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01 septembre 2022

Le Togo et le Burkina Faso veulent exploiter le plein potentiel du corridor Lomé - Ouagadougo


Lomé abrite depuis ce jeudi 1er et ce jusqu'au 2 septembre 2022, une rencontre d’échanges sur le transport, le transit routier et maritime entre le Togo et le Burkina-Faso. Objectif, redéfinir les conditions normatives propices au recalibrage des trafics afin de tirer le plein profit du corridor Lomé-Cinkassé-Ouagadougou.


C'est une rencontre de deux jours portant sur les échanges commerciaux et de coopération. A cet effet, une forte délégation du Burkina-Faso, conduite par le ministre des transports de la mobilité urbaine et de la sécurité routière Mahamoudou Zampaligré prend part à cette aux travaux. Du côté du Togo, la cérémonie d'ouverture a connu la présence du ministres des transports routiers, aériens et ferroviaires Affoh Atcha-Dedji, celui ducommerce, de l’industrie et de la consommation locale Kodjo Adedze, des Travaux Publics Zouréhatou Tcho-Kondo Kassa Traoré, du préfet du Golfe Atabou Kossi. Les deux pays ont aussi dépêché des opérateurs économiques et les présidents des faîtières des transporteurs 


Le Burkina Faso étant un pays enclavé, il fait transiter ses marchandises depuis le port autonome de Lomé. Le corridor qui le relie au Togo est long de plus de 1000 km, un véritable vivier pour le développement économique et des relations commerciales entre les deux états. Le pays des hommes intègres a convoyé en 2021 plus de 4,8 millions de tonnes de marchandises.

 

Pour le ministre Affoh Atcha-Dedji la sécurité des personnes, des biens et des infrastructures, mais surtout des marchandises qui doivent arriver à destination avec un trafic fluidifié vu le volume de marchandises est importante.

 

« La rencontre se situe dans le cadre de bonnes relations entre le Burkina Faso et le Togo. En matière de fret qui quitte le port autonome de Lomé, vers hinterland, le Burkina Faso a un gros volume par rapport aux autres états. L’objectif c’est de renforcer les relations. Il faut surtout la fluidité du trafic. Quand un véhicule quitte le port de Lomé avec des marchandises, il faut qu’il arrive en temps réel et en un temps record au Burkina Faso. Nous allons discuter des problèmes que nous rencontrons au niveau du port, au niveau du corridor Lomé – Ouagadougou, insister notamment sur un point pour ne pas détruire  nos infrastructures très développés. Il faut veiller à ce que nous protégeons les personnes, infrastructures et les biens. Sur ce corridor, l’application du règlement 14 de l’UEMOA est important quand vous voyez beaucoup d’accidents sur les routes c’est dû à des surcharges », déclare le ministre des transports routiers.

Affoh Atcha-Dedji, Ministre togolais des transports routiers, aériens et ferroviaires

Le ministre burkinabè des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière Mahamadou Zampaligre de son côté, espère lever toutes les interrogations qui empêchent une meilleure exploitation de l’axe Lomé-Ouagadougou et trouver les solutions idoines à ces problèmes.


« L’objectif principal, c’est de discuter sur toutes les problématiques, les disfonctionnements qui créent les performances du corridor Lomé-Ouagadougou. Nous avions une multitude d’acteurs sur ce corridor, nous avions assez de questions liées au commerce, au transport et ses moyens. Toutes ces problématiques encadrées par la législation nationale et communautaire rencontrent des difficultés qu’il convient de régler » explique-t-il.

 

Mahamadou Zampaligre, ministre burkinabé des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière

Le vice-président de la faîtière des transporteurs du Togo, Kodjo Rémi Kpadenou se réjouit de cette initiative louable car, elle  permet de mettre sur la table les problèmes du secteur du transport particulièrement le corridor Lomé-cinkassé-Ouagadougou avec toutes les crises multiformes  qui se posent.

Pour rappel, le règlement n°14/2005/CM/UEMOA est relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les états membres de l’union Economique et Monétaire Ouest Africaine.

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