LES TOGOLAIS EN BATAILLE CONTRE LES CANIVEAUX

Il nous a été donne de constater à plusieurs reprises que caniveaux et togolais ne font pas bon ménage, mais contre toute attente(l’un, ouvrage de l’homme et l’autre l’homme lui-même) cohabitent.

Lors de nos balades inopinées, nos projecteurs se sont braqués, comme par enchantement, sur l’un des plus anciens quartiers de Lomé, j’ai nommé le quartier GBADAGO  et aussi les quartiers d’AGOE. Sans surprise nos yeux furent émerveillés par l’accueil déconcertant  réservé aux caniveauxannexant les nouvelles routes de notre chère capitale .Les compatriotesdes quartiers précités, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ne ménagent aucun effort pour alimenterles caniveaux des restes de nourriture, d’ordures, de branchements sauvages des toilettes(les caniveaux devenant ainsi des puisards et fosses septiques publiques).

Si les caniveaux étaient des humains, je parie que ceux-ci devraient prendre du poids,compte tenu de leur régime alimentaire très riche et équilibré.

Comme si cela ne suffisait pas, ils ont même transformé les parterres de ces caniveaux en stands d’exposition et de commerce, menant allègrement ainsi une cohabitation pacifique avec tout ce que l’on peut appelerdes extra organismes. Pire encore pour certains, les caniveaux constituent  un cadre idéal pour se débarrasser de leur encombrante grossesse ; crime crapuleux et véritable sacrilège !

Pourquoi ce traitement ?
Ne soyons donc pas étonnés d’apprendre que les compatriotes estiment que ceux-ci, c’est-à-dire les caniveaux,  sontune causeprobable et inavouée de leur état de chômage, et donc constituent un concurrent redouté et redoutable.
Qu’il nous vienne en mémoire  queles années 1990 et 2000 ont été pour bon nombre de togolais des années de croix et de bannière de sorte que gagner un emploi de quelque nature que ce soit  était une richesse et un luxe .A cette même époque, les routes bitumées étaient d’une rareté inestimable  et donc les compatriotes ont eu le grand flair de créativité ; Du coup, l’idée est apparue de découvrir de nouveaux secteurs pourvoyeurs d’emplois sans critères de sélection et sans entretien d’embauche :les sentiers battus devaient donc contribuer à alléger tant de souffrance et de désespoir. Désembourber les véhicules avalés par les boues des eaux stagnées
Ce travail était devenu l’une des activités far des togolais surtout les jeunes puisqu’elle générait pas mal de revenu surtout lors des saisons pluvieuses.

Construire des routes et faire des caniveaux signifie retraite anticipée et tout sa suite de misère.
Comprenons aisément que c’est de bon gré qu’aujourd’hui les caniveauxfassent l’objet d’agressions permanentes de la part des riverains ; Ils ont gardé l’agréableou plutôt le vilain souvenir des beaux vieux temps où lorsqu’il pleuvait, les voitures et motos se noyaient dans les eaux pluviales stagnées…
Voilà pourquoi caniveaux et togolais ne font pas bon ménage.

A qui profitent ces agissements ?
Certainement pas à l’homme.
Cette situation est un véritable danger pour la santé publique et préjudicie à la vie des populations car le risque des maladies demeure grand etperpétuel, et l’on s’expose de plus aux caprices de la nature (inondation en particulier)
Nous appelons urgemment à la diligence des pouvoirs publics afin que ceux-ci sortent de leur silence coupable et mener des actions de salubrité publiques, manu - militari si possible.

Cependant que les compatriotes sachent que l’Etat ne peut être gendarme derrière tous les togolais et toutes les fois.

Le civisme nous interpelle ;Togolais viens, bâtissonsla patrie.

A TRES BIENTOT

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