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05 août 2020

Environnement / Des déchets COVID-19 : Une autre source de pollution à grande échelle qui se profile à l'horizon


Rues, plages et océans ont été frappés par un raz-de-marée de déchets COVID-19 que sont notamment les masques faciaux en plastique, les gants, les flacons de désinfectant pour les mains et les emballages alimentaires. Si la planète Terre semble se remettre pendant le confinement dû à cette pandémie, le niveau des déchets reste cependant préoccupant. La  Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) donne une alerte à cet effet.

S’il est vrai que les mesures de ripostes prises contre la covid-19 ont engendré des chocs économiques et sociaux considérables, avec une chute brutale des niveaux de production, de consommation et d'emploi dans le monde, ils ont également permis des réductions significatives des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique.

Selon des estimations, on pourrait s’attendre à ce qu’environ 75% des masques utilisés, ainsi que d’autres déchets liés à la pandémie, se retrouvent dans des décharges ou flottent dans les mers. C’est un autre dommage environnemental qui se profile à l’horizon.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) appelle à une prise de conscience, pour que les déchets médicaux, dont une grande partie est constituée de plastiques à usage unique nocifs pour l’environnement, soit gérés de manière rationnelle.

Selon l’agence onusienne, les conséquences potentielles comprennent les risques pour la santé publique du fait que les masques usagés soient infectés. Le brûlage à l’air libre ou l’incinération incontrôlée de ceux-ci, conduiront à la libération de toxines dans l’environnement, et la transmission de maladies aux humains.

Le sujet n’est pas passé sous silence au Togo. Des écologistes togolais sont montés au créneau  et ont déploré l'absence de stratégie pour la gestion des masques usés.

« C’est un déchet très dangereux pour nous parce que d’abord nous n’avons pas de possibilités d’analyse de ces masques-là, pour voir s’ils sont infectés ou non. Ces masques, faits avec du polypropylène, sont considérés comme du plastique et nécessitent une gestion adéquate »   , explique Gado Bemah, directeur exécutif de l’ONG STADD, Science et technologie appliquées pour un développement durable, qui dispose d’une unité de gestion et de recyclage des déchets.  

De son côté, le mouvement EcoJogging s'est aussi lancé dans la sensibilisation par la mise en œuvre d'une campagne de gestion des masques après usage sur les réseaux sociaux. La campagne est dénommée #BeatMaskPollution.

"Nous avons remarqué en fait, que certaines populations ne savent pas que les masques qu’on jette dans la nature ont des conséquences sur notre environnement", a révélé Félix Tagba, coordonnateur du mouvement Ecojogging.
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