Togo : Nouveau bras de fer gouvernement – coordination des syndicats de l’éducation du Togo


Malgré la récente et tardive participation de la  coordination des syndicats de l’éducation du Togo au groupe de travail mis en place par le premier ministre Komi Klassou Sélom pour trouver des solutions aux problèmes des enseignants, le ciel semble s’assombrir une fois de plus dans le secteur de l’éducation au Togo. 

Les discussions entamées dans ce groupe de travail sont au point mort. Les enseignants membres de la  coordination des syndicats de l’éducation du Togo CSET  ont appelé à une nouvelle grève de trois (03) qui a commencé depuis ce 21 février. Cette nouvelle donne  selon la CSET, découle du fait que le gouvernement ne propose pas des solutions concrètes aux attentes des enseignants à savoir : l’octroi des primes inhérentes à la l’exercice de la fonction enseignante, puis l’adoption du statut particulier des enseignants.

Raison évoquée par le gouvernement pour justifier son incapacité à satisfaire les revendications  des enseignants, les contraintes budgétaires. Pour le gouvernement, le budget exercice 2017 n’a pas prévu une ligne budgétaire consacrée à résoudre la crise dans le secteur de l’éducation.

L’on se demande pourquoi garder le silence depuis la mise en place de ce groupe. N’était-il pas nécessaire de prévoir une enveloppe dans la mesure où les revendications des enseignants ne datent pas d’aujourd’hui ?

Eh bien, voilà que les enseignants crient à la roublardise. L’on apprend l’entrée dans le mouvement de débrayage d’autres organisations d’enseignants ce mercredi en occurrence la Fédération des syndicats de l’éducation nationale FESEN pour les mêmes motifs.
Le secrétaire général de la FESEN Hounssimé Sénon affirme que " ses camarades bousculent à sa porte et lui reproche de ne pas avoir su défendre leur cause lors des négociations ".

Pour rappel, la CSET a demandé aux enseignants de cesser toute correction des évaluations des élèves ainsi que le remplissage des bulletins du premier trimestre.

Somme toute, c’est l’avenir des jeunes élèves qui est en train de se décimer sur l’autel de discordance entre le gouvernement et les organisations syndicales des enseignants.

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