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12 mai 2021

Togo : L’Assemblée nationale ratifie deux textes internationaux relatifs à l’eau et à la sécurité routière

 


Le Togo vient d’adhérer à deux instruments juridiques internationaux de portée majeure. Il s’agit concrètement de la convention des Nations Unies sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des Lacs internationaux adaptée le 17 mars 1992 à Helsinki, et la Charte africaine sur la sécurité routière adoptée à Addis-Abeba le 31 janvier 2016, dans le souci d’améliorer la gestion des questions liées à la circulation routière en Afrique et de réduire davantage les accidents mortels sur les routes. Les deux textes ont été ratifiés mardi 11 mai 2021 par l’Assemblée lors de la 8ème séance de la 1ère session ordinaire de l’année.

 

C’est à l’unanimité des députés présents à l’hémicycle que les deux arsenaux juridiques internationaux ont été approuvés et font désormais partie intégrante de l’ordonnancement juridique national.

 

Sur la convention des Nations Unies sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des Lacs internationaux adaptée le 17 mars 1992 à Helsinki.

 

Selon l'exposé des motifs présenté par le commissaire du gouvernement le ministre de l’eau et de l’hydraulique villageoise, TIEM Bolidja, qui a fait le déplacement de l’hémicycle, « l’adhésion de notre pays à cette convention permettra d’améliorer la gestion de l’eau au plan national, de partager les connaissances et expériences avec les autres pays, d’avoir accès à l’aide financière et à la coopération des donateurs,  de soutenir la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) ».

 


« Le Togo ne pourra pas gérer tout seul et de façon isolée ses ressources en eau, sans tenir compte de cette interdépendance entre pays riverains. Il apparaît de coopérer avec les pays voisins », a-t-il souligné.

 

Sur la Charte africaine sur la sécurité routière adoptée à Addis-Abeba le 31 janvier 2016, dans le souci d’améliorer la gestion des questions liées à la circulation routière en Afrique et de réduire davantage les accidents mortels sur les routes.

 

Après présentation des rapports des études en commission des deux projets de loi, un débat général a eu lieu, permettant ainsi aux députés de poser des questions ou d'apporter  des contributions.

 

Pour l’occasion, l’honorable député Atsou Fiacre a interpellé le ministre des transports aérien, terrestre et ferroviaire Affo Atcha-Dedji sur l'augmentation des frais au péage. Il a voulu savoir qu'est-ce qui justifie  l'urgence de cette augmentation surtout que nous sommes en période de pandémie à covid-19 et où toutes les activités sont au ralenti, et enfin pourquoi est-ce que cette augmentation prend aussi en compte les engins à deux et trois roues ?

 


En substance, pour justifier la décision du gouvernement, le ministre répond : « C’est vrai nous sommes en situation pandémique, mais le problème du péage ne date pas d’aujourd’hui. Depuis plus de 6 ans, on n’a pas fait augmenter les frais. Aujourd’hui, le Togo a un projet de construction d’autoroute Lomé- Cinkassé. D’ailleurs nous avons eu des assises avec les syndicats pour leurs demander comment et de combien il fallait augmenter ces frais. Il est aussi important de souligner que les péages avec le SAFER  sont sous la tutelle du ministère des travaux publics et non sous celle des transports».

 

Pour ce qui concerne les engins à deux roues et les tricycles, le ministre a cité l’exemple du Sénégal, où on paie 500 FCFA semble-t-il. Il fait savoir que les motocyclistes doivent prendre conscience, se sentir fiers un jour d’avoir apporté leur contribution au développement du pays.

 

Particulièrement, sur le cas des taxi-motos, le ministre a relevé que le gouvernement est prêt à les exempter du payement des frais de péage à condition qu’ils s’organisent, portent leur tenue et restent  identifiables (comme c’est le cas au Bénin voisin). « Le jour qu’ils seront prêts, le gouvernement pourra avoir d'interlocuteur crédible pour toute discussion franche et sincère. 

 

Plusieurs autres sujets liés à la circulation ont été abordés notamment la question de la délivrance des permis de conduire pour la catégorie A, le problème de surcharge des véhicules légers et poids lourds, le téléphone au volant, l'excès de vitesse qui sont souvent cause d'accident sur nos routes et   le test d'alcoolémie entre autres.  Le ministre Affo Atcha-Dédji  a invité les uns et les autres au respect du code de la route et à l'application rigoureuse des lois en vigueur.

 

Il a ajouté : « Le problème de surcharge est réel dans notre pays. Vous allez voir un camion, vous allez vous demander si c’est un train ou un camion. Ils augmentent les châssis, les essieux (6 à 9) et ils demandent de les laisser partir. Raison pour laquelle le ministre de la sécurité a pris une décision pour inviter les transporteurs à se conformer aux normes. A partir de fin juin, nous allons interdire la circulation de ces types de camions sur nos routes. Aujourd’hui il y a même une faitière des transporteurs qui est constituée, et nous avons demandé aux acteurs de nous aider en signalant les laisser-aller des policiers, avec précision des routes, des jours et d’heures», a-t-il conclu.

 

Les 2 instruments permettront de franchir un cap important en matière de cours d’eau transfrontières et la sécurité routière, selon la  présidente de l’Assemblée nationale.

 

« La charte permettra de réduire substantiellement l’insécurité routière dont les conséquences sont de réels freins à la croissance économique et au développement durable. Le Togo pourra mettre en œuvre avec plus de rigueur et de suivi des stratégies efficaces en matière de sécurité routière avec l’appui des organisations opérant dans ce domaine », dira Mme Tsegan.

 

La plupart des ressources en eau transfrontières, a-t-elle souligné, était jusqu’à présent insuffisamment protégée parce que les accords existants étaient inadaptés ou parce que les Etats riverains concernés ne sont pas tous parties aux accords en question.

 

« Assurer les ressources en eau indispensables aux besoins croissants des populations et protéger les écosystèmes fragiles constituent des tâches importantes et urgentes auxquelles nous devons nous atteler », a-t-elle noté.

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