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La Justice et les pouvoirs en Afrique

« Médecins après la mort », voilà à quoi ressemblent les institutions judiciaires en Afrique. « Complaisantes » avec les régimes lorsqu'ils piétinent les droits de leur peuple pendant qu’ils sont au pouvoir, « professionnelles et à vitesse V » par contre à leurs chute à la suite  d’un coup d’Etat ou  d’une révolution populaire, où, et les présumés dictateurs déchus et leurs entourages entrent dans le collimateur de la justice. L’actualité très récente nous en dit plus. Le Soudan avec Omar el-Béchir, et l’Algérie avec Abdelaziz Bouteflika, Robert Mugabé avec le Zimbabwe, en savent quelque chose. Justice à deux visages ou insolence tout court ? La question reste ouverte.
 
Ces derniers jours, une polémique alimente les débats au Togo autour d’un fameux article 75 révisé de la constitution, qui, semble-t-il, accorderait une immunité à vie au Président de la République. Elle, cette révision bien sûr, est intervenue la semaine dernière à l’Assemblée nationale avec un vote à l’unanimité des 91 députés de la 6ème législature issue des législatives du 20 décembre 2018. 

Le nouvel article 75 stipule que " les anciens Présidents de la République sont, de plein droit, membres à vie du Sénat. Ils ne peuvent être ni poursuivis, ni arrêtés, ni détenus, ni jugés pour les actes posés pendant leurs mandats présidentiels ". Mais Plus loin il y a l’article 127 qui précise que : “La Haute Cour de Justice est la seule juridiction compétente pour connaître des infractions commises par le Président de la République et les anciens Présidents de la République. La responsabilité politique du Président de la République n’est engagée qu’en cas de haute trahison.”

Au lieu de laisser chacun faire son opinion, nos juridictions ou magistrats feraient mieux d’éclairer le citoyen sur le sujet pour faire taire tout débordement ou dérapage.

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