Togo: Répit temporaire dans les mouvements d'humeur dans le secteur de l'éducation


Jeudi et vendredi, les syndicats d’enseignants et le gouvernement ont eu une rencontre afin de plancher sur la crise que traverse le secteur éducatif. Le statut de l’enseignant: c’est toujours le pivot la plateforme revendicative. En espérant trouver une solution, Gilbert Bawara a demandé aux enseignants grévistes d’observer une trêve de deux semaines. Mais le statut ne pourra être adopté que dans six mois.

Un relevé de conclusions né des travaux du groupe de travail initié le premier ministre Komi Selom klassou, lui sera remis a pour une suite à donner. Le gouvernement demande 6 mois afin d’aborder la question du statut des enseignants. En outre, Les cas des enseignants auxiliaires et des 1045 enseignants du confessionnel ont été abordés et des solutions envisagées.

" Le premier point, c’est la question des enseignants auxiliaires et la quasi-totalité des enseignants a obtenu jusqu’à ce jour leurs actes de nominations. Concernant le deuxième point, qui est la cotisation et les prélèvements, il est recommandé à tous de recourir à des démarches individuelles en constituant des dossiers auprès d’une cellule ad hoc. Pour la question des affectations et mutations punitives, les ministères concernés seront à l’écoute des syndicats ", a expliqué Gilbert Bawara.

Le statut de l’enseignant, qui demeure la pomme de discorde entre le gouvernement et les enseignants n’a pas été adopté. A défaut de ce statut, les enseignants avaient demandé l’octroi des primes et indemnités. A cette requête le ministre Bawara a expliqué que face à l’ampleur des défis et des besoins auxquels le secteur éducatif est confronté, il est nécessaire d’évaluer leurs impacts financiers et budgétaires avant de se déterminer.

" Cela prendra un certain temps pour adopter le statut particulier. Le groupe recommande que le statut particulier soit adopté dans les six mois qui viennent, c’est-à-dire avant la prochaine rentrée scolaire ", a laissé entendre Gilbert Bawara.

Les organisations syndicales ont estimé que dans l’intervalle, il faut une mesure de revalorisation de la prime d’incitation à la fonction enseignante et demandent que le gouvernement réagisse dans les deux semaines suivant la transmission des conclusions au premier ministre. Les enseignants ont alors convenu d’une trêve de deux semaines pour avoir une suite.

" Nous attendons que le gouvernement nous donne la suite réservée à cette question. Cette réponse devrait arriver deux semaines à compter de la transmission des conclusions. C’est pourquoi nous demandons qu’il y ait une trêve de deux semaines en attendant cette réponse ", a demandé Komlan Nouwossan de l'Union Nationale des Syndicats Indépendants du Togo (UNSIT).

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