Togo, l'Après 31 juillet : fin de la crise, statuquo ou un autre 19 août 2017 ?

Lentement mais surement l'on s'approche de la date fatidique du 31 juillet fixée par la CEDEAO pour rendre publique ses recommandations sur la crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis le 19 Août 2017. Mais  avant cette sortie très attendue par les togolais, les commentaires et prises de position fusent de partout, que ce soit dans les états major des partis politiques ou des organisations de la société civile. Le grand mystère qui demeure aujourd'hui dans le secret de Dieu ou des dieux se résume en une seule phrase : Que se passera t-il au Togo dans les minutes qui vont suivre l'officialisation de la feuille de route de l'institution sous régionale ouest africaine? 

Ils sont nombreux ces togolais à redouter ce qui va se passer dans les jours à venir. Ces derniers jours, l’on peut constater que cette psychose a envahi la capitale Lomé. En témoigne la froideur qui alourdi actuellement le quotidien de ces populations. Cette frénésie est en partie alimentée par les déclarations des protagonistes de cette crise, des prises de position qui ne rassurent pas.
Gilbert Bawara l’un des ténors du parti UNIR au pouvoir, dans un entretien exclusif accordé à nos confrères du site d’information togobreakingnews.info et publier le 22 juillet dernier, fait observer : « Dès le 1er août prochain, s’ouvrira un chapitre nouveau et chacun comprendra… ». 

Cette sortie du ministre de la fonction publique n’a pas laissé indifférents les membres de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Celle-ci accuse le pouvoir de "se faire passer pour un ange qu’il n’est pas". Cette réponse émane d’Antoine Folly. Pendant ce temps, le ministre de la sécurité et de la protection civile le Général YARK Damehane, par un communiqué de presse, interdit toutes manifestations publiques de rue allant de la période du 23 juillet au 1er août 2018. 

Cette décision du gouvernement n'est pas d'humeur à calmer l'ardeur de l'opposition dans sa conviction. Nathanaël OLYMPIO met en garde le pouvoir de Faure GNASSINGBE et appelle à une solidarité de la communauté de la CEDEAO pour dire non à un quatrième mandat du Chef de l'Etat togolais.

Au vu de l'échec du dialogue entre les acteurs politiques, c'est donc vers cette date du 31 juillet prochain que tous les regards sont tournés.


Aucun commentaire

Fourni par Blogger.