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29 août 2020

Mali / Transition : L'Imam Mahmoud Dicko met en garde sans ménagement les militaires


Pour l'imam Mahmoud Dicko, la chute d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) ne signifie pas la fin de la lutte démocratique au Mali. Le chef religieux et acteur central de la déchéance de l’ancien président, renversé par les militaires, se dit avoir un œil sur les négociations actuelles entre le junte qui a pris le pouvoir et la CEDEAO.

L'imam Mahmoud Dicko, figure centrale de la crise, a mis en garde sans ménagement les militaires, les pressant de tenir la promesse du changement, la mise en place rapide d’un gouvernement de transition qui va aboutir dans les plus brefs délais aux élections. « J'ai demandé à tout le monde de se réunir autour du Mali. Je le demande toujours mais cela ne veut pas dire que les militaires ont reçu un chèque en blanc », a-t-il déclaré devant des centaines de personnes qui ont répondu à son appel à manifester.

L'imam Mahmoud Dicko ne souhaite donc pas que le pouvoir soit confisqué par les militaires. Son avertissement signifie qu'il peut toute fois ressortir de la mosquée pour reprendre le chemin de la rue.   

Son porte-parole, Issa Kaou Djim, a explicité ses propos après l'omission du M5 de la liste. L'imam "dit que les gens commencent à douter" de la junte, a-t-il dit, "une révolution ne peut pas être confisquée par un groupe de militaires". Il a ouvertement mis en garde contre une nouvelle mobilisation du M5.
   
La junte fait du chef de la junte le chef de l'État du Mali

Des interrogations sur les intentions réelles de la junte se sont aussi fait jour après la publication discrète, jeudi au Journal officiel, d'un acte censé avoir valeur constitutionnelle et faisant du chef de la junte le chef de l'État. Malgré les implications de cet acte, les militaires ne lui ont fait aucune publicité avant ou après. Le porte-parole de la junte a fini par confirmer, vendredi soir, que les colonels en assumaient la paternité.

 Pas d'accord entre la junte et la CEDEAO sur la transition
 
Les chefs d'Etats de la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont réunis vendredi 28 août en visioconférence pour discuter de la situation au Mali. Ils ne valident pas la feuille de route de la junte. Les sanctions sont donc maintenues pour le moment.

La CEDEAO prend acte de la démission d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Mais sur la transition, les chefs d'État de la CEDEAO  demandent aux militaires de revoir leur copie.

Les militaires, qui ont pris le pouvoir à Bamako, demandent en effet deux à trois ans pour la transition afin de terminer le quinquennat du président renversé. La junte malienne veut diriger cette transition avec un gouvernement composé de civils et de militaires.

Or, explique à RFI Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO : « Il y a une règle au sein de l'institution qui insiste : la transition en cas de coup d'État ne doit pas dépasser douze mois ». Il poursuit : « Une autre règle exige que le président de la transition soit un
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