Togo : L'adoption du statut de l'enseignant rime t-elle avec la fin de la crise dans le secteur de l'éducation?

Alors que beaucoup de togolais s’interrogeaient ces derniers temps sur la reprise effective de la rentrée 2017-2018 prévue le 02 Octobre prochain suite aux mot d’ordre de grève de 48 heures lancés par la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET), c’est des locaux de la Primature que l’on a appris la sortie de la fumée blanche : le Premier ministre, Komi Sélom Klassou a annoncé avoir reçu in extenso la version définitive  du statut particulier des enseignants. 


Cette annonce est intervenue lors d’une rencontre solennelle  qui a réuni les ce vendredi 29 septembre acteurs nationaux (membres du gouvernement, responsables des centrales syndicales et de la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo CSET)) et leurs partenaires internationaux (les représentants résidents de la Banque mondiale et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance UNICEF). 

Les discussions qui ont repris ce jeudi entre les acteurs de l’éducation ont permis de sauver in extrémis la situation, qui avait commencé par s’enliser. L’on se demandait si le gouvernement va jouer franc jeu en respectant son engagement, celui de répondre aux différents points de la plate-forme revendicative des enseignants notamment le statut particulier et la question de la caisse nationale de sécurité avant la rentrée scolaire.

Que doit-on savoir de ce statut particulier de l’enseignant qui est validé ?   

Ce statut particulier du corps enseignant qui prend effet à partir de ce jour, prend en compte une prime unique pour les enseignants, augmentée de 5.000 francs pour toutes les catégories. Cette augmentation, selon M. Klassou, dénote que le gouvernement, sous la houlette du Président de la République, veut « prouver sa bonne foi et sa détermination à créer les conditions d’une année scolaire paisible, sereine et fructueuse pour tous les acteurs ».

Sur cette question de prime, voici expressément l’analyse de Komlan Nouwossan, secrétaire général de l’Union des syndicats indépendants du Togo (USIT) « Nous avons demandé qu’on revalorise ce pourcentage. En réponse à cela, le gouvernement a proposé une augmentation en termes de montant de 5.000 francs CFA, ce qui  représente 6,14% pour les débutants de la catégorie C et 2,91% pour ceux de la catégorie A1. Vers les anciens, le pourcentage se réduit ».

Une autre mesure actée concerne plus de 2 millions d’élèves des écoles publiques qui vont bénéficier à partir de cette rentrée d’une assurance maladie, un programme auquel le gouvernement consacre dores et déjà 3,5  milliards de francs CFA.

Atsou Atcha, le porte-parole de la CSET s’est également prononcé sur le sujet 
« Nous avons pris acte de ce que le Premier ministre a dit tout à l’heure. Demain samedi, nous organisons les Assemblées générales pour rendre compte à nos mandants qui sont les camarades enseignants. Nous estimons qu’il y a un acquis, et c’est à ces AG qu’on connaîtra la position des enseignants ». 

L’adoption de ce statut va-t-elle mettre fin aux différentes grèves répétitives des enseignants ces dernières années au Togo ? La rentrée du 02 octobre sera-t-elle effective ? Oui à en croire le gouvernement, statuquo au niveau des responsables des syndicats qui s'en remettent à leurs bases.
Rien n’est donc moins sûr.

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