Communiqué sanctionnant le conseil des ministres du 19 janvier 2017


Le conseil des ministres s’est tenu ce jeudi 19 janvier2017, au Palais de la Présidence de la République, sous l’autorité du Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé.

Au cours des travaux, le conseil a adopté un décret, procédé à des nominations et suivi un séminaire gouvernemental.

Au titre du décret, le décret adopté par le conseil des ministres porte création, organisation et fonctionnement du conseil national de suivi de la décentralisation CNSD  au ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales.
Se basant sur les dispositions du programme national de consolidation de la décentralisation, la feuille de route de la décentralisation et des élections locales ainsi que les conclusions de l’atelier national sur la décentralisation tenu en décembre 2016, le conseil national de suivi de la décentralisation a pour mission essentielle de fixer les orientations pour la mise en œuvre de la décentralisation et de veiller à leur cohérence avec les autres     politiques sectorielles.  

Le conseil national de suivi de la décentralisation proposera également des mesures adéquates pour améliorer la mise en œuvre du processus de décentralisation, définira les mécanismes de coordination des appuis  des partenaires techniques et financiers en matière de décentralisation et procédera à l’évaluation de la mise en œuvre du processus de décentralisation au Togo.

Au titre de la communication, la communication présentée par le ministre des enseignements primaire, secondaire et de la formation professionnelle est relative à l’audit comptable et financier de la direction régionale de l’éducation golfe et Lomé commune. 

Dans le cadre de la politique de la bonne gouvernance prônée par le président de la république, visant à assainir les finances publiques, et améliorer le cadre macro-économique afin de dégager des ressources internes, le financement des politiques axées sur la croissance durable inclusive, tout en privilégiant les secteurs sociaux dont l’éducation, le dit ministère a fait réaliser un audit comptable et financier de la direction régionale de l’éducation golfe et Lomé commune. 

Le rapport de cet audit présente un récapitulatif des importantes allocations financières obtenus par le ministère des enseignements primaires et secondaires de la part de l’Etat, mais aussi des partenaires techniques et financiers, et fait apparaitre un certain nombre d’irrégularités dans la gestion financière y compris le non-respect des procédures de dépenses publiques.

Face à ces manquements graves, les recommandations ont été formulées par les auditeurs, et  ces recommandations sont mises en œuvre afin d’améliorer la gestion des ressources financières à la direction régionale de l’éducation golfe et Lomé commune. Des instructions ont été données afin que toutes les dépenses mises en cause et le déficit de décaisse constaté soit payé par les personnes incriminées et que l’audit soit étendu à toutes les structures impliquées dans la gestion des ressources financières de tous les départements ministériels.

Par ailleurs, la personne mise en cause au niveau de la direction régionale de l’éducation golfe et Lomé commune, est à la disposition de la justice afin qu’elle réponde de ses actes. 

Au titre du séminaire gouvernemental, tel que défini lors du premier conseil des ministres du 3 janvier 2017 par le chef de l’Etat appelant à plus de résultat en faveur des populations, notamment les plus vulnérables, le ministère de la santé se basant sur la recommandation de l’analyse du premier plan de développement sanitaire 2012-2015, a élaboré et présenté au conseil le nouveau plan de développement sanitaire 2017  - 2022. 

Ce plan s’inscrit dans deux principales perspectives : le souci d’apporter des solutions idoines aux problèmes dégagés dans l’évaluation du précédent PNDS et son alignement sur les objectifs du développement durable dans le cadre de la couverture sanitaire universelle. 

Lancé  le 02 août 2016 au cours  de la réunion du comité sectoriel santé et VIH/SIDA, le nouveau plan national de développement sanitaire se décline en cinq axes stratégiques, en cohérence avec les politiques nationales et internationales que sont : l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néo natale, infanto juvénile, le renforcement de la planification familiale  et de la santé des adolescents, le renforcement de la lutte contre les maladies transmissibles, l’amélioration de la sécurité sanitaire, et la réponse aux épidémies et autres urgences, le renforcement de la lutte contre les maladies non transmissibles et la  promotion de la santé, le renforcement du système de la santé vers la couverture universelle y compris la santé communautaire. 

Le document du PNDS servira de feuille de route à toutes les activités du ministère chargé de la santé ainsi que de ses partenaires en vue d’adopter une démarche synergique et efficiente. 

Au titre des divers, Monsieur le Premier ministre a rendu compte au Chef de l’Etat et informé le conseil de la mise en place d’un groupe de travail inclusif sur le secteur de l’éducation. Rappelant l’importance que le Chef de l’Etat accorde au dialogue et à la concertation, dans le but de maintenir dans notre pays un climat de paix sociale, facteur de développement, le Premier ministre a précisé que ce groupe de travail sur le secteur de l’éducation ne substitue aucunement aux autres cadres existant. 

Il vise à étudier les propositions idoines et à prendre en compte les préoccupations des enseignants ainsi que celles du gouvernement afin de garantir les acquis du secteur éducatif, et de relever les nouveaux défis. 

Au titre des nominations, quatre décrets de nomination ont été adoptés au titre des ministères des mines et de l’énergie et des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine.

Fait à Lomé le 19 janvier 2017,

Le conseil des ministres.

Aucun commentaire

Fourni par Blogger.