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11 janvier 2020

Togo : Non au travail forcé des enfants, une action majeure en faveur de la protection des droits de l'homme

Le travail des enfants et ses pires formes constitue une violations des droits fondamentaux de l’homme et freine le développement des enfants, ce qui peut entraîner des lésions physiques ou psychologique à vie. Conscient de la gravité de cette situation, le gouvernement togolais, avec l'aide des partenaires, a entrepris des actions de l'ordre institutionnelle et pratiques sur le terrain pour enrayer le phénomène.

En novembre 2013, un Rapport de pays de l'UNICEF intitulé " TOGO Comprendre le travail des enfants et l’emploi des jeunes", indique qu’environ 44% des enfants togolais âgés entre 5 et 14 ans travaillent. Parallèlement, une grande partie des jeunes travailleurs togolais âgés entre 15 et 24 ans restent concentrés dans des activités à faible productivité, non rémunérées qui le laissent incapable de sortir de la pauvreté. Les conséquences du travail des enfants et des difficultés de l’emploi des jeunes sont bien renseignées: les deux peuvent conduire à la vulnérabilité et à la marginalisation sociale et peuvent nuire de manière permanente aux potentiels productifs d’un individu et par ce biais influencer ses schémas d’emploi et de rémunération sur l’ensemble de sa vie.

Pour éradiquer ce fléau, le Togo a aboli toutes formes de travail forcé à travers une loi votée par le parlement : LOI N°2006- PORTANT CODE DU TRAVAIL. Cette loi interdit aussi les formes de travail obligatoire. Le législateur a prévu en cas de violations de cette disposition des sanctions. Pour ces violations, les peines encourues sont de 10 ou 20 ans de prison. La loi interdit aussi que les enfants de moins de 15 ans soient forces à cette pratique ou les enfants de moins de 18 ans au travail de nuit.

Alors le rapport de l'UNICEF indique entre autre :

Construire les capacités nationales pour s’attaquer au travail des enfants et au problème de l’emploi des jeunes 

Renforcer les capacités institutionnelles à tous les niveaux du Gouvernement est nécessaire pour continuer les progrès vers les objectifs de réduction du travail des enfants et d’emploi des jeunes. Le Gouvernement a établi des bases politiques solides pour s’attaquer au travail des enfants et au problème de l’emploi des jeunes. En effet, le développement du capital humain et social occupe une place prioritaire dans l’orientation politique du Gouvernement comme défini dans sa stratégie de développement SCAPE (2013-2017). 

 Des politiques sectorielles dans le secteur de l’éducation, de la protection sociale et de la protection de l’enfant ainsi que un plan national de lutte contre le travail des enfant sont été adoptés ou sont actuellement en cours d’élaboration par le Gouvernement.Ces politiques sectorielles sont assorties d’une série de plan d’actions qui permettent de les rendre opérationnelles. Toutefois ces cadres politiques sont peu susceptibles d’être appliqués de manière efficace en raison des contraintes de capacité nationale.

.Renforcement des compétences de collecte et analyse d’informations et planification.Les institutions ont besoin d’être renforcées dans nombreux domaines dont la conception des politiques et de programmes relatifs au travail des enfants et à l’emploi des jeunes et leur intégration dans le plan de développement global du pays. Pour assurer une planification des programmes qui répond aux besoins nationaux il est impératif d’avoir des indicateurs sur le travail des enfants et l’emploi des jeunes régulièrement mis à jours et accessibles à tous les acteurs impliqués. 

Actuellement la problématique du travail des enfants n’est pas systématiquement intégrée dans toutes les enquêtes organisées par la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité nationale (DGSCN). 

Afin d’avoir une base de donnés fiable et une mise à jour régulière il est envisageable d’intégrer dans l’annuaire statistique de la DGSCN un volet sur le travail des enfants et renforcer les capacités de la DGSCN, des centres de recherches et des universités sur les méthodologies, techniques et outils de collecte et de traitement de données sur le travail des enfants

Pour que les bases de donnés soient exploitées afin de permettre un suivi et une planification des politiques et programmes nationaux il est nécessaire d’établir des liens de partenariat entre la DGSCN et les centres de recherches et universités nationales capables de conduire des analyses approfondies à partir des données collectés.
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