1 points, malheureusement le taux de sous-emploi a augmenté sur la même période de 2,1 points.

L’enquête de l’INSEED n’occulte pas les défis qui restent à relever.

Le conseil des ministres a pris acte des résultats de cette étude qui viennent confirmer les efforts du gouvernement en faveur de l’amélioration du bien-être des populations. Des instructions ont été données par le Chef de l’Etat afin que ces efforts soient poursuivis et intensifiés pour améliorer davantage les indices actuels.

La deuxième communication présentée au cours des travaux du conseil des ministres de ce jour est relative au renforcement du dispositif de la planification et de suivi-évaluation au sein des ministères.

En dépit des nombreux progrès qu’il a enregistrés, notre pays fait face à un problème de capacités en matière de planification et de suivi-évaluation. Les efforts déployés par les différents ministères pour y remédier nécessitent un accompagnement, à travers la création et le renforcement des structures de planification et de suivi évaluation pour leur permettre de développer des visions à long terme et d’intégrer les priorités contenues dans le programme social du Président de la République ainsi que les objectifs de développement durable auxquels notre pays a souscrits.
Le ministère de l’économie, des finances et de la planification du développement procédera à une évaluation des missions et des besoins des structures chargées de la planification afin d’adopter les mesures qui s’imposent pour le renforcement des capacités.

Fait à Lomé le 28 décembre 2015

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