Radio Oreole Flash Info :
latest

728x90

468x60

03 août 2020

Promotion des start-upeurs en Afrique: « On a eu un soutien qu’on n’aurait jamais eu sans la Covid-19 », Ousia Foli-Bebe fondateur d'EcoTecLab


L’Afrique comme elle va. Se dirige-t-on vers un changement de paradigme ou s'agit-il d'un simple concours de circonstanc? En tout cas, il aura fallu la crise de la Covid-19 et la fermeture des frontières pour se rendre compte de l’urgence à se pencher sur des solutions locales. L’occasion d’écouter enfin les chercheurs et start-upeurs qui, jusque-là, malgré leur inventivité, étaient particulièrement inaudibles. Le Togo est l’un de ces cas d’école. Ces jeunes génies créateurs d’Afrique, dont  Ousia A. Foli-Bebe, fondateur et directeur exécutif d'EcoTecLab, en parlent.

Pendant plusieurs années en Afrique, les pouvoirs publics semblent avoir oublié que la richesse et les ressources humaines étaient à côté d’eux. Le classique connu est « on n’a pas confiance aux jeunes », malgré la communication qui se fait autour des incubateurs et start-upeurs locaux. Mais la crise sanitaire de la Covid-19 a permis de voir les limites de l'occident, ces grandes puissances devenues brusquement impuissantes. Pour pouvoir maitriser la situation, les jeunes talents qui émergent dans plusieurs domaines (agriculture, technologie…), se sont vus beaucoup plus écoutés et beaucoup plus sollicités.

Reçu ce dimanche 2 août 2020 par Alain FOKA dans l’émission « Le débat africain » avec 3 autres start-upeurs africains,  autour du thème «  L’agriculture africaine à l’épreuve des nouvelles technologies », le togolais Ousia A. Foli-Bebe, fondateur et directeur exécutif d'EcoTecLab, a présenté la réalité de son pays et son expérience du fait qu’il travaille sur les instruments de ripostes à la covid-19 face à l’urgence de l’heure. « On a eu un soutien qu’on n’aurait jamais eu sans la Covid- 19 », a d’entrée mis en exergue le créateur de l’imprimante 3D à l’aide des matériels informatiques usagés.

« Au début de la crise on s’est regroupé avec quelques-uns pour travailler sur des solutions, en occurrence un prototype de respirateur artificiel et des visières pour protéger le personnel soignant. Pour le respirateur, il y a un long processus à suivre avant validation et homologation quand bien même que le ministère a déjà donné son accord. On a approché les autorités, et du coup, on ne nous considérait plus comme des petits gamins qui jouent avec leurs ordinateurs », a-t-il indiqué.

Et d’ajouter « On a donc eu l’appui du comité national de riposte contre la covid-19 et du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD).  La partie business doit être mise en place, et que  les banques cessent de se focaliser systématiquement sur les garanties et les titres fonciers ».

 La crise a donc montré qu’il va falloir que les Etats africains puissent définir de nouvelles approches pour tirer profits de ces jeunes pour ne pas chaque fois regarder vers l’extérieur, attendre les aides au développement… Les réflexions doivent être axées sur comment les accompagner, les organiser et  les financer pour les rendre plus efficaces et efficients. Il va falloir accélérer le mouvement sans toutefois oublier que la clé en Afrique reste l’éducation d’aujourd’hui et de demain, mettre l’argent dans la recherche au développement.

Au Togo, on a vu les jeunes fabiqué des solutions hydro alcooliques, des masques alors que d’habitude, ils sont importés. On a vu l’Université de Lomé qui a réuni des chercheurs et des tradi-thérapeutes, qui actuellement travaillent de dur labeur sur 4 remèdes devant contribuer au traitement de la covid-19.
« PRECEDENT
SUIVANT »

Facebook Comments APPID