Togo/ Economie - Cri de détresse de la CCIT : l’économie togolaise est malade de la crise sociopolitique en cours dans le pays.


La crise sociopolitique dans laquelle s’est empêtré le Togo depuis le 19 août 2017 n’a pas fini parler d’elle. Mis à part les pertes en vies humaines  unanimement déplorées, c’est toute une économie qui se retrouve aujourd’hui emballée dans de sales draps. Une enquête portant sur « l’impact du climat sociopolitique sur les activités économiques » et réalisée par la chambre du commerce et d’industrie du Togo (CCIT) de décembre 2017 à janvier 2018, dont les résultats ont été restitués à la presse le jeudi 12 avril, corroborent cet état de morosité ambiante.

L’objectif visé par la CCIT en initiant cette enquête est de parvenir à  mesurer les enjeux économiques réels qui découlent de l’impasse dans laquelle s’enlise la crise togolaise et proposer aux protagonistes des pistes de solution afin de donner un bouffé d’air aux opérateurs économiques. Un échantillon de 912 entreprises réparties dans les cinq (05) régions du Togo a été interrogé et les résultats sont sans appel. Des activités économiques moribondes !
Quelques statistiques pour illustrer la gravité de l’heure : 656 entreprises ont déclaré la baisse de leur chiffre d’affaire d’au moins 50% au second semestre de 2017, ce qui représente un taux de 71,93% ; 82,77% considèrent les difficultés qu’elles éprouvent sont dues à la crise (61% à Lomé et 10,37% dans les Centrales) ; 74,34% déclarent traverser une mauvaise situation financière  contre 46% en juin 2017.
Cette triste réalité n’a pas laissé indifférent le Président de la CCIT Germain MEBA. Pour celui-ci, son institution est dans son rôle de questionner le monde politique de savoir si la crise actuelle demeurait telle quelle, qu’adviendrait-il du quotidien du togolais. Il a donc saisi cette occasion pour interpeler les acteurs politique sur la gravité de l’heure avant de les convier à un sursaut d’orgueil afin de trouver un accord par le biais du dialogue, ce qui permettra de décrisper la situation et contribuer à l’éclosion des investissements privés ; Car le secteur privé est créateur de richesse et pourvoyeur d’emplois. 

Il faut dire que le Patronat togolais s'est associé à cette séance de restitution des résultats relative l’impact du climat sociopolitique sur les activités économiques ». Ce dernier s'est fait représenté par son Vice-président Jean WOZUFIA

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