LE CASQUE OU LA MORT- JOSEPH KOKOU KOFFIGOH

Quel spectacle affligeant que de voir un enfant 
La tête fracassée se vidant de son sang ;
Il avait un casque très solide
Et pourtant il ne l’a pas porté !
C’était un ornement qu’il a juste accroché au moteur
En roulant à très très vite allure, aux dire des passants


Un étudiant si beau, plutôt adolescent,
Sur le quel reposait l’espoir de ses parents !
De l’avis unanime il était très brillant ;
Il respirait la vie et la joie des gagnants ;
On l’aimait, l’admirait parmi les apprenants
De cette grande école aux chefs très exigeants.

Le voilà qui s’en va, et nul ne sait comment
Son père et sa mère pourront survivre sans risquer la folie après cet accident
Les pompiers nous diront que chez nous en ce temps,
On assiste à ces cas curieux des jeunes gens
Pour lesquels les casques ne sont qu’un paravent.

Certains des garnements mettent des oreillettes,
Comme on l’a vu ici ; des fois pendant les fêtes,
Ils cassent leur tirelire en étant en quête de liqueurs frelatées !
Ça fait tourner leur tête ; surtout les zémidjans !
Ils roulent à tue-tête pour finir leur course là où la mort les guette.

Nous attendons des jeunes qu’enfin  ils se démarquent
Contre l’insouciance qui semble être la marque de quelques-uns d’entre eux
Apprenti ou énarque, qu’on soit fille ou garçon c’est la même remarque :
Quelques négligences et la mort vous embarque ;
N’attendez pas les flics pour enfiler vos casques.

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