Togo : Les gardes-frontières Togo-Ghana pour la protection des enfants migrants aux côtés de la Fondation TERRE DES HOMMES


La protection des enfants migrants le long du corridor Abidjan-Lagos CORAL est au centre d’un atelier régional de formation ouvert ce mercredi à Lomé. C’est une initiative de la Fondation TERRE DES HOMMES à l’endroit des gardes-frontières Togo-Ghana et autres acteurs communautaires.

Chaque année, des centaines de milliers d’enfants traversent les frontières à la recherche du mieux-être mettant ainsi en péril leur vie. 50 millions dans la sous-région ouest africaine selon les dernières estimations de l’UNICEF. Ces enfants sans défenses sont le plus souvent victimes de divers trafics et abus tout au long de leur périple de migration. Le constat est très alarmant. 

Pour réguler cette mobilité des mineurs, la Fondation TERRE DES HOMMES avec l’appui financier de l’Union Européenne et d’autres partenaires ENDA, Jeunesse-action, l’Association les Enfants et jeunes du Togo pour les droits des enfants et le Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs (MAEJT)  , a initié le Projet de protection des enfants migrants le long du corridor Abidjan-Lagos CORAL. Il s’agit d’un programme triennal (Avril 2017- Mars 2020) qui vise à réduire considérablement la vulnérabilité de ces enfants migrants tout en améliorant leur accès à des opportunités de développement et leur insertion socio-professionnelle. Le projet est mis en œuvre dans cinq (5) pays du Golfe de Guinée (Côté d'Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria) et cible les enfants non accompagnés qui migrent entre ces pays avec pour principale destination le Nigéria.

La mise en œuvre efficace de ce projet nécessite que les acteurs soient mieux outillés sur l’approche mobilité, accompagnement protecteur des enfants et le système institutionnel et communautaire de protection de l’enfant. Ce qui explique la présence des gardes-frontières Togo-Ghana (Policiers-gendarmes-douaniers) et acteurs communautaires pendant ces trois (03) jours que va durer cette session de renforcement de capacité. Ces acteurs sont appeler à travailler en synergie et en réseau pour une bonne coordination des activités afin de ratisser large dans l’identification et la gestion de ces enfants en déplacement.


Intervenant les actions à mettre en mouvement pour venir à bout de ce fléau qu’est la migration irrégulières des mineurs, le conseiller du ministre de la Sécurité e colonel Bamana Baragou présent à l’ouverture a tout d’abord souligné les efforts fournis par le Gouvernement togolais. « le Togo a adopté la loi du 3 août 2005 relative au trafic d'enfants au Togo, le code de l'enfant en 2017 et le nouveau code pénal en 2015 qui a abordé entre autres la traite des personnes » a-t-il rappeler.


Les études menées notamment par l’UNICEF ont montré que 80% des mouvements migratoires des enfants et jeunes s’expliquent par des raisons socio-économiques, culturelles et sécuritaires (violences familiales, misère, pauvreté, conflits armés, réchauffement climatique et 20% seulement pour des raisons d'études ou d’éducation. 

Selon le Chef de bureau pays de Terre des Hommes, Yawo Etsè " le projet CORAL s’inscrit dans le dynamique interne du programme migration de Terre des Hommes dans la zone Afrique de l’ouest et vient consolider les acquis du projet de protection des enfants migrants non accompagnés, mis en œuvre au Bénin, au Burkina-Faso, en Guinée, au Mali et au Togo de 2013 à 2016 toujours avec le soutien financier de l'Union européenne (UE) ".

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