Togo : Le GF2D veut faire des hommes des alliés stratégiques dans l’atteinte de l’équité genre


Eradiquer complètement la violence et l’inégalité basée sur le genre, telle est la mission primordiale que s’est assignée le Groupe de réflexion Femmes, démocratie et développement (GF2D) depuis plus de 25 ans. Pour y parvenir, cette dernière compte s'engager sur de nouvelles approches plus participatives, axées sur l’implication  active et efficiente des hommes et des garçons.  Les acteurs concernés par ce combat valident depuis ce mardi un arsenal de politiques et programmes en matière de santé sexuelle et reproductive fondée sur les droits (SSRD) et la lutte contre les violences basées sur le genre au Togo.

Cette rencontre d’analyses et de restitution des résultats s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet pilote intitulé « Implication des hommes et des garçons dans les politiques et programmes en matière de santé sexuelle et reproductive fondée sur les droits (SSRD) et la lutte contre les violences basées sur le genre au Togo ». L’objectif de ce projet est de faire des hommes et des garçons de véritables agents de changement dans l’atteinte de l’équité genre. Cette approche se retrouve à l’Agenda 2030 (ODD 5 Cible 5.6) et celui 2063 de l’Union Africaine.

«  Il est vrai que les hommes et les garçons jouent un rôle prépondérant dans nos sociétés en matières des culturelles, il est capital de les impliquer en tant que agents transformateurs de ces normes sociétales pour un meilleur résultat sur le terrain », a souligné Mme Noussoessi  Aguey Michelle, Secrétaire Général du GF2D en marge de la cérémonie officielle d’ouverture de l’atelier au quel a pris part le Directeur régional de l’action sociale, Mr Agbagnon Adjéoda, représentant son ministre de tutelle.

Le Togo a fait beaucoup d’effort en matière de lutte contre les stigmatisations faites aux femmes et jeunes filles, en témoigne la mise en place d’un dispositif normatif aussi bien sur le plan national qu’international, notamment la politique nationale pour l’équité et l’égalité de genre au Togo (PNEEG) adoptée en 2011 la convention pour l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard de la femme (CEDEF) en 1983 et le Protocole de additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique en 2005, la SCAPE et aujourd’hui le Programme national de développement et politiques sectorielles.

Selon Raphael Cazarin, sociologue et consultant, l’étude révèle que les mots « femme » et « jeunes filles » sont 3 fois utilisés plus que ceux « hommes » et « garçon » même si les pratiques semblent bien évoluées. 

Pour rappel, ce projet pilote se réalise avec le concours de l’IAMANEH Suisse.

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