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07 octobre 2021

1er vaccin antipaludique en Afrique, l'OMS va procéder au déploiement massif

 


L'OMS a annoncé, mercredi, le déploiement massif du premier vaccin antipaludique en Afrique, saluant un "fait historique". Si ce vaccin ne permettra pas à lui seul d'éradiquer la maladie, il deviendra un nouvel outil au sein de l'arsenal antipaludique. Explications.

 

"C'est l'aboutissement de 30 ans de travail", s'exclame, tout sourire, Brian Greenwood, chercheur à l'École d'Hygiène et de médecine tropicale de l'université de Londres, contacté par France 24. Mercredi 6 octobre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé le déploiement massif d'un premier vaccin antipaludique chez les enfants vivant en Afrique subsaharienne et dans des zones à risque. Une étape décisive, pour ce scientifique qui a consacré l'ensemble de sa carrière à la question, mais pas finale, tant les défis pour éradiquer cette maladie restent nombreux.

 

Maladie très ancienne qui se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires puis par des cycles de frissons, fièvre et sueurs, le paludisme – ou malaria – tuerait un enfant toutes les deux minutes dans le monde, selon l'OMS. Sur les 400 000 décès comptabilisés chaque année, 94 % se trouvent sur le continent africain et concernent majoritairement des enfants de moins de 5 ans. Un enfant meurt toutes les deux minutes de la maladie.

 

 

Longtemps, la perspective d'un vaccin contre le paludisme semblait un Graal inaccessible. Au total, plus de 100 candidats-vaccins ont déjà été testés chez l’homme contre Plasmodium falciparum, le parasite responsable de la maladie. Sans résultats probants jusqu'ici.

 

Plus 2,3 millions de doses de ce vaccin ont été administrées à des enfants  dans les pays comme le Ghana, le Kenya et le Malawi dans le cadre d’un programme pilote depuis 2019. Les résultats montrent qu'il "réduit le paludisme sous sa forme grave de 30 %", a déclaré Kate O'Brien, directrice du département Vaccination à l'OMS.

 

Dans le détail, les essais cliniques de phase 3 ont démontré que le vaccin, lorsqu'il est administré en quatre doses, prévient 4 cas de paludisme sur 10, et 3 cas sur 10 de paludisme grave menaçant le pronostic vital. Cela en fait donc le premier vaccin, et le seul jusqu'à présent, ayant montré une efficacité pour réduire significativement le nombre des cas.

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