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Togo / Erosion côtière : Où en est-on avec le projet WACA ResIP ?

Les côtes togolaises sont, depuis de nombreuses années, victimes de l’érosion et des inondations côtières liées aux phénomène de changements climatiques. Pour pallier à ces dangers environnementaux, le Projet d’Investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP) a été mis en place. L’état d’avancement de ce Projet fait l'objet d’un atelier de deux jours ouvert mardi 12 février à Lomé.

D’une durée de 5 ans (2018-2023), le projet, ciblant 18 km sur le littoral togolais, a pour objectif, le renforcement de la résilience de ces populations et la lutte contre pauvreté à travers les Activités Génératrices de Revenus (AGR). Ce projet sous régional a pour priorité, la sécurité et la stabilité des communautés et infrastructures côtières. 

D'un coût total de 31 milliards F CFA, ce projet  est en partie financé par la Banque Mondiale, il connait aussi la participation de l’Etat togolais à hauteur de 3 milliards F CFA. Le projet WACA ResIP, est aussi financé par des partenaires tels que FIDA,  le Fonds mondial pour l’environnement,

Six pays à savoir le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, São Tomé et Principe, le Sénégal et le Togo sont concernés par WACA ResIP.

Participent à cet atelier  une centaine d'acteurs environnementaux et partenaires (maires d’Aného et de Lomé, des autorités traditionnelles, des représentants des organisations de la société civile et du monde académique, des responsables de commissions préfectorales de développement durable de la région maritime, des responsables de services gouvernementaux et le ministère de l’Environnement, du développement durable et de la protection de la nature, la Représentation résidente de la Banque mondiale au Togo.

Il s’agira selon le coordonnateur national de WACA ResIP au Togo, Tchambi Bakatinbe, de présenter aux participants, entre autres, l’état d’avancement des activités communautaires, des passations de marchés et la gestion financière liée au projet.

La mise en place de la plateforme WACA est perçue comme cadre fédérateur de dialogue politique et de plaidoyer pour la mobilisation de l’expertise et des ressources financières en vue de mieux s’attaquer aux facteurs techniques, économiques et institutionnels afin de renforcer la gouvernance régionale et nationale dans les pays ciblés et améliorer leur base de connaissances sur l’érosion côtière, les inondations et d’autres risques liés aux changements climatiques le long des côtes.

L’assistance technique de la Banque Mondiale au projet WACA ResIP a permis en autres, de faire une évaluation quantitative préliminaire des stocks et mouvements sédimentaires ; d’évaluer le coût de la dégradation de l’environnement côtier, des risques et de conduire une analyse des coûts/bénéfices ; d’engager les parties prenantes, développer des connaissances, communiquer sur la gestion de la zone côtière en Afrique de l’Ouest et analyser les politiques économiques et enfin d’élaborer le plan d’investissement multisectoriel dans la zone côtière. 

Le WACA-ResIP va non seulement contribuer à mieux lutter contre l’érosion et les inondations côtières ainsi que la pollution, mais il aidera aussi à gérer durablement les terres, protéger la diversité, lutter contre le changement climatique, restaurer les écosystèmes dégradés dans la région maritime à travers des activités communautaires, tout en améliorant l’observatoire de la zone côtière togolaise.

Également présent à l’atelier, le ministre de l’Environnement, David Wonou Oladokoun, a salué le mécanisme mis en place dans une logique synergique impliquant tous les acteurs (organisations de la société civile, commissions préfectorales de développement durable de la région maritime, services gouvernementaux, populations ...). " Le projet WACA ResIP cadre avec le Programme National de Développement (PND) en favorisant le développement de l’économie bleue au Togo à travers trois axes (hub logistique d’excellence, d’exploitation rationnelle et judicieuse des ressources naturelles marines et aquatiques ainsi que la gouvernance des espaces et de l’environnement et pour le développement des ressources humaines de qualité) ", a-t-il soutenu.


Jacques LEMOU

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