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14 décembre 2019

Togo : Le Ministre Christian TRIMUA a fait l’état des lieux de la situation des droits de l’homme en 2019.


Comment se portent les droits de l’homme ces 12 derniers mois au Togo ? C’est pour répondre à cette question d’actualité que le ministre des droits de l’homme et des relations avec les institutions de la République, Christian TRIMUA, a échangé ce vendredi 13 décembre avec les acteurs des médias et les organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) à Lomé. Il s’est prêté à l’exercice de présentation de bilan sur la question, comme l’avait fait 24 heures plus tôt son collègue de la sécurité Yark Damehame. On note dans les grandes lignes que le Togo a réalisé un progrès sensible bien que beaucoup reste à faire.

Cette rencontre d’échange réalisée en partenariat avec le Pro-CEMA,  avait pour finalité de renforcer la collaboration entre acteurs, partager avec eux les avancées obtenues, rechercher les voies et moyens pour faire faces aux défis et envisager les perspectives  en matière de la promotion des droits de l’homme au Togo.

En effet, le ministre Christian TRIMUA a centré son intervention sur 3 axes clés :

Les progrès obtenus

Dans sa présentation, le ministre a relevé les efforts du gouvernement en termes de lutte contre l’impunité des auteurs présumés de violations des droits de l’homme lors des manifestations publiques.  Sur ce plan selon Mr TRIMUA, il y a eu renforcement des sanctions (nouveau code pénal et nouveau code de justice militaire) en cas de manquement d’un agent de force de l’ordre et de sécurité. Il y a donc eu des enquêtes et poursuites des présumés auteurs d’écart de comportement constaté.  24 agents déférés en justice entre 2013 et 2018.

En ce qui concerne la lute contre la torture et autres peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants,  le ministre a souligné que lors de la présentation du 3ème rapport périodique sur la mise en œuvre de la convention contre la torture, le comité a relevé les avancées enregistrées par le Togo. Comme exemple, l’adoption du nouveau code pénal qui définit et réprime le crime de torture, les bons résultats obtenus dans la lutte contre les mutilations génitales féminines et la traite des personnes, la réforme de la CNDH,…

Autres avancées, la formation périodique des forces de défense et de sécurité sur la question des droits de l’homme, amélioration des conditions de détention (lancement d’un registre de garde à vue uniformisé et standardisé, grâce présidentielle accordée à 454 détenus de droit commun, organisation des audiences extraordinaires chaque année dans les prisons), collaboration entre gouvernement et défenseurs des droits de l’homme, loi sur la protection des défenseurs de droits de l’homme en cours d’adoption.

Il  a également mentionné l’évolution du cadre d’exercice des manifestations publiques avec la modification de la loi du 16 mai 2011, la lutte contre la corruption avec la création de la HAPLUCIA et la mise à disposition du public d’un numéro vert (1014) pour dénoncer les cas,  progrès en matière d’accès à la justice (création de 4 maisons de justice….)

Perspectives.

Le ministre a émis le vœu d’une reprise dès janvier 2020 de l’allocation de départ à la retraite, construction de 2 nouvelles maisons de retraites, renforcement du droit à un environnement sain…

Défis

Professionnalisation et dépolitisation des OSC opérant sur le terrain des droits de l’homme, dialogue permanent entre acteurs, intégration de l’ABDH dans les politiques, programmes et projets…
Par ailleurs, saisissant l’opportunité, le ministère a lancé le projet de diffusion de supports de communication de masse sur la promotion des droits de l’homme et la citoyenneté. En effet, la culture de la paix et la construction de la cohésion nationale sont une œuvre de longue haleine qui ne peut se faire qu’à travers l’éducation.  A cet effet, le rôle des médias dans le processus de formation et d’éducation des populations est crucial. 

Pour ce faire 29 médias, dont 15 radios, 8 presses en ligne, 5 presses écrites et une télévision, ont été sélectionnés (à travers un contrat signé sur place) pour accompagner le ministère et son partenaire le PNUD dans cette mission. Pendant deux mois (du 15 décembre 2019 au 15 février 2020), ces médias partenaires vont diffuser les supports  produits, en français  et en onze langues locales,  par le ministère et mis à leur disposition, surtout que le Togo est dans une période sensible de l’élection présidentielle de 2020.
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