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21 octobre 2020

Togo : Le parlement donne son quitus à la programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2021-2023

 


Quelques jours après l’adoption de la procédure du budget-programme par le gouvernement, un débat d’orientation budgétaire (DOB) s’est déroulé mardi 20 octobre à l’Assemblée nationale. L’exercice, auquel a pris part le ministre de l’économie et des finances Sani Yaya, a eu lieu lors de la 5ème séance plénière de la 2e session ordinaire de 2020. Il a été sanctionné par l’approbation du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuel DPBEP 2021-2023.

 

Cette 5ème séance a aussi servi de cadre pour présenter aux élus la situation économique et financière du pays.

 

Ce document, dont l’élaboration est intervenue dans un contexte marqué par la fin du Programme de la FEC du FMI, la pandémie de Covid-19 et la suspension du Pacte de convergence de l’Uemoa, projette pour les trois prochaines années (2021-2023) les recettes et dépenses, ainsi que les ressources et les charges de trésorerie de l’Etat.

 

Les perspectives économiques 2021-2023 se traduiront, au niveau macroéconomique par la mise œuvre du plan de relance de l’activité économique après la Covid-19 en lien avec la politique de développement du gouvernement, contenue dans le PND actualisé. Ainsi, le taux de croissance du PIB réel passerait de 4,7% en 2021 à 5,8% en 2023. Le taux d’inflation passerait de 1,7% en 2021 à 2,0% en 2022 puis à 1,9% en 2023, respectant ainsi la norme communautaire de l’UEMOA.

 


En ce qui concerne les perspectives des finances publiques, le DPBEP 2021-2023 précise que les recettes budgétaires, pour l’année 2021, s’élèveraient à 842,9 milliards de francs CFA en diminution de 2,7 % par rapport à 2020. Elles sont projetées à 887,7 milliards de francs CFA et 903,5 milliards de francs CFA respectivement en 2022 et 2023. Elles progresseraient en moyenne de 3,5% sur la période. Les dépenses budgétaires pour l’année 2021, quant à elles, s’élèveraient à 1117,7 milliards de francs CFA contre 1129,6 milliards de francs CFA en 2020. Elles sont projetées à 1084,3 milliards de francs CFA en 2022 et à 1061,2 milliards de francs CFA en 2023, soit une régression moyenne de 2,6% sur la période.


S’agissant des ressources de trésorerie, elles passeraient de 657,2 milliards de francs CFA à 674,5 milliards de francs CFA entre 2020 et 2021, soit une augmentation de 2,6%. Elles sont projetées à 651,3 milliards de francs CFA et 618,7 milliards de francs CFA respectivement pour 2022 et 2023 soit une régression de 4,2%. De même, les charges de trésorerie passeraient de 394,2 milliards de francs CFA en 2020 à 399,6 milliards de francs CFA en 2021 et de 454,8 à 461 milliards de francs CFA respectivement pour 2022 et 2023, soit une progression moyenne de 7,6% sur la période de projection.

 

Les travaux ont été présidés par la 2e vice-présidente de l’Assemblée nationale, Ibrahima Mémounatou en présence du commissaire du gouvernement Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances.

 

Le DOB sera suivi dans les prochains jours par un véritable débat avec vote au sein de la Représentation nationale.

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