Enceinte : l'automédication à laquelle vous avez droit




Pendant la grossesse, on ne sait pas toujours quels médicaments sans ordonnance sont autorisés ou déconseillés. Certains, anodins en temps normal, peuvent être néfastes à votre futur bébé. Alors, comment soulager une douleur, un rhume ou des nausées en limitant les risques ? On fait le point.
La grossesse est difficilement compatible avec les médicaments, car ils peuvent s'avérer dangereux pour le fœtus (risques de malformations, de retard de croissance…). N'empêche, il est des situations où se soigner devient obligatoire. Dans tous les cas, ne prenez jamais de médicaments de votre propre initative, même ceux que vous avez l'habitude d'utiliser "en temps normal", sans avoir demandé l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.
Repérez aussi sur les boîtes de médicaments les pictogrammes qui signalent les médicaments dangereux pendant la grossesse : soit un panneau triangulaire de danger soit un panneau rond d'interdiction.

Soulager une douleur pendant la grossesse

Mal au dos, au cou, à la tête... Les douleurs peuvent être nombreuses.Les solutions :
  • L'antalgique qui présente le moins de risque pendant la grossesse reste le paracétamol (au plus 1 g quatre fois par jour).
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), notamment ceux vendus sans ordonnance comme le diclofénac, l'ibuprofène, le kétoprofène, sont déconseillés dès le début de la grossesse. Ils sont contre-indiqués à partir du 6e mois de grossesse. L'Agence nationale de sécurité du médicament alerte régulièrement (dernière mise en garde en janvier 2017) sur le risque d'atteintes rénales et cardio-pulmonaires pour le bébé, dès la première prise du médicament. Les comprimés et les forme injectables sont concernées par cette contre-indication, mais aussi les pommades, les gels, les suppositoires et les collyres.
  • L'aspirine, qui est aussi un AINS, dispose toutefois d'une semi-dérogation : elle reste déconseillée pendant toute la grossesse, mais son utilisation est possible pour une posologie inférieure à 100 mg par jour.
  • Astuce pour soulager un lumbago ou un torticolis : le patch chauffant (ThermaCare).

Soigner un rhume ou une toux pendant la grossesse

On peut être victime d’un virus respiratoire, à l’origine d’un rhume, d’une pharyngite ou d’une bronchite.
Les médicaments vasoconstricteurs qui débouchent le nez, qu'ils soient sous forme de comprimés (Actifed rhume, Dolirhume…) ou de pulvérisations orales, sont déconseillés, voire contre-indiqués pendant la grossesse.
Les médicaments antitussifs, dérivés de la codéine, sont également à éviter.
Les solutions : 
  • Le lavage de nez avec des produits à base d’eau de mer (Fluimer, Physiomer) ou d’eau de Luchon soufrée (RhinoTherm).
  • Y associer une goutte d’huile essentielle d’eucalyptus radié pour dégager le nez et une de ravintsara pour booster les défenses immunitaires. Toutefois, pas d'automédication sans avis du pharmacien : les huiles essentielles sont généralement à éviter chez la femme enceinte. Certaines peuvent être utilisées ponctuellement, toujours après avis médical.
  • Autre option : un comprimé homéopathique Coryzalia (Boiron) à sucer toutes les heures pour le rhume ou Mercurius solubilis pour le mal de gorge.

Les médicaments contre les maux digestifs pendant la grossesse

Nausées, régurgitations, transit paresseux sont fréquents.
Les solutions :
  • Les granules homéopathiques Sepia 9 CH (5 au matin et au coucher) apaisent les nausées matinales, Cocculus 9 CH (5 granules au coup par coup) celles qui s’accompagnent de vertiges ou de fatigue.
  • Contre les remontées acides, on peut prendre du bicarbonate seul : 1 c. à c. dans un verre d’eau, ou associé à un gélifiant (Gaviscon).
  • Contre la constipation, des médicaments à base de mucilages de lest (Normacol, Transilane ou Infibran), ou des laxatifs osmotiques (Sorbitol).
  • En cas de gastro avec diarrhées, seule l’argile est autorisée (Smecta).

Soulager les problèmes veineux pendant la grossesse

A cause de l’afflux d’hormones et des kilos de la grossesse, le retour veineux est ralenti.
La paroi des lacs veineux qui forment les hémorroïdes est plus fragile, et soumise à de plus fortes pressions.
Les solutions :
  • Pour faciliter les circulations veineuse et lymphatique, on choisit des crèmes ou des gels décongestionnants “à effet glaçon” (Rap Phyto gel d’Iprad) et/ou des gélules de vigne rouge ou de petit houx (Elusanes circulation, Naturactive).
  • Plus efficaces, les bas de compression “maternité” (Sigvaris ou Veinostim).
  • En cas de crise hémorroïdaire, crème mucoprotectrice et lubrifiante (Titanoréine). L’associer à une cure de veinotonique (Ginkor fort).

Soulager les troubles du sommeil pendant la grossesse

La grossesse rend irritable et, le dernier trimestre, le sommeil est difficile.
Les solutions :
  • Pas de somnifères, mais des antistress naturels, comme les protéines de lait (Sériane stress), les tisanes de camomille et/ou de tilleul, ou les huiles essentielles : une goutte de petit grain bigaradier et une d’ylang-ylang à appliquer sur le sternum et à l’intérieur des poignets dès que pointe l’angoisse.
  • Si le sommeil est fragmenté, les tisanes de valériane et l’huile essentielle de lavande vraie, à vaporiser sur l’oreiller, sont plus appropriées. 
  • source: santémagazine

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