En finir avec les hépatites


Ce 28 juillet est célébrée la journée mondiale de lutte contre les hépatites. A cette occasion, l’Organisation mondiale de la santé OMS s’engage à éliminer cette maladie dans le monde et surtout dans les pays à fort taux de prévalence. Dans le même sens, les Nations-unies invitent les politiques, partenaires et le public à s’impliquer d’avantage dans la lutte.

L’observation de cette journée a été marquée par des initiatives comme celle  de la ligue togolaise de lutte contre les hépatites. Elle a procédé jeudi à une séance de sensibilisation à l’endroit des journalistes du Togo sur les différentes maladies virales et leur mode de prévention.

L’hépatite est une maladie de l’inflammation du foie causée par des substances déposées par des virus, l’antigène HBS pour l’hépatite B et celui du Capside (ARN) pour l’hépatite c, pour ne citer que cela. Il existe aujourd’hui plusieurs types d’hépatite : A, B, C, D, E et G. Ces différentes hépatites se contractent par l’intermédiaire des aliments que l’homme consomme. Les virus des hépatites A et E se retrouvent le plus souvent dans les crustacés et les légumineuses tandis que les B, C, D et G proviennent généralement des liquides biologiques et du sang.

 Au Togo comme partout ailleurs dans le monde, les hépatites B et C sont les plus virulents et les plus répandus. 10 à 15 % pour les B, 2 à 4 % pour les C. La prévalence en hépatite D n’est pas connu au Togo a indiqué Folly AGNOVI, Président de l’Association sauvons l’Afrique des hépatites ASSADH. Dans certaines préfectures au nord du Togo, la prévalence avoisine les 35 %.

Comment se guérit les hépatites?

Les malades de l’hépatite A se guérissent le plus souvent d’eux-mêmes c’est-à-dire naturellement. Ce n’est pas toujours le cas avec l’hépatite B compte tenu de sa complexité, et qui nécessite l’intervention des gastro-entérologues ou des hépatologues.

Le seul moyen de savoir si on est contaminé par un virus de l’hépatite c’est le dépistage. Il est donc conseillé de se faire régulièrement dépister et après quoi, on peut se faire vacciner si les résultats sont négatifs ou se faire traiter s’ils sont positifs.

« Avec les efforts pour la vaccination universelle des enfants dès leur naissance, 86 % des enfants de moins de 5 ans nés à partir de 2015 sont vaccinés. Mais au même moment où il y’a la diminution de nouveaux cas, on enregistre une augmentation de la mortalité », a relevé Docteur Kadé Sokpo Dialo, Hépato gastro-entérologue et présidente de la ligue togolaise de lutte contre les hépatites.

« Ceux qui sont malades ne se connaissent pas malades, ne sont pas dépistés, ne sont pas traités », a-t-elle ajouté pour expliquer les raisons de l’augmentation de la mortalité.

On estime à 350 millions le nombre de porteurs d’hépatite chronique B et C actuellement dans le monde. Les cas chroniques qui débouchent sur des cirrhoses ou cancer de foie et ouvrent la porte à la mort.

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