La liberté de la presse célébrée ce 3 mai sur fond de banalisation des attaques contres les médias

Ce 03 mai est célébrée la journée internationale de la liberté de la presse, une journée proclamée depuis 1993 par les Nations-Unies. La célébration de cette année s'est faite dans une atmosphère de morosité eu égard au récent classement mondial de la liberté de la presse effectué par Reporters sans frontière (RSF), lequel classement montre une augmentation vertigineuse de l'indice de référence RSF. Ce qui justifie de ce fait le choix du thème de l'édition 2017 " Des esprits critiques pour des temps critiques, le rôle des médias dans la promotion des sociétés pacifiques, justes et inclusives ".

Les médias jouent un rôle capital dans la construction et le développement d'un pays par la diffusion des informations crédibles et participent de ce fait à la formation des citoyens. L'observation de cette journée répond au souci d'évaluer le degré de la liberté de la presse dans au niveau des Etats, de défendre l'indépendance des médias et rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l'exercice de leur profession.

Au Togo, c'est par une conférence-débat que l'Union des journalistes indépendant du Togo UJIT a marqué cette journée autour du thème " De la nécessité de l'indépendance de la presse pour une presse libre, obstacles et approches de solutions ".

Dans son mot d’ouverture de cette rencontre, la Secrétaire générale de l’UJIT, Patricia Adjisséku a rappelé que " cette journée instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, en réponse à l’appel des journalistes africains ". 

Pour illustrer les entraves à la liberté de la presse, elle a fait mention du contexte togolais marqué cette année par des violences subies en février dernier par le journaliste du bi-hebdomadaire L’Alternative, le retrait de fréquence au Groupe sud média (Télévision LCF et Radio City FM) pour existence illégale, et les règlement de comptes entre confrères. 

Le classement 2017 de RSF positionne le Togo au 86 ème rang mondial avec deux place de gagner. Ce petit bon ne sont pas de nature à occulter les difficultés que connait la presse togolaise, qui principalement sont  d'ordre financier accentuées par une crise liée aux clivages politiques. Et c'est dans cette circonstance que les journalistes tant bien que mal s’efforcent quotidiennement de donner le meilleur d’eux-mêmes pour le bien de tous.

Cette conférence-débat organisée par l'UJIT a eu l'appui de la Fondation Friedrich Ebert, elle a été ouverte par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), Pitang Tchalla en présence des responsables des organisations de presse, des organes de presse et des journalistes.

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