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12 janvier 2021

Chaos politique aux Etats-Unis : Et si les américains se disaient la vérité



La crise politique post électoral du 3 novembre 2020 aux Etats Unis a atteint son paroxysme mercredi dernier avec un capitole, l'antre de la démocratie tant vantée, pris d'assaut par des centaines de partisans de Donald Trump chauffés en blanc. Cette scène obscène, chaotique inédite,  et surréaliste au Congrès, est survenue en pleine certification de la victoire de Joe Biden, résultats que n'a jamais acceptés le président sortant.


Comment en est-on arrivé là ?

 

Il est temps que les américains s’assoient, se regardent « face to face » comme on le dit souvent, discutent et se disent la vérité, s’ils veulent limiter les casses. L’idéal démocratique qu’ils miroitaient aux yeux du monde est déjà abimé. En effet, les causes de cette décente en enfer ne datent pas d’aujourd’hui. S’il faut remonter le temps, il va falloir fouiller à partir de 2015. On pourra peut-être comprendre que cette crise n’est que l’héritage de la rivalité Trump-Obama.

 

C'est peut être un boomerang qui  frappe de plein fouet l'Amérique tout entière. Le 45ème président des Etats Unis était sur la sellette depuis le premier jour de son mandat, c’est-à-dire le 20 janvier 2017. Pris de cours par la victoire du milliardaire républicain en novembre 2016, les démocrates ne lui ont laissé aucun répit. Même si Barack Obama a passé le pouvoir de façon douce, lui et son camp n’ont jamais digéré la défaite d’Hilary Clinton, estimant que Trump a gagné grâce à l’ingérence russe dans les élections. Immédiatement, ils ont voulu le destituer. Mais c’est sans compter sur l’imprévisible magnat de l’immobilier, qui déjà, a été poussé dans ses derniers retranchements. Les démocrates auraient-ils à cet instant-là créé un démon devenu par la suite incontrôlable ?

 

Une fois cette vague passée, Trump a poussé des cornes. Un front de rivalité féroce est alors ouvert entre les deux camps. Pendant que le nouveau président s’acharnait à démolir l’héritage d’Obama afin de faire assoir ses promesses de campagnes qui l’ont porté à la Maison Blanche, le fameux «Make America Great Again! », ses opposants cherchaient par quel moyen lui donner le coup de grâce. Les 4 dernières années, l’Amérique était sur un volcan en sommeil, c’était prévisible, tout pouvait s’exploser et s’enflammer à tout moment. Sur tous les points, démocrates et républicains s’entredéchiraient. L'on garde toujours en mémoire cette image de la cheffe des démocrates à la chambre des représentants Nancy Pelosy, très agacée d’abord à la Maison Blanche, puis au Congrès déchirant le discours sur l'état de la Nation présenté par Trump.

 

Les élections du 3 novembre 2020, l’étincèle qui embrasa la poudrière

 

Donald Trump avait déjà prévenu qu’il ne reconnaitra pas la crédibilité de l’élection si jamais les résultats lui donnaient perdant face à Joe Biden, comme l’annonçaient la plus part des sondages. Malgré cette mise en garde du président sortant, qui pointait du doigt les votes par correspondance, tous les analystes disaient qu’il va partir une fois sa défaite entérinée. Tout le monde critiquait le mépris avec lequel il a géré la crise sanitaire du coronavirus alors que les Etats Unis comptent le plus grand nombre de contaminations et de morts liés à cette pandémie.

 

La présidentielle américaine de 2020 restera gravée dans les archives. Il a fallu plus de deux semaines pour connaitre le nom du gagnant, en l’occurrence le démocrate Joe Biden, ancien vice-président sous Obama.

 

Donald Trump a refusé systématiquement de concéder sa défaite, prétextant par voie de réseaux sociaux qu’il a été volé, et que le scrutin a été émaillé de fraudes massives. Il a demandé le recomptage des bulletins de votes bureau par bureau, afin de préserver la cohésion sociale. Tous les recours qu’il a formulés sont soldés par des échecs.  Le mercredi 6 janvier 2021, pendant que le Congrès tenait la séance de certification définitive des résultats, Trump, a, au cours d’une manifestation, appelé ses partisans à ne pas se laisser voler leur victoire. Conséquence, ils ont fait irruption au Capitole à  Washington. Ce fut un chaos général. Bilan, 4 morts et des dizaines de blessés.

 

C’est toute la démocratie américaine qui est mise à mal. L’image de la première puissance du monde, donneur de leçon, a été ternie. «C’est une République bananière » selon l'ancien président Georges W. Bush.

 

Pour laver cet affront, les démocrates ont trouvé une porte de sortie : anticiper le départ de Trump par une procédure de destitution, avec comme chef d’accusation, incitation à l'insurrection. La finalité est de l’empêcher à rempiler pour un nouveau mandat en 2024, exigeant du vice-président Mike Pince d’invoquer le 25ème amendement de la constitution.  Ont-ils peur de voir Trump de nouveau à la Maison Blanche?

 

Même si le milliardaire est actuellement isolé dans son camp et banni de toutes les plates-formes de réseaux sociaux, il est évident qu’il garde une base solide de partisans.

 

L’Amérique parait de plus en plus divisée. Et on se demande si le départ de Trump va tout arranger. N’est-il pas temps que cette nation voit la réalité en face, que ses fils et filles s’assoient et dialoguer, afin de trouver solution aux vrais problèmes qui les mines.

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