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18 novembre 2021

Togo : Les députés s’arment pour faire la guerre aux « fake news »

 


La lutte contre les fake news nécessite un engagement et la responsabilité de tous. Les députés togolais n’entendent pas rester en marge de ce combat. Quelle sera leur contribution pour freiner le phénomène tout en protégeant les libertés individuelles ? Ce jeudi 18 novembre 2021, ils ont été formés sur les différentes catégories de fake news et les astuces pour les détecter, les contourner ou les empêcher.


Les fake news ou fausses nouvelles constituent aujourd’hui un véritable phénomène de société qui met à mal le vivre ensemble et porte un coup certain au processus démocratique des Etats. Leur dissémination est favorisée par les réseaux sociaux, qui sont difficiles à contrôler même par les concepteurs eux-mêmes. Elles ont le but de pouvoir manipuler l’opinion publique, déstabiliser une institution, un État ou encore mettre en péril la vie de plusieurs individus. C’est donc un danger permanent, une épée de Damoclès qui pèse sur la tête des uns et des autres.


Cette formation a été organisée à l’initiative de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le 3ème Vice-président, Séna Alipui, au nom de la Présidente de l’Assemblée nationale, en présence du ministre de la communication et des médias, porte-parole du Gouvernement, Prof. Akodah Ayewouadan, et Madame Mireille EZA, Directrice du programme numérique de l’APF.

 

Ce combat dans lequel la Représentation nationale est engagée passe par une sensibilisation et une meilleure appréhension du phénomène.

 

« Le Togo comme la plupart des pays de l’espace francophone a dû faire face à de nombreuses campagnes de désinformation à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Cette situation est d’autant plus préjudiciable que les décisions et les choix des citoyens doivent se baser sur des informations véridiques et vérifiées », a indiqué, Mireille EZA, Directrice du programme numérique de l’APF, représentante de la Secrétaire Général de l’APF.

 

La formation va durer deux jours au cours desquels les députés vont pourvoir cerner la nuance entre la désinformation, la mésinformation et la mal-information. Que ce soit la satire, les liens factices, les contenus trompeurs ou encore les faux contextes, les contenus fallacieux, manipulé ou fabriqué. Les spécialistes de ces questions vont y apporter des réponses.

 

« Je voudrais souhaiter que l’information qui peut être considérée comme une arme puisse être utilisée en qui nous concerne, comme une arme de développement. Et dans ce cas de figure, en nous inscrivant dans la vision qui est celle du Chef de l’Etat et les différents projets contenus dans la feuille de route gouvernementale, il me semble que l’information aura son rôle à jouer pour que nous puissions achever le développement de notre pays », a confié le ministre de la communication et des médias, porte-parole du Gouvernement, Prof. Akodah Ayewouadan.

 

Pour le 3è Vice-président de l’Assemblée nationale, Le défi est donc de taille : comment assurer la liberté d’expression, constitutionnellement et conventionnellement garantie, indispensable à toute société démocratique, tout en limitant les dérives ?

 

« Le présent séminaire vise précisément à répondre, sur cette ligne de crête, aux enjeux soulevés dans ce domaine par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. De fait, la qualité de l’information est indispensable à celle du débat démocratique. Il est donc nécessaire que l’intervention du législateur soit prudente dans cet univers informationnel singulièrement inquiétant. Cette démarche précautionneuse est en parfaitement adéquation avec la vision du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, axé sur la consolidation de la liberté d’expression tout en professionnalisant les organes de presse. C’est à ce titre que les professionnels des médias sont considérés comme des, des acteurs clés du vivre-ensemble », a-t-il indiqué.

 

Le Togo a enregistré des avancées ces dernières années dans le domaine de la communication et de la liberté d’expression. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, la bataille contre la désinformation reste à gagner. Mais l’éducation aux médias et à l’information apparaît aujourd’hui indispensable pour l’épanouissement d’une véritable citoyenneté numérique.

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