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18 janvier 2020

Lutte contre les faux médicaments / Pour Faure Gnassingbé : " II y a urgence, l'Afrique doit s'engager dans la lutte contre ces pratiques mortifères ".

Chaque année, plus de 900.000 personnes dont 500.000 enfants, la plus part  en Afrique sub-saharienne,  meurent des suites de l'utilisation des médicaments de mauvaise qualité. C'est donc pour endiguer ce fléau à travers une synergie d’actions internationale que les Chefs d'Etats et de gouvernement se sont réunis ce samedi 18 janvier à Lomé lors d'un sommet inédit autour de leur homologue du Togo Faure Gnassingbé. Ils entendent ainsi déclarer la guerre contre le trafic et la consommation de faux médicaments sur le continent et dans le monde. 

Le phénomène n'est pas qu'africain, en effet, 126 pays dans le monde sont touchés par le trafic et la consommation des faux médicaments. Et selon les statistiques de l'OMS, 42% de ces produits saisis ont été découverts en Afrique.

Ce sommet de Lomé est parrainé par la Fondation de Brazzaville conduite par son président d’honneur,le prince Michael de Kent. La Fondation  estime qu’il est possible d’inverser la tendance à condition d’une mobilisation et d’une prise de conscience des Etats et de leurs dirigeants.

Aux côtés de ses pairs du Sénégal Macky Sall et Yoweri Museveni de l’Ouganda, le président de la république togolaise Faure Essozimna Gnassingbé.

Selon Faure Gnassingbé, la rencontre de ce jour tire son origine de la célébration des 5 ans de la déclaration de Brazzaville il y a de cela 3 ans, à l'initiative du Président du Congo, Denis Sassou-Nguesso. Ce phénomène est une question de santé et de sécurité publique pour les Etats africains, a-t-il indiqué.

" Ce qui se joue aujourd'hui concerne directement les peules du monde particulièrement ceux d'Afrique. Nous menons ici un combat pour la santé, le bien-être de tous, l'accès à des soins de qualité à des qualités abordables. Cette réunion va constituer un point de départ où nous allons engager nos pays respectifs dans une initiative sans précédent : lancer une lutte résolue et efficace contre les médicaments falsifiés. L'Afrique doit prendre en main son destin et s'engager dans la lutte contre ces pratiques mortifères ", a martelé Faure Gnassingbé.

Ce danger, poursuit-il,  n’est pas simplement une menace mais une réalité à laquelle les peuples africains sont tout particulièrement confrontés chaque jour.

« II y a urgence car ce trafic international, dirigé par des organisations criminelles, se développe de façon exponentielle. Qu’on en juge : de 75 milliards de dollars US en 2010, le chiffre d’affaires du trafic des produits médicaux falsifiés est évalué â 200 milliards de dollars en 2014, presque le triple en quatre ans. Les bénéfices tirés de ce trafic sont supérieurs à celui de la drogue ou des armes. À cette rentabilité financière sans équivalent s’ajoute un risque très faible et une quasi-impunité ».

A l'issu des travaux une déclaration politique a été signée. Il est prévu les mois à venir, la signature d'un accord cadre et une feuille de route qui garantira la réalisation effective de cet engagement pris à Lomé au cours de ce sommet. La ligne de conduite à suivre est d'arriver à criminaliser ces actes.
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