Rapport EIPT-2017 : le Togo progresse dans la lutte contre le paludisme


Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLD) et l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) ont procédé ce jeudi 29 mars à l’Hôtel Mirambeau (Lomé), à la restitution officielle des résultats de l’enquête sur les indicateurs du paludisme au Togo (EIPT-2017). C’était lors d’un atelier qui a réuni acteurs de la santé, partenaires et professionnels des médias.

L’enquête sur les indicateurs du paludisme au Togo (EIPT-2017), premier du genre dans le pays, dont les résultats ont été rendu publics en ce jour, a été réalisée par l’INSEED sur la période allant du 18 septembre au 14 novembre 2017  sur toute l’étendue du territoire national et a concerné aussi bien les femmes âgées de 15 à 49 ans (les femmes enceintes surtout) que les enfants âgés de 06 à 59 mois. Au cours de la collecte des données, des prélèvements en vue de faire des tests d’anémie et le diagnostic rapide au paludisme sur les individus éligibles ont été effectués, de même que des gouttes épaisses et frottis minces. 

En effet, les résultats restitués révèlent que le Togo a fait du progrès dans la lutte contre le paludisme. Les statistiques rendues publics montrent que la majorité des ménages (85%) possèdent au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide, une augmentation de 20% par rapport aux années 2013 et 2014 où on a enregistré 65% tandis que le taux d’accessibilité caracole autour de 82%. Les résultats montrent également une augmentation de l’utilisation des moustiquaires imprégnés  chez les femmes enceintes (de 40% en 2013-2014 à 69% en 2017) et les enfants de moins de cinq ans (50% en 2013-2014 à 70% en 2017). En outre, plus d’enfants fébriles reçoivent le traitement recommandé pour le paludisme : une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine (CTA). On enregistre une augmentation allant de 50% en 2013-2014 à 76% en 2017 tandis qu’au niveau des femmes enceintes ayant reçu au moins deux doses de SP comme traitement préventif intermittent , la proportion a augmenté de 57% en 2013-2014 à 68% en 2017.

Malgré ces résultats encourageants enregistrés, l’EIPT-2017 fait ressortir des écarts dans la lutte contre le paludisme, des écarts que l’on ne doit pas occulter. Il en découle que 3 enfants de 6 à 59 mois sur 10 (28%) ont été testés positifs selon la microscopie, la prévalence du paludisme variant sensiblement d’une région à une autre (7% dans la grand agglomération de Lomé, 47% dans la région des Plateaux). Autre enseignement à retenir de cette restitution de résultats sur les indicateurs du paludisme au Togo (EIPT-2017), seulement 1 femme sur 5 a entendu ou vu un message sur le paludisme dans les six mois précédant l’enquête.

« EIPT-2017 a pour finalité d’arriver à mieux protéger les populations contre le paludisme en occurrence les femmes enceintes et les enfants car elle confirme la grande vulnérabilité des cibles », a souligné le représentant du Coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme avant d’appeler les acteurs à conjuguer davantage les efforts pour éliminer le paludisme d’ici 2030 comme l’a recommandé l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il faut souligner que l’INSEED a interviewé 5 000 ménages, 3 000 enfants de 6 à mois testés au cours de cette enquête réalisée avec l’appui technique de l’Institut national d’Hygiène et ICF, L’EIPT-2017 a été financée par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le tout sous la coordination du ministère togolais de la santé et de la protection civile. Les acteurs ont relevé que certaines zones ont été difficiles d’accès.

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