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1 février 2019

Togo : Le journaliste au service de la lutte contre la corruption et les infractions assimilées


La corruption, un cancer pour le  développement durable et  l’Etat de droit, un acte incivique, une menace pour la stabilité et la sécurité de toute société humaine. Malheureusement, le Togo notre pays n’échappe pas à cette  réalité macabre. Pour venir à bout de ce fléau aussi vieux que le monde, la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) a jugé bon de mettre à contribution un ensemble d’acteurs dont les professionnels des médias.  Plus de 150 d’entre eux ont été instruits  ce vendredi à Lomé lors d’un séminaire autour du thème : «  Participation citoyenne à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées ».
 
L’information, l’éducation et l’éveil des consciences  sont des instruments traditionnels efficaces et des armes redoutables à la disposition du journaliste dans l’exercice de profession, et dont il doit faire usage dans la double mission de prévention et de répression contre la corruption. C’est en substance l’objectif de cette troisième phase de la campagne nationale de sensibilisation, dans la commune de Lomé, axée sur cinq communications à savoir :
  • La présentation de la  Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées ;
  • La problématique de la corruption dans les médias au Togo ;
  • Le Protocole de la CEDEAO et des conventions des Nations Unies et de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ;
  • La répression des actes de corruption et des infractions assimilées dans le nouveau code pénal togolais ;
  • Le cadre administratif, législatif et institutionnel de l’exercice de la liberté de presse et de la communication, le droit d’accès à l’information et à la documentation publique.
Wiyao Essohana, le Président de HAPLUCIA, a émis le vœu de voir les journalistes togolais fouiller et révéler et dénoncer les actes ou cas de corruption avérés. « En ce qui concerne notre mission de répression des actes de corruption et infractions assimilées, nous militons vivement en faveur de l’émergence d’un véritable journalisme d’investigation dans notre pays », a-t-il mentionné en marge de cette rencontre.

Depuis les années 2000, le Togo œuvre inlassablement pour arriver à l’objectif « Tolérance zéro » à l’égard des actes de corruption à tous les niveaux. Comme preuve de cette détermination, le pays s’est doté d’un arsenal juridique national et international à l’instar de la loi N° 2015-016 du 06 juillet 2007 relative à la lutte contre le blanchiment d’argent. En 2001, le pays a adhéré au Protocole A/P3/12/01 de Dakar adopté par les Etats de la CEDEAO le 21 décembre 2001. A ceci, s’ajoutent la Convention de l’Union Africaine à Maputo le 11 juillet 2003 et la Convention des Nations-Unies contre la Corruption adoptée à New York le 31 octobre 2003.

Présidant officiellement l’ouverture de cet atelier, le nouveau Ministre de la communication, des sports et de l’éducation à la citoyenneté eu au civisme, Foli-Bazi Katari a relevé que la presse a à jouer un rôle significatif dans le combat sans merci contre la corruption.
« La corruption est une véritable plaie de l’humanité qui contient les germes de l’autodestruction de notre société, raison pour laquelle le Premier ministre a pris soin de l’inscrire à son agenda de politique générale du gouvernement rendu public devant les députés le 25 janvier dernier. C’est donc à juste titre que nous apportons notre entier soutien à cette campagne organisé par HAPLUCIA. », a-t-il déclaré.

Notons que dans beaucoup de pays, les journalistes sont menacés et assassinés pour leur contribution dans la lutte contre la corruption. Le dernier journaliste à payer ce lourd tribut est Ahmed Hussein, du Ghana, abattu sauvagement le 16 janvier dernier.

Au total, 7500 personnes issues de toutes les couches socioéconomiques et professionnelles (secteurs public et privé, les organisations gouvernementales et la société civile) dans tous les chefs-lieux de préfectures et de régions sont concernées par cette campagne nationale de sensibilisation contre la corruption et les infractions assimilées. Le budget global de ce programme s’évalue à 50.500.000FCFA et est financé par la Délégation de l’Union européenne, via le Programme d’appui au secteur de la justice (PASJ). La commune de Lomé seule abritera une série de 10 ateliers.
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