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05 août 2022

Amnesty International accuse l'armée ukrainienne d'avoir mis en danger des civils, Volodymyr Zelensky et son administration dénoncent une "propagande" en faveur de la Russie


Amnesty international accuse l'armée ukrainienne de mise en danger des civils dans la guerre en cours contre la Russie. L'ONG met en cause l'établissement des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux et le lancement des attaques depuis des zones peuplées pour repousser l'invasion russe.


Entre avril et juillet, des chercheurs d'Amnesty International ont enquêté sur les frappes russes dans les régions de Kharkiv (à l'Est), du Donbass et de Mykolaïv (au Sud-Est), inspectant les sites touchés par des frappes et interrogeant des rescapés, des témoins et des proches de victimes.


Selon l'ONG, ces chercheurs ont trouvé des preuves que les forces ukrainiennes lançaient des frappes à partir de zones résidentielles peuplées et avaient établi des bases dans des bâtiments civils dans 19 villes et villages de ces régions.


La plupart des zones résidentielles où se trouvaient les soldats étaient situées à des kilomètres des lignes de front, note Amnesty, soulignant que d'autres options qui n'auraient pas mis en danger les civils - comme des bases militaires ou des zones densément boisées à proximité - étaient possibles.


L'ONG indique qu'à sa connaissance, les soldats qui se sont installés dans ces zones d'habitation n'ont pas demandé aux civils d'évacuer. Elle affirme que les forces ukrainiennes ont établi des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux, des tactiques violent le droit international humanitaire, avertit l'ONG dans un communiqué.


« Nous avons documenté une tendance des forces ukrainiennes à mettre en danger les civils et à violer les lois de la guerre lorsqu'elles opèrent dans des zones peuplées », déclare Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International. « Le fait de se trouver dans une position de défense ne dispense pas l'armée ukrainienne de respecter le droit international humanitaire », ajoute-t-elle.


Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, affirme jeudi dans une vidéo publiée sur Facebook être « indigné » par les accusations « injustes » de l'ONG Amnesty International. Dmytro Kouleba accuse en retour Amnesty International de « créer un faux équilibre entre l'oppresseur et la victime, entre le pays qui détruit des centaines et des milliers de civils, de villes, de territoires et le pays qui se défend désespérément ».


« Cessez de créer cette fausse réalité, où tout le monde est un peu coupable de quelque chose, et commencez à rapporter systématiquement la vérité sur ce que la Russie représente réellement aujourd'hui », ajoute-t-il.


Un peu plus tôt, le conseiller de la présidence ukrainienne Mykhaïlo Podoliak avait assuré que « les vies des gens » étaient « la priorité » et que les populations des villes proches du front étaient évacuées. Mykhaïlo Podoliak accuse Amnesty de participer à une « campagne de désinformation et de propagande » au service des arguments du Kremlin.


Zelensky accuse Amnesty International de "tenter d'amnistier l'état terroriste" de Russie

Le président ukrainien a accusé Amnesty International de "tenter d'amnistier l'État terroriste" de Russie. L'ONG "transfère la responsabilité de l'agresseur à la victime", a ajouté Volodymyr Zelensky. 


"L'agression contre notre État est injustifiée, invasive et terroriste. Si quelqu'un rédige un rapport dans lequel la victime et l'agresseur sont d'une certaine manière mis sur un pied d'égalité, si certaines données sur la victime sont analysées et que les actions de l'agresseur sont ignorées, cela ne peut être toléré", a ajouté Volodymyr Zelensky dans sa déclaration vidéo quotidienne.

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