REGAIN DU PHENOMENE DES EAUX EN SACHET : DES MORTS ET DES MALADES EN PERSPECTIVE ! QUELLE STRATEGIE POUR UNE ERADICATION COMPLETE DE CE PHENOMENE A LA SANTE PUBLIQUE ?

La société togolaise connait sur cette dernière décennie  un pullulement de denrées alimentaires au rang des quels il faut citer, l’eau, ce liquide, dont la valeur intrinsèque en matière de nutrition n’est plus à démontrer. Devenue aujourd’hui un fonds de commerce très prisé pour certaines personnes  qui se réclament à tort ou à raison être opérateurs économiques, l’eau a toujours été une source de vie pour les terriens puisque disposant d’énormes vertus dans l’alimentation de chaque jour.

Abusant considérablement de la souffrance des consommateurs du fait de la rareté d’eau, ces soient disant opérateurs économiques sacrifient ainsi la santé de ces derniers sur l’autel de l’intérêt.
Le sujet que nous abordons aujourd’hui touche particulièrement les eaux en sachet.

Communément appelée pure-water, ces eaux en sachet sont déversées sur l’étendue du territoire national et les populations, dans toute leur composante, pour étancher leur soif, s’en accommodent allègrement. Transportables et très accessibles à tous, un sachet de 500 ml de pure-water coûte au maximum 25 FCFA l’unité.
Hétéroclite, une grande partie des pure-water qu’on retrouve sur le marché provienne d’horizons douteux et sont de qualité peu recommandable.

Selon un rapport des autorités publiques présenté en 2013, plus de 350 unités de productions opèrent sur le territoire togolais mais seulement 3 sont autorisées par le gouvernement.
On retient de ce rapport que plus de 98% des producteurs ne sont pas en règle avec les pouvoirs publics, et par ricochet  ne respectent pas les normes de production requises.

Or, il faut obtenir une autorisation d’installation avant de produire et de vendre l’eau en sachets au Togo ou une carte d’opérateur économique, un document d’étude d’impact environnemental, une autorisation de salubrité conformément au code de l’eau.

Ce qui est paradoxale, c’est cette incompatibilité observée entre l’appellation de cette eau et la réalité en ce qui concerne sa qualité nutritive : «  Pure-water » littéralement signifie « eau propre » en d’autre terme de bonne qualité, Ceci est une illusion que nous miroitent les producteurs et les vendeurs véreux, insoucieux de la santé des populations: Conditions de stockage rendant impropre l’eau, pratiques d’hygiène presqu’inexistant à la production et à la distribution.
Dans les mains des vendeurs ambulants, cette eau est exposée à toute infection microbienne et parasitaire, compte tenu du manque des mesures de protection et d’hygiène.

Nombreux sont les préjudices subis par  les populations du fait que celles-ci sont tout temps au contact de cette denrée qui sans méconnaitre qu’elle soulage à des moments opportun leur soif nuit gravement et à petit coup à leur santé. Etancher sa soif ne doit pas contribuer à disculper la misère que ces eaux insalubres et impropres à la consommation créent à ceux qui en font usage : des maladies comme les hépatites, le choléra, les vers, les diarrhées ……
Cette situation démontre à plus des égards la complexité que révèle cette affaire et fait échos du danger de santé publique au quel sont exposées les populations consommatrices.

Ne pas agir serait un signe d’encouragement pour les meurtriers ambulants, qui, sans aucun scrupule, pensent plutôt à leurs intérêts qu’à la vie de leurs concitoyens.

Bien évidemment le Togo n’est pas le seul pays miné par ce phénomène, presque toute la sous-région est concernée (Bénin, Ghana, Côte d’ivoire, Burkina-Faso…).180 personnes auraient été tuées au Burkina-Faso ces derniers jours par un certain pure-water(eau en sachet) appelé ALASKA venu du Mali et d’autres au Ghana par un autre pure-water appelé 1er Dauphin en provenance de la Tanzanie

Les 6 et 7 Janvier 2014 un comité interministériel de contrôle de la production et d’exploitation des eaux minérales et de sources, a effectué des visites  surprises dans les unités de production et de distribution de ces eaux en sachet afin de s’assurer de leur conformité avec les exigences de la production et de la distribution. Plusieurs unités de production ont été fermées par les autorités togolaises sur toute l’étendue du territoire. Elle fait suite à des mises en demeure depuis 2013 et qui sont restées lettre morte ; 

Malheureusement  l’on constate qu’il y a des unités de production qui continuent de produire clandestinement de l’eau en sachet dans des conditions déplorables, d’autres aux vues et aux sus des autorités. Nos investigations révèlent que les structures productrices de ces eaux ne sont pas de véritables complexes industriels mais qu’il s’agit de simples forages  que les gens implantent dans leur maison et qu’il suffit de disposer des machines de mise en sachet pour être producteur et distributeur d’eau en sachet. Certaines informations qui restent à vérifier font cas de l’utilisation des eaux de puits et des rivières qu’on conditionnerait dans les sachets.

Cette affaire de pure-water ressemble à un véritable marché de dupe et donc il va falloir sévir conformément à l’Article 84 et suivant du code de l’eau du Togo
Il faut une intervention musclée en toute objectivité pour mettre la main sur ces brebis galeuses.

Des mesures énergiques doivent être prises pour décourager ses comportements nuisibles. Outre la fermeture temporaire ou définitive prononcée contre ces indélicats, il est de bon ton de commencer par détruire ces unités de production et plus loin encore, poursuivre pénalement ceux qui portent atteinte à la vie des centaines de milliers de togolais.

Ce faisant il va falloir également prendre des mesures concernant la gestion des sachets hors usage. Il est vrai qu’il y a des initiatives sur le recyclage de ces sachets mais cela parait insuffisant. Ces sachets enfuis dans le sol empêchent celui- ci de filtrer l’eau aux moments des pluies. Les caniveaux devenant dans le même temps une décharge

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