Radio Oreole Flash Info :
latest

728x90

468x60

06 novembre 2021

Togo-Education : « La FESEN reconnait que la grève était irrégulière et illicite », selon Gilbert Bawara

 


Le ministre de la fonction publique annonce que la FESEN, incitatrice de la grève des enseignants des 3 et 4 novembre derniers, reconnait finalement que le mouvement de cessation de travail ne respectait pas les lois en vigueur.

 

Après son collègue des enseignements primaire et secondaire vendredi, Gilbert Bawara a été l’invité du journal télévisé de 20 heures sur la télévision nationale (TVT) samedi 6 novembre 2021. Le ministre de la fonction publique a indiqué que le gouvernement a davantage et en priorité opté pour la pédagogie en attirant l’attention des enseignants sur les règles applicables en matière de grève.

 

Gilbart Bawa a indiqué que selon les nouvelles dispositions stipulées dans le code du travail, pour qu’une grève soit observée il faut 2 conditions, la négociation préalable sur les préoccupations et les revendications. et le préavis. Il se dit étonné que c’est par les réseaux sociaux qu’il appris qu’il y aurait grève.

 

« Pour éviter les grèves intempestives et sauvages, il faut que l’employeur et les travailleurs aient d’abord la possibilité de négocier. La deuxième condition est le dépôt d’un préavis de 10 jours ouvrés. Tel n’a pas été le cas ici. », a expliqué Mr Bawara.

 

« Je viens de constater qu'après les évènements  des 3 et 4 novembre, l'organisation syndicale à l'origine de ce mouvement reconnait que les conditions dune grève licite n'ont pas été respectées, qu'il n' y a pas eu de négociation et de préavis. Cela signifie que les responsables de cette organisation syndicale ont agit d'une manière malicieuse, subversive,  saugrenue», a-t-il indiqué.

Pour le ministre, le gouvernement n’a en aucune façon procédé par menace ni intimidation.

 

« C’est maintenant que j’apprends qu’on peut suspendre une grève en 2020 et la reprendre en 2021 sur la base du préavis qui avait eu lieu l’année précédente. Je crois que personne ne nous aurait pris au sérieux en tant que gouvernement », a-t-il lancé.

 

Il faut rappeler qu'à la suite de cette grève, les directeurs des écoles préscolaire et primaire publics ont été lourdement sanctionnés. 1345 d'entre eux ont été tout simplement démis de leurs fonctions pour être redéployés en tant que chargé de classe.

« PRECEDENT
SUIVANT »

Facebook Comments APPID