Les Médiateurs de la République de l'Espace UEMOA en Assemblée générale extraordinaire à Lomé

Afin de mener à bien leur mission de garant de la bonne gouvernance administrative, les Médiateurs de la République, réunis au sein de l'Association des médiateurs des pays membres de l'UEMOA (AMP-UEMOA), sont depuis ce mardi 26 février en Assemblée générale extraordinaire à Lomé. Ils auront à statuer sur les modalités légales d'exercice de leur fonction, dont l'indépendance est le premier trait caractéristique, et la protection de l'administré face aux dysfonctionnements ou abus des pouvoirs publics, le cheval de bataille surtout dans les pays où les juridictions administratives peinent à se tailler une place.

Au cours des deux jours que vont durer les travaux de cette Assemblée générale extraordinaire, les Médiateurs, venus du Niger, du Mali, du Sénégal, du Burkina-Faso, de la Côte d'Ivoire, du Bénin et du Togo, procéderont à la validation du plan d'action biennal du Président (conformément à l'article 8-2-1 alinéa 3 des status de de l'AMP-UEMOA qui, normalement devrait être fait à la 5ème Assemblée générale du 1er octobre 2018 à Ouagadougou) et le projet de la charte de l'institution du Médiateur de la République dans l'espace UEMOA, revoir les statuts et règlement intérieur.

Comme entité dument reconnue, le Médiateur de la République est appelé, dans ses prérogatives, à agir pour l'encrage de la démocratie, l'enracinement de l'Etat de droit, œuvrer pour la cohésion sociale, l'unité et la paix, bref être le protecteur du citoyen face aux pouvoir exorbitant de l'Etat ou de l'administration. 

" Le Médiateur, dans le cadre de sa mission, mesure le degré de la gouvernance administrative de chaque pays. Il est perçu comme un recours pour le citoyen et un conseiller pour l'administration", a souligné Awa Nana Daboya, Médiateur de la République du Togo, hôte de la présente Assemblée générale extraordinaire.

Elle a saisi l'occasion pour faire un état des lieux sur son mandat en cours depuis 2015.  " Actuellement, nous avons 240 requêtes qui nous sont adressées dont 40 ont déjà abouti. Nous sommes saisis sur des dossiers comme l'affaire des 700 agents de l'OTR, celle de la caisse des retraités du Togo et du CNSS, ou encore de l'OPAT, de la NSCT, de Air Afrique... Nous publiérons dans les jours à venir des rapports sur ces cas", a t-elle indiqué.

Une chose est claire, tant que l'administré ne revendique pas ses droits lorsqu’ils sont bafoués, le pouvoir public ne peut que s'en accommoder. Au Togo, le Médiateur de la République, institution constitutionnelle, ne dispose pas du droit de l'auto-saisine. Incongruité qu'il va falloir revoir selon Awa Nana Daboya.

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