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6 décembre 2019

Le Togo à la recherche des pistes de solutions au phénomène de la vindicte populaire.

Avec 115 cas de décès en 2018 et 56 au 1er semestre 2019, le vindicte populaire est un phénomène social en vogue au Togo, instaurant ainsi un climat d'insécurité  et de terreur au sein de la paisible population malgré les efforts du gouvernement. Face à ce constat, seul l'éradication de ce mal permettra  de restaurer l'autorité de l'Etat. Résolument engagés à atteindre cet objectif, plusieurs acteurs, mobilisés sur le terrain, se sont réunis ce vendredi 06 décembre 2019 dans le cadre d'un forum national de réflexion et d'échanges sur la question. 

 La vindicte populaire au Togo est le fait qu'une personne ou un groupe individus décide de se faire justice soi-même en frappant, brulant voir tuer la personne soupçonnée de vol, de sorcellerie et parfois d'accident de circulation.

Ont pris part à ce forum 80 participants composés des membres de la plate-forme multi acteurs regroupant les ministères en charge des droits de l'homme, de la sécurité de la justice, les membres des organisations de la société civiles notamment celles qui luttent pour la défense des droit de l'homme, les chefs traditionnels et religieux, les conducteurs de taxi-moto, les journalistes...

Au cours de cette assise d'une journée, les travaux se sont dérouler en deux étapes. La première, consacrée à des communications autour des thématiques suivantes :
- Vindicte populaire, une négation du droit à la justice
-Rôle des forces de l'ordre et de sécurité dans la lutte contre la vindicte populaire
- Vindicte populaire : défis et actions.

La seconde partie de la rencontre a connu des travaux pratique de groupes.

Dans son adresse lors de la cérémonie d'ouverture du forum,  Directeur du cabinet du ministre en charge des droits de l'homme Blaise Narthey Mensah, représentant son ministre de tutelle, est revenu largement sur les efforts et actions menés par le gouvernement togolais,  traduisant ainsi sa volonté de venir à bout du phénomène et protéger la vie de ses citoyens tel que prévu par l'article 3 de Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH) et l'article 13 de la constitution.

" Depuis 2009, le Togo a adopté une loi qui a aboli la peine de mort, adhésion le 10 juillet 2015 au 2ème Protocole facultatif du Pacte international relatif au droits politique8 mai 2019 interdiction de la peine de mort, de la prison à vie et à perpétuité consacrée par la révision constitutionnelle; la mise en place de la police de proximité depuis 2015. Cette assise permettre de réfléchir sur d'autres pistes de solutions incluant de nouvelles cible comme les conducteurs de motos qui sont dans la plupart des cas impliqués dans ce phénomène", a-t-il indiqué.

Ce forum a reçu le soutien de l'Union Européenne par le biais du Pro-CEMA. Présente à l'ouverture des travaux, Mme Martha Palma, chargée de programme, représentante la cheffe de délégation de l'UE au Togo a exhorté les acteurs à conjuguer leurs efforts pour éradiquer la vindicte populaires des pratiques au Togo. Elle a rassuré que son institution sera toujours disposée à accompagner le Togo en ce qui concerne le respect et la protection des droits de l'homme.

Une déclaration finale a mis un terme aux travaux.
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