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Togo : Le ministre Yark fait la lumière sur la prétendue disparition des nommés ADZI Atsu et ADZI Koku Messan


Le ministre en charge de la sécurité et de la protection civil, le Général de brigade Yark Damehame, sort de son silence et donne des éléments d'informations sur l'affaire dite des allégations de disparition des sieurs ADZI Atsu et ADZI Koku Messan le 19 octobre 2017, qui impliquerait des éléments des forces de l'ordre et de sécurité. Il ressort des enquêtes, selon le ministre : décès pour le premier depuis le 03 janvier 2014 suite à une courte maladie et l'autre toujours vivant et se trouve à Lomé. Bref, ces allégations ne sont que des montages de toutes pièces du sieur ADZI Koku Messan.

Selon les faits qui remontent au 19 octobre 2017, les sieurs ADZI Atsu et ADZI Koku Messan seraient arrivés à Lomé en provenance de Tsévié pour vendre de la boisson locale "Sodabi". Au moment de retourner à Tsévié, ils étaient accompagnés par trois (03) de leurs frères. Arrivés au niveau de l'Eglise catholique de Bè-Kpota, 2 véhicules des forces dont l'une immatriculé PN 0482 se seraient précipités sur eux. trois d'entre eux on réussi à s'échapper. Quant aux sieurs ADZI Atsu et ADZI Koku Messan, ils auraient été arrêtés de manière violente, battus et à bout de souffle. ils auraient été embarqués dans le véhicule PN 0482 tan disque leur moto (TG 3336 AO) embarquée dans l'autre véhicule de la police sans autres informations. Les représentants des présumés disparus ont ainsi requis des informations auprès des forces de sécurité, des hôpitaux et des prisons de Tsévié et Lomé sans réponse favorables.

En suite, la CNDH, le secrétariat d'Etat chargé des droits de l'homme d'alors, le ministère chargé des affaires étrangères et le comité des disparitions forcées du haut commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies ont été saisis du dossier.

Cette sortie médiatique du ministre hier répond donc aux sollicitations de ces institutions pour faire la lumière sur les allégations qui pointent du doigt les force de l'ordre et de sécurité, les accusant d'enlèvement forcé.

Ainsi, selon le ministre Yark Damehame, les enquêtes révèlent que :
  • le véhicule cité PN 0482 n'a jamais manœuvré dans le secteur indiqué, selon l'ordre d'opération, comme étant le lieu où les 2 frères auraient été enlevés.
  • le nommé ADZI Atsu est décédé le 03 janvier 2014 suite à une courte maladie, ce qui contredit les allégations de sa disparition. Fait confirmé par différentes déclarations dans le canton de GAPE y compris l'oncle du défunt. Un transfert sur le cimetière a été effectué où se situe la tombe comportant le nom et la date de décès.
  • le sieur ADZI Koku Messan est bien vivant et se trouve à Lomé et va par moment saluer la famille à GAPE. Son oncle paternel s'étonne de la déclaration selon laquelle il serait disparu
  • les recherches ont permi de remonter au vrai propriétaire de la moto Sanya TG-3336 AO, au nom de FADEGNON Komi né le 02 septembre 1978 à Tsévié et demeurant au quartier BKS, TEL 90 27 49 91, moto vendu et mise en morceau compte tenu de son état complétement usé.
En définitive selon le ministre, après le décès de ADZI Atsu, son frère ADZI Koku Messan est allé récupérer les pièces d'identité du défunt et celles de ces enfants en leur faisant croire qu'il veut obtenir auprès de l'Administration des secours en faveur des veuves et des orphelins. Dans le même temps, 3 motos du défunt ont été emportées par ce dernier vers Lomé. 

ADZI Atsu, qui avait entre temps changé d'identité (désormais nommé AMEGAH Kokouvi) a été interpelé le 29 juin 2019 à Lomé. Il reconnait avoir monté cette histoire de toutes pièces afin de pouvoir obtenir des avantages auprès de l'Administration togolaise et des institutions internationales. Son complice DIHINTO Koffi, également arrêté, reconnait les faits et déclare qu'il a envoyé les lettres contenant des allégations mensongères avec les conseils du parti politique Alliance nationale pour le changement (ANC) au CACIT, à la CNDH et à la LTDH.

Notons que cette conférence de presse à servi d'occasion pour faire le bilan sécuritaire du premier semestre 2019 au Togo

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