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10 février 2020

Togo / Projet THIMO : Un bénéficiaire témoigne de son aventure

Ama Fakpa est couturière de 31 ans et mère de 2 enfants dans le village de Hétsiavi, canton de Zafi dans la préfecture de Yoto. Depuis huit (8) ans, elle n’avait jamais eu les moyens d’ouvrir son atelier pour exercer son métier. C’est avec le projet d’opportunités d’Emploi pour les jeunes vulnérables (EJV) qu’elle a pu accéder à ce vœu très cher.

En effet, en 2018, à l’annonce de l’enrôlement des jeunes des zones pauvres du Togo par le projet EJV, elle s’est faite enrôler, et a réussi à passer la phase de la sélection aléatoire des bénéficiaires du projet. Elle a donc suivi le processus d’accompagnement prescrit par le projet en participant successivement aux Travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO) dans le cadre de sa composante « volontariat communautaire », et aux formations en développement d’affaires et à la citoyenneté.

A travers un coaching spécifique du projet, elle a élaboré son plan d’affaires qui a reçu l’approbation de l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) qui assure l’exécution du projet. Grâce au revenu des THIMO, elle a constitué une épargne qui a atteint le seuil prescrit par le projet pour bénéficier de la subvention prévue pour les meilleurs jeunes.

Pour avoir suivi avec succès ce parcours, Ama s’est vue octroyer, en plus de son épargne, une subvention de soixante mille (60.000) francs CFA à travers la composante « appui aux activités génératrices de revenus – AGR » dudit projet. Son histoire reste l’une des premières réussites de ce projet, à en croire son témoignage. 

« Avant de faire le volontariat communautaire, je travaillais à la maison. Mais, je n’avais pas beaucoup de clients. Ne venaient commander que ceux que je connaissais déjà, ou qui me connaissaient. Et souvent, c’est pour de petites retouches sur leurs vieux habits. C’était très difficile à la maison parce que je ne pouvais pas assurer toutes les dépenses de mes deux enfants. Il faut les envoyer à l’école, il faut leur donner à manger, les soigner. Or, étant seule à m’occuper d’eux, mon travail ne générait pas assez de revenus pour tout ça.

_C’est pourquoi, quand j’ai entendu les annonces du projet EJV à la radio, je me suis lancée ; et grâce à Dieu, j’ai été retenue. J’ai fait tout ce qu’on a demandé de faire. Dans notre village, j’ai participé à l’aménagement de la piste Zafi à Kouvé dans le Yoto. J’ai également suivi plusieurs formations. Pendant les travaux, on nous payait 15000 francs CFA chaque 10 jours. Avec ce revenu, j’ai commencé par souffler un peu, mais je n’ai pas tout dépensé. J’ai épargné une partie sur le compte que le projet m’a aidé à ouvrir. Avec mon épargne et l’aide supplémentaire que j’ai reçue du projet à la fin de mon volontariat, j’ai acquis les machines qui me manquaient, et j’ai aménagé un hangar au bord de la route pour en faire mon atelier de couture. Avant, j’avais à peine deux commandes par semaine, et je n’avais pas d’apprenti. Mais maintenant que je suis installée ici, je reçois beaucoup plus de commandes par jour ; même des gens que je ne connais pas. J’ai pris aussi deux apprenties. Je sais maintenant que je suis une vraie couturière. Vraiment, ce projet a changé ma vie et celle de mes enfants » : témoigne-t-elle.
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