Togo : Revue du web du 13 juin 2018


La récente sortie de la cour constitutionnelle fait réagi plus d’un, la presse en ligne togolaise en parle également.
 
ICI LOME « Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson : « La Cour constitutionnelle sert les intérêts d’un homme ».

La réaction de la Coalition des 14 partis de l’opposition, dans la rue pour la révision du cadre électoral avant l’organisation de toute élection entre autres, ne s’est pas fait attendre à la suite de la publication du communiqué de la Cour constitutionnelle qui a appelé le gouvernement et la CENI à organiser les législatives dans le délai.

« La Cour constitutionnelle vient de donner la preuve qu’il faut déverrouiller les institutions de la République », a indiqué, à notre Rédaction, la Coordinatrice de la Coalition, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson. Pour cette dernière, il est dommage que la Cour prenne cette position au moment où la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est dans un processus pour sortir le Togo de cette crise.

24 HEURE INFO met à sa une « Togo : Le député François Kampatibe donne raison à la Cour Constitutionnelle »

Le communiqué de la Cour Constitutionnelle est  juste  un rappel. Lorsque les délais constitutionnels sont forclos et  il n’y a pas eu d’élections,  la Cour a  la latitude de dire quelque chose, ce qu’elle a fait.

Interrogé ce mercredi 13 juin par Nana Fm sur le communiqué de la Cour constitutionnelle relatif à l’organisation des élections législatives dans les délais légaux, le député François Kampatibe, et conseiller du président du parti ADDI (Opposition), estime que ‘l’institution est dans son rôle’.
‘La Cour Constitutionnelle fait son travail. Aux autres institutions, au gouvernement et à la classe politique de faire leur part aussi’, a-t-il indiqué avant de précisé qu’en 2012, ‘lorsqu’il s’agissait aussi d’un retard, la Cour constitutionnelle avait fait la même.

Comme l'a annoncé le chef de l'État, Faure Gnassingbé deux fois de suite (dans l'interview accordée à Jeune Afrique et dans son discours à la nation à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance), les togolais seront appelés aux urnes cette année dans le cadre des élections. S'agissant des législatives, les choses se précisent. La cour constitutionnelle met déjà la pression sur le gouvernement et la CENI pour qu'ils organisent ce scrutin avant fin 2018.

GAPOLA : « LA COUR CONSTITUTIONNELLES RÉCLAMENT LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES AVANT FIN 2018 »

C'est à travers un communiqué lu dans le journal de la télévision togolaise que l'information a été rendue publique.

"Le mandat des députés actuels ayant débuté le 20 août 2013, il prend fin le 19 août 2018. Par conséquent, les élections doivent avoir lieu dans la période du 20 juillet au 19 août 2018", indique le communiqué de la cour signé par son président Abdou Assouma. 

Par conséquent, la plus haute institution juridique du Togo annonce aux  candidats placés en tête de liste que conformément aux dispositions de l’article 221 du code électoral, qu'ils doivent déposer auprès de la CENI, une déclaration de candidature 35 jours au plus tard avant le scrutin.

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La coalition des 14 partis politiques de l’opposition ne semble pas être inquiétée par l’injonction faite ce mardi par voie de communiqué par la Cour constitutionnelle au gouvernement  et à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

A la coalition des 14, on pense que par cet appel lancé par la cour de voir les élections législatives organisées avant le 19 août prochain, les 9 juges sont en train de jouer le rôle qui leur est dévolu. Ce qui est regrettable, a lancé ce mercredi Dr Nangbadja Kampatibe, conseiller du président de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), c’est que la Cour constitutionnelle n’a pas su jouer pleinement son rôle.

Selon le député, la cour, juge de la constitutionnalité des lois, aurait dû aller plus loin en rappelant un élément important : l’article 52 de la constitution qui dispose que l’Assemblée nationale reste en place jusqu’à l’élection d’une nouvelle.

Autre chose reprochée à Aboudou Assouma et ses 8 collègues, c’est le fait de ne pas avoir fait cas ou de s’impliquer dans la crise politique qui secoue le Togo depuis le 19 août 2017, alors que c’est cette crise qui empêche le Togo d’aller aux élections.

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