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24 juillet 2020

Crise socio-politique au Mali : La CEDEAO dit non à une quelconque démission du Président IBK, mais reste optimiste

Une crise politique agite le Mali depuis les dernières élections législatives. Dans la rue et sous l’impulsion de l’imam Dicko, le peuple conteste la gestion du pays et demande la démission de son Président Ibrahim Boubacar Keita et de son régime. La crise a déjà fait entre 11 et 23 morts. Afin de trouver une solution pour une sortie de crise, 5 Chefs d’Etat de la CEDEAO étaient ce jeudi à Bamako. L’organisation sous régionale a écarté toute idée de démission d’IBK.

Malgré l’implication de ces 5 Chefs d’Etat, les lignes n’ont pas bougé au Mali. Du côté de l’opposition, on reste catégorique. « Je l'ai dit et le redis, nous sommes un peuple debout, nous ne sommes pas un peuple soumis ou résigné. Je préfère mourir martyr que de mourir traître. Les jeunes gens qui ont perdu leur vie ne l'ont pas perdue pour rien [...] je pense que rien n'a été fait pour le moment », a indiqué le chef de la contestation, l’imam Dicko.

Le président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou, à la tête de la délégation des chefs d’Etat, a rappelé que l’organisation est régie par un protocole de démocratie et de bonne gouvernance qui prohibe toute prise de pouvoir par les voies non légales.

« La CEDEAO est régie par un protocole de démocratie et de bonne gouvernance. Ce protocole prévoit qu’il n’y aura pas un changement anticonstitutionnel du pouvoir dans tous les pays de l’espace CEDEAO », a précisé le président nigérien. Malgré l’impasse, il espère un dénouement heureux.

Après ce qu’on peut appeler « échec » de dialogue avec la classe politique malienne, un sommet extraordinaire de la CEDEAO est annoncé lundi 27 juillet 2020 pour sauver la situation.

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