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21 août 2020

Coup d'Etat au Mali : La CEDEAO enverra t-elle sa force militaire en attente pour rétablir IBK dans ses fonctions?


Après avoir condamné le coup d’Etat au Mali, la CEDEAO a décidé de parer à toutes les probabilités pour rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays. Elle a de ce fait ordonné l’activation de  sa force militaire en attente en vue d’une éventuelle intervention afin de réinstaller IBK dans ses fonctions de président de la République.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) exige aussi la mise en œuvre immédiate de sanctions contre tous les putschistes et leurs partenaires et collaborateurs, décide d’envoyer une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat à l’ordre constitutionnel », a indiqué un communiqué de l’organisation sous-régionale.

Pour le moment, IBK et certains membres de son gouvernement sont toujours aux mains des militaires putschistes.

En visioconférence sur la situation hier, les chefs d’Etat et de gouvernement ont indiqué avec fermeté que « l’époque des coups d’état est révolu ».

De leur côté, les nouveaux hommes forts du Mali réitèrent leur engagement à mettre sur pied un comité de transition qui sera dirigé par un civil ou un militaire, selon les termes du colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). D’ores et déjà, la junte a lancé une série de rencontres avec les forces vives maliennes. Ils ont échangé avec les partis politiques de la majorité. L’opposition attend son tour.

Selon un des responsables de la junte cité par l'AFP, le ministre de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Daffé et le secrétaire particulier du chef de l'Etat, ont été libérés. 17 personnes sont encore détenues à Kati, d'après la même source.

Est-ce le début d’un bras de fer entre la CEDEAO et les militaires putschistes qui ont déposé IBK ? Et si les deux parties n’arrivaient pas à trouver un compromis, une intervention de la force d’attente de l’organisation ouest africaine est-elle opportune, voir réaliste? On annonce des divergence de points de vue au sein même de la CEDEAO, ceux qui prônent une ligne dure comme Alassane Ouattara et Alpha Condé, et ceux qui se montrent pragmatiques et plaident pour des mesures souples, à savoir Macky Sall, R.M.C Kaboré, Mahamadou Issifou et Faure Gnassingbé.

On se souvient de l'intervention militaire en Gambie, baptisée « Opération Restore Democracy », le 19 janvier 2017, menée par la CÉDÉAO afin de forcer Yahya Jammeh à céder le pouvoir à Adama Barrow, élu lors de l'élection présidentielle gambienne le 1er décembre 2016. Lors des résultats, Jammeh avait accepté la victoire de Barrow et l'avait même félicité. Cependant, après avoir reconnu sa défaite, Jammeh a contesté les résultats à partir du 9 décembre 2016 et a refusé de céder le pouvoir.

Les faits ne sont pas les mêmes qu’en Gambie. Ici, i y a depuis quelques mois des grognes populaires demandait la démission du président malien. Chose qu’IBK a fini par faire sous la contrainte militaire.
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