Radio Oreole Flash Info :
latest

728x90

468x60

Affichage des articles dont le libellé est DANS LE MONDE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est DANS LE MONDE. Afficher tous les articles

24 septembre 2021

L'Union Européenne va imposer un chargeur unique pour tous les téléphones portables

 


L'Union européenne a annoncé jeudi son intention d'imposer un format unique de chargeur à tous les fabricants de téléphones portables.

 

La loi proposée par la Commission européenne rendrait obligatoire l'utilisation de câbles USB-C pour la recharge, une technologie déjà adoptée par plusieurs compagnies. C’est une initiative prise au nom des droits des consommateurs et de l'environnement.

 

Le principal récalcitrant est Apple, qui résiste aux efforts d'uniformisation du bloc européen.

 

Les iPhones utilisent la prise de recharge Lightning d'Apple, même si les modèles les plus récents sont munis d'un câble compatible avec une prise USB-C.

 

Cette initiative de l'UE sera certainement applaudie par tous ceux qui ont jamais eu à fouiller dans leurs tiroirs à la recherche du bon fil, mais l'UE veut aussi sabrer dans les 11 millions de tonnes métriques de déchets électroniques générées chaque année par les Européens.

 

Selon la Commission européenne, un résident typique du bloc possède au moins trois chargeurs, dont deux qu'il utilise régulièrement; 38 % des Européens disent avoir été incapables de recharger leur téléphone au moins une fois parce qu'ils ne trouvaient pas le bon chargeur. Quelque 420 millions de téléphones mobiles ou d'appareils électroniques portables ont été vendus sur le territoire de l'UE l'an dernier.

 

Le commissaire du Marché intérieur de l'UE, Thierry Breton, a expliqué qu'il s'agit d'une «étape importante pour augmenter la commodité et réduire les déchets».

 

En vertu du projet de loi, qui doit encore être examiné par le Parlement européen, les téléphones, les tablettes, les caméras numériques, les consoles portables et les écouteurs vendus sur le territoire de l'UE devraient tous être munis d'une prise USB-C.

 

L'UE tente depuis dix ans de convaincre l'industrie d'adopter un format unique, sans succès. Elle semble maintenant avoir décidé de durcir le ton.

Côte d'Ivoire - Crise au RHDP : Alassane Ouattara écarte Adama Bictogo de la direction exécutive du parti

 


Le directeur exécutif du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Adama Bictogo, est-il devenu trop gênant ? Tout laisse à croire que oui. Il a été écarté de la tête du parti par Alassane Ouattara. Le président de la Côte d’Ivoire a chargé un trio composé des ministre conseillers Gilbert Kafana Koné et Cissé Ibrahim Bacongo et de l’ancien ministre des Affaires étrangères Aly Coulibaly a pour réfléchir sur la nouvelle configuration de la direction exécutive du RHDP.


En effet, selon la dernière livraison d’Africa intelligence, le chef de l’État ivoirien vient de sanctionner Adama Bictogo, ancien directeur exécutif du RHDP. Il vient d’être écarté suite à ses conflits de personnes récurrents avec les Premiers ministres successifs Hamed Bakayoko hier et Patrick Achi aujourd’hui.


Un nouveau comité a été mis en place par le Président du RHDP, Alassane Ouattara, pour la restructuration du parti.


Ce comité composé de Cissé Ibrahim Bacongo, Gilbert Kafana Koné et d’Ally Coulibaly va consolider « l’assise du Premier ministre sur l’exécutif », toujours selon le média.


Patrick Achi s’était plaint auprès du chef de l’Etat, de la « trop grande influence » de Bictogo sur le gouvernement au point de tenir régulièrement des réunions avec les ministres au siège du parti présidentiel au détriment des activités gouvernementales. Conséquence, du retard constaté dans la mise en œuvre du Plan national du développement (PND).

23 septembre 2021

Le QR code du passe sanitaire d'Emmanuel Macron et de son PM Jean Castex divulgué par des soignants sur les réseaux sociaux

 


Le QR code du passe sanitaire du président français Emmanuel Macron avait été partagé ces derniers jours sur plusieurs réseaux sociaux. On pouvait y lire le nom du président et sa date de naissance. Les auteurs, des soignants, ont été finalement identifiés. Ils répondront de leur acte.

 

Les soignants qui ont partagé sur les réseaux le QR code d’Emmanuel Macron "ont été identifiés”, a indiqué mercredi l’Assurance Maladie qui a saisi le Conseil national de l'Ordre des médecins.

 

“Une faute déontologique” aux conséquences lourdes pour ses auteurs. Les soignants qui ont partagé sur les réseaux sociaux le QR code du passe sanitaire d'Emmanuel Macron "ont été identifiés", a indiqué mercredi 22 septembre l'Assurance maladie, précisant qu'une saisine de leurs ordres professionnels était "en cours".

 

L'Ordre des médecins a pour sa part indiqué avoir "immédiatement demandé transmission par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) de l'identité des médecins à l'origine de cette divulgation, afin de les transmettre aux conseils départementaux de leurs lieux d'exercice, qui statueront sur les suites disciplinaires à donner". "Le conseil national de l'Ordre des médecins se prononcera par ailleurs sur les suites qu'il donnera en son nom propre à cette atteinte grave au secret médical", poursuit la juridiction ordinale.

 

Le QR code du passe sanitaire d'Emmanuel Macron avait été partagé ces derniers jours sur plusieurs réseaux sociaux. On pouvait y lire le nom du président et sa date de naissance. L'Élysée a confirmé à l'AFP l'authenticité du document, en déplorant que des professionnels de santé aient consulté le dossier vaccinal du président de la République – dont le fameux QR code – et aient fait circuler les données "soit par négligence, soit par malversation".

 

"C'est une faute déontologique, [et] la Cnam a saisi le Conseil national de l'Ordre des médecins, qui est l'instance compétente pour les sujets concernant la déontologie dans le milieu de la santé", a déclaré Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. "Il n'y a pas dans le système de faille technique qui a[it] entraîné une fuite du QR code du président de la République", a-t-il rappelé. L'ensemble des professionnels de santé a accès au système informatique centralisé mis en place dans le cadre de la campagne vaccinale.

 

"C'est ce qui a permis aux professionnels de santé de savoir, quand un patient se présentait, quand [et] où est-ce qu'il avait eu sa première dose, ce qui a permis d'adapter les lieux et de pouvoir faire sa première [dose] dans un lieu et sa seconde dose dans un autre", selon Gabriel Attal.

 

La semaine dernière, c'est le QR code du Premier ministre, Jean Castex, qui avait été diffusé sur les réseaux sociaux, selon un mode opératoire différent : des internautes étaient parvenus à scanner le code à partir d'une photo de presse sur laquelle le chef du gouvernement présentait son passe sanitaire à l'entrée d'un lieu public. Depuis, les QR codes des deux têtes de l'exécutif qui avaient été diffusés ont été remplacés.

 

Selon la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), "l'intégration des passes sanitaires dans une liste d'exclusion visant à permettre la révocation des certificats est possible sous réserve du consentement des personnes concernées ; autrement dit, la révocation n'est possible que lorsqu'une personne demande qu'on désactive son propre passe, parce qu'il a été perdu ou copié et qu'elle craint des fraudes". Le QR code des passes sanitaires contient l'identité de son détenteur et des informations sur son état de vaccination ou son immunité.

 

 

Faure Gnassingbé a parlé à la tribune de l'ONU, les grands axes de son message



Le président togolais Faure Gnassingbé a adressé, mercredi 22 septembre 2021,  un message à la tribune de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en marge de la 76ème session de  l’Assemblée générale de l’institution internationale, ouverte mardi dans la capitale américaine. Il a abordé plusieurs sujets entre autre le terrorisme, le changement climatique, l’éducation et la pandémie du covid-19…

 

Le président Faure Gnassingbé n’a pas fait le déplacement cette année à New York au siège de l’ONU, mais il s'est exprimé via un message vidéo qui a été diffusé mercredi dans la soirée au cours du débat général.

 

le chef de l'Etat a exposé, dans son intervention, , la politique menée par le Togo pour garantir la paix et la stabilité dans la région et lutter contre le terrorisme; une menace pour de nombreux pays de la région et dans le Sahel. Regrettant que jusqu’à présent, seul 50 % des promesses ont été mobilisées, Faure Gnassingbé a réclamé plus d’engagement financier pour faire face à ce phénomène. Ces fonds, selon lui, seront destinés au G5 Sahel et à la MINUSMA.

 

M. Gnassingbé a aussi parlé développement, santé, développement inclusif. Il a notamment mentionné la couverture sanitaire pour les écoliers et la gratuité des frais scolaires.

 

S'agissant du volet économique, le chef de l'Etat a souligné que son pays développait une politique axée sur la transformation agricole et les services logistiques. Il a mentionné la création de la plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) qui s'inscrit dans cette stratégie.

 

Le président togolais a également abordé la question de la covid-19, les mesures prises par son gouvernement pour éradiquer le mal. Il a mis l’accent sur la vaccination, demandant que les sérums soient équitablement répartis partout dans le monde.


L'intervention du N°1 togolais a été fortement acclamée.


DECLARATION DE S.E.M. FAURE ESSOZIMNA GNASSINGBE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE TOGOLAISE

Monsieur le Président de l’Assemblée générale,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais vous adresser mes chaleureuses félicitations et mes meilleurs vœux à l’occasion de la 76ème session ordinaire de l’Assemblée générale de notre Organisation.

Je tiens également à rendre un hommage appuyé au Secrétaire général, Monsieur António Guterres, qui a su, avec son équipe, réinventer l’appareil administratif des Nations Unies pour l’adapter au contexte de la pandémie de la Covid-19, évitant ainsi toute paralysie fonctionnelle de notre Organisation.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Le thème autour duquel nous nous réunissons cette année constitue en fait un appel à l’action. Il nous invite, de façon pressante, à agir immédiatement dans le domaine de la santé, pour mettre fin à la pandémie du coronavirus qui n’a que trop duré. Il nous appelle à nous attaquer aux nombreuses dimensions sociales et économiques de la crise sanitaire.

Monsieur le Président,

Comme celle qui la précède, l’année 2021 est, elle aussi profondément marquée par les effets dévastateurs de la pandémie de la Covid-19. Il y a quelques mois, alors que l’espoir d’une éradication progressive de la pandémie naissait, grâce notamment aux prouesses scientifiques qui ont permis de doter le monde de vaccins, les multiples rebonds inquiètent et le variant Delta finit par nous contraindre à relever, une fois de plus, notre niveau de vigilance. En effet, la pandémie a induit un important rebond de la misère et contribué à creuser davantage les inégalités sociales et l’écart entre les pays développés et ceux en voie de développement. 

Selon la Banque mondiale, la pandémie a déclenché la première récession en Afrique subsaharienne depuis 25 ans. La situation est particulièrement préoccupante dans les pays aux économies fragiles, en particulier les Pays les Moins Avancés (PMA).

Pour surmonter les chocs de la pandémie de la Covid-19, il est urgent que nous nous penchions sérieusement sur la question de la dette des pays en développement. 

Tout en saluant la décision du G20 d’approuver, depuis l’an dernier, l’Initiative de Suspension du Service de la Dette (DSSI), je voudrais exhorter la communauté internationale à répondre favorablement aux conclusions du Sommet de Paris sur le financement des économies africaines pour permettre à nos pays de surmonter les effets de la pandémie et d’assurer une reprise économique durable post Covid-19.

Par ailleurs, mon pays apporte son soutien au dispositif accélérateur « ACT », codirigé par la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), Gavi, l’Alliance du vaccin, et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en partenariat avec l’UNICEF et la Banque Mondiale. L’axe de travail Covax de cette Coalition permet aujourd’hui d’accélérer la mise au point et la fabrication de vaccins contre la Covid-19.

Si cette initiative a contribué à faciliter l’accès aux vaccins des populations les plus défavorisées, la fracture vaccinale reste encore très prononcée et les résultats, largement en-deçà des attentes de ce programme. En effet, pendant que dans les pays du Nord, plus de 50% de la population ont déjà été vaccinés, en Afrique par exemple, environ 1% a reçu le vaccin.

Nos efforts pour éradiquer cette pandémie ne peuvent aboutir sans une égale répartition des vaccins disponibles pour permettre aux populations des pays africains de se faire vacciner massivement.

A cet effet, nous encourageons et soutenons les efforts en cours visant à permettre un accès équitable aux vaccins afin d’assurer de manière effective une immunité collective mondiale.

Monsieur le Président,

A l’image de la disparité qui existe dans l’exercice du droit au vaccin, la reprise mondiale, elle aussi, risque de fractionner le monde en deux blocs. D’un côté, la plupart des économies avancées, qui ont accès aux vaccins et qui peuvent espérer une normalisation rapide des activités ; de l’autre, les pays qui n’y ont pas ou peu accès et qui restent confrontés à une résurgence des infections et à l’augmentation du nombre de décès. Ce tableau d’un monde bipolarisé face à une adversité commune n’est pas celui que nous voulons.

Il est donc de notre responsabilité de faire en sorte que la reprise mondiale bénéficie à tous. Face aux défis actuels du monde, le multilatéralisme ne peut plus se contenter d’être juste un mécanisme diplomatique parmi d’autres. Il doit servir à façonner un ordre mondial, une manière bien particulière d’organiser les relations internationales, qui s’appuie sur la coopération, l’état de droit, l’action collective et les principes d’une coprospérité planétaire.

Monsieur le Président,

L’urgence du moment n’est pas que sanitaire, elle est aussi environnementale. Le climat présente actuellement des signes alarmants. Le changement climatique représente le plus grand défi auquel l’humanité est confrontée depuis ces dernières décennies.

La menace que fait peser le réchauffement global sur les sociétés humaines et les écosystèmes est croissante. Les effets désastreux du changement climatique sur tous les continents sont prégnants, notamment la fonte des glaciers, les ouragans, l’élévation du niveau de la mer et les sécheresses qui favorisent des feux sur des régions entières, plongeant nos populations dans une vulnérabilité profonde.

Plus inquiétant encore, le rapport annuel sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre indique que même si tous les engagements inconditionnels actuels pris dans le cadre de l’Accord de Paris sont mis en œuvre, les températures augmentent nécessairement de 3,2°C ; ce qui aurait des conséquences climatiques encore plus étendues et plus destructrices.

Les efforts collectifs actuels devront donc être multipliés par cinq pour atteindre l’objectif de réduction des émissions de 1,5°C ainsi que le préconise le rapport spécial du GIEC sur le changement climatique et les terres émergées.

Nous devons agir et le faire maintenant. C’est pourquoi mon pays encourage les Gouvernements, les entreprises, les villes et toutes les institutions financières à adhérer à la coalition mondiale pour parvenir à la neutralité carbone. Nous nous réjouissons également que dans la perspective de la COP26 à Glasgow, en Ecosse, les pays représentant plus de 65 % des émissions mondiales de carbone aient pris des engagements ambitieux en la matière et appelons les autres à les rejoindre.

Monsieur le Président,

Dans mon pays, le Togo, bien que, l’effet de la pandémie de la Covid-19 sur les investissements publics en faveur des secteurs sociaux de base ralentit fortement nos efforts à promouvoir le développement humain en lien avec les Objectifs de Développement Durable (ODD), la sécurité humaine et le bien-être des populations demeure au cœur de la politique générale du Gouvernement. Cette nécessité guide au quotidien les initiatives sectorielles en donnant la priorité aux groupes les plus vulnérables que sont les femmes, les enfants et les jeunes. 

La feuille de route gouvernementale adoptée au lendemain de la pandémie, en lien avec le Plan national de développement, traduit notre vision commune, celle de faire du Togo un pays de cohésion et de paix, une nation moderne avec une croissance économique inclusive et durable.

L’atteinte de nos objectifs passe par la réalisation d’actions concrètes qui garantissent, entre autres, l’accès à l’eau potable, l’accès à une éducation et à des soins de qualité, l’accès à l’énergie, l’entrepreneuriat rural et l’agrobusiness, la productivité et la création de richesses, l’emploi et l’autonomisation des femmes et des jeunes, la protection sociale.

De manière spécifique, tout en maintenant une constance dans les progrès déjà réalisés en matière de croissance économique, de réduction de la pauvreté, le Togo ne ménagera aucun effort pour garantir aux populations une véritable harmonie sociale, gage d’un développement inclusif.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Le 26 juillet dernier, l’Assemblée générale a décidé de convoquer la réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle, sous les auspices de son Président, pour 2023. Dans la même logique et afin de garantir l’accès de toutes les couches de la population à des soins de santé de qualité à travers un mécanisme de mutualisation des risques, le Gouvernement togolais a adopté la loi instituant l’assurance maladie universelle afin de permettre aux togolais de mener une vie saine et de connaître le bien-être tout au long de celle-ci.

Il en est de même du programme national d’accompagnement médical et financier de la femme enceinte et du nouveau-né, dénommé « Wezou« , lancé officiellement le 26 août 2021 et qui entend contribuer à la réduction significative de la mortalité maternelle et néonatale. Cette couverture contribuera à améliorer les indicateurs de la santé de la mère et de l’enfant par la gratuité des soins prénataux et maternels pour toutes les femmes enceintes.

Dans le domaine de l’éducation, il convient de souligner qu’après la gratuité des frais de scolarité au préscolaire et au primaire, l’extension progressive des cantines scolaires à l’ensemble des élèves des écoles primaires publiques, la mise en place d’un système de couverture sociale et médicale, le Gouvernement vient de décider, pour le compte de l’année 2021-2022, l’exemption de tout frais de scolarité en faveur des élèves des collèges et lycées publics du Togo.

Cette dernière mesure, qui vise à soulager les parents en leur permettant de préparer sereinement la reprise des classes, s’ajoute à la liste des nombreuses décisions prises par le Gouvernement afin de juguler les impacts négatifs de la pandémie du coronavirus sur les populations togolaises.

En matière de lutte en faveur de l’équité et de l’égalité de genre, de l’avancement des droits des femmes et des filles, mon pays a fait des progrès significatifs ces dernières années. Ainsi, la représentation des femmes dans les instances décisionnelles a évolué, passant de 23% en 2019 à 35% en 2021. C’est dans cette dynamique que le Togo a adhéré au mouvement de solidarité mondiale pour plus d’égalité et d’équité genre dénommé « HeForShe« , lancé par ONU-femmes et dont la campagne nationale a été officiellement lancée à Lomé, le 23 juillet 2021.

Dans le domaine des affaires, le Togo maintient son engagement pour l’amélioration d’un climat propice, favorable à l’éclosion et à la compétitivité des entreprises togolaises et nécessaire à l’attrait des investissements. Les efforts déployés à ce jour ne sont pas vains, en témoigne le classement du Togo, dans le rapport 2021 sur l’investissement dans le monde, publié par la CNUCED, en tant que pays de choix des investissements directs étrangers en 2020 avec une progression de 85% par rapport à 2019.

Les résultats engrangés à ce jour ne font que conforter notre ambition de faire du Togo un centre industriel avec un fort accent sur le partenariat public/privé. Ceci s’est d’ailleurs traduit par la mise en activité de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), l’un des jalons majeurs de notre politique de développement. Ce nouveau parc industriel a pour vocation de combler le manque à gagner local dû à l’exportation des matières premières brutes. Concrètement, il s’agira de créer des chaînes à haute valeur ajoutée grâce à la promotion de l’industrie locale dans les secteurs agro-industriels, tels que le coton, le soja, le sésame, le café, le cacao et la volaille.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Pendant plus de 75 ans, notre Organisation a œuvré sans relâche à la promotion de la paix et de la sécurité internationales, notamment à travers l’alerte précoce et la prévention des conflits, l’assistance électorale et l’observation des processus électoraux, ainsi que le maintien et la consolidation de la paix. Mais la menace s’intensifie et se diversifie.  Partout sur notre planète, l’intolérance et l’extrémisme religieux font de nombreuses victimes.

L’Afrique paie le plus lourd tribut. Une réponse mondiale est donc urgente pour soutenir les efforts des pays africains et des Organisations régionales pour lutter contre ce fléau qui menace de s’installer durablement sur le continent.

Pour ce faire, les difficultés de financement du G5 Sahel et même de la MINUSMA doivent être surmontées diligemment. Il est en effet incompréhensible qu’à ce jour, près de 50% des contributions annoncées n’aient pas été décaissées et que la MINUSMA soit, elle aussi, confrontée à des contraintes budgétaires pour assurer son soutien logistique au G5 Sahel.

Monsieur le Président de l’Assemblée Générale,

Mesdames et Messieurs,

La prospérité mondiale repose sur la paix et la stabilité dans les régions touchées par des conflits. Dès lors, le Togo réitère l’appel commun des Etats membres du G7 en vue d’un cessez-le-feu global, partout sur la terre.

Je reste convaincu que grâce à la mutualisation de nos efforts, la présente session de l’Assemblée Générale contribuera significativement à renforcer la détermination de nos Etats à faire de notre planète, un monde plus sûr et pleinement engagé pour le bien-être de nos peuples.

Je vous remercie.

Crise politique au Bénin : Première rencontre en 5 ans entre Patrice Talon et Yayi Boni, Faut-il voir un début de réconciliation ?

 


Au Bénin, cinq ans après leur dernière rencontre, le président Patrice Talon a reçu le 22 septembre son prédécesseur Thomas Boni Yayi, au palais présidentiel de Cotonou. À l'issue de leur entretien à huis clos d'un peu moins d'une heure de temps, Thomas Boni Yayi a déclaré qu'il n'y avait pas de problème profond entre eux. Comment cette rencontre a-t-elle été possible ? Faut-il y voir une véritable réconciliation entre les deux hommes ?

 

C’est la première rencontre entre les deux hommes depuis 2016. Cette rencontre était très attendue compte tenu du climat politique très tendu au Bénin. La rivalité entre Boni et Talon a atteint son summum,  aggravée par  la crise électorale. Il était nécessaire d’apaiser la situation.

 

Jusqu’ici l’opposition formulait ses revendications à l’occasion des meetings, les points de presse ou via les réseaux sociaux. Boni Yayi a décidé de les porter directement au président Talon dans son palais et sans témoins. La démarche est nouvelle. Du coup, cette rencontre, inimaginable encore la veille, est interprétée par des observateurs comme le début d’un processus.

 

L’ancien président a également expliqué avoir formulé des demandes, dont la libération des détenus politiques et d'opinion, et la fin des arrestations politiques pour permettre le retour des exilés.

 

Une question : les deux hommes sont-ils maintenant prêts à tourner la page et à faire des concessions de taille ? Publiquement Patrice Talon n’a rien dit sur les réclamations de son prédécesseur : libération des prisonniers politiques et retour des exilés. Mais il n’y a pas que ça, le calendrier électoral prévoit des élections législatives en 2023.

22 septembre 2021

Bénin : Un directeur prend service dans une école fantôme, sans salle de classe... ni élève

 


Alors que la rentrée scolaire avait lieu lundi au Bénin, des images publiées sur les réseaux sociaux montrant une cérémonie de passation de charge entre un ancien et un nouveau directeur d’une école primaire sans aucune infrastructure mettent en lumière les failles du système scolaire dans certaines villes du pays.

 

Sur les images postées le 15 septembre et qui ont été partagées plus d’une centaine de fois sur Facebook, on voit deux hommes tenant des documents en pleine brousse.

 

La scène s’est déroulée la veille à Egbédjè, un village de la commune de Kétou dans le sud-est du Bénin. D’après nos informations, il s’agit d’une cérémonie de passation de charge entre l’ancien directeur de l’école primaire publique du village et son successeur, qui venait d’être nommé par le ministère des Enseignements maternel et primaire.

 

Dans une vidéo de cette cérémonie qui a également circulé sur Facebook, on peut entendre une voix dire en fon, la principale langue du Bénin : "Voici des tables et bancs dans la brousse et on dit que c’est une école".

 

"Des directeurs refusent de faire passer les enfants en classe supérieure parce qu’ils n’ont pas assez de salles"

 

Mais Thierry Dovonou, secrétaire général du Syndicat national des professeurs permanents et contractuels du Bénin (Synappec) qui a été alerté par ses collègues, estime que ce n’est pas un cas isolé.

 

« Ces directeurs se sont pris en photo pour dénoncer le manque d’infrastructures scolaires dont souffre le secteur de l’éducation. Cette école manque de tout, il n’y a pas de salles de classe, il n’y a pas de tables-bancs, pas de commodités et pourtant les autorités y ont envoyé des directeurs. Pour quoi faire ? Nous ne pouvons que nous indigner devant une telle situation ».

 

« Aujourd’hui, il manque encore des milliers de salles de classes dans l’enseignement primaire et secondaire. Dans certaines localités, pour pallier à ce manque d’infrastructures scolaires, des élèves de différents niveaux sont regroupés dans une même salle avec des effectifs pléthoriques : les écoliers du cours initial (CI) avec ceux en cours préparatoire (CP) ou des écoliers de cours moyen 1 (CM1) avec ceux du cours moyen 2 (CM2).  Et des fois, les directeurs refusent même de faire passer les enfants en classe supérieure parce qu’ils n’ont pas assez de salles ».

 

« Travailler dans ces conditions impacte beaucoup sur l’évolution des écoliers. Le manque d’infrastructures est un véritable problème au Bénin. Le travail est encore colossal ».

 

Contactée par la rédaction des Observateurs de France 24, Aminata Dia, chargée de communication du ministère des Enseignements maternel et primaire, évoque un dysfonctionnement au sein des services du ministère :

 

« Il y a bien une école qui existe dans ce village. Elle a été créée en 2014 en suivant la procédure de création d’une école en vigueur et le ministère a pris toutes les dispositions pour y nommer un directeur. Mais il faut rappeler qu’après un conflit entre éleveurs et agriculteurs, il y a trois ans, les populations ont fui la zone. Elle n’était donc plus viable et l’école n’a pas vraiment évolué », explique t-elle.

 

« Mais les autorités locales et le chef régional pédagogique devraient remonter l’information selon laquelle les populations ne sont pas encore là ou qu’elles reviennent petit-à-petit. Auquel cas, il faut réhabiliter l’école. Cela n’a pas été fait. Mais vu que l’école existe bien dans les fichiers, il est normal qu’un directeur y soit affecté », a-t-elle indiqué.

 

« C’est  un dysfonctionnement tant au niveau des services déconcentrés du ministère qu’au niveau des autorités locales et communales. La responsabilité doit être partagée », martèle t-elle.

 

Source : France 24

21 septembre 2021

Guinée : La junte met la main sur une fortune monstrueuse appartenant à l’ancien ministre de la défense d’Alpha Condé

 


Déclenchée par la junte qui a pris le pouvoir en Guinée juste après la chute d’Alpha Condé le 5 septembre 2021, «l’Opération main propre» dirigée contre les anciens dignitaires du régime commence à livrer ces lots de résultats. L’un des dossiers bouclés est celui de l’ancien Ministre de la Défense et chargé des affaires présidentielles. L’Etat des lieux révèle un trésor colossale, gigantesque appartenant au Docteur Mohamed Diané.

 

Le Conseil national pour le retour à la démocratie (CNRD), après inventaire des biens de l’ancien ministre, indique avoir pris « la main dans le sac pour des faits de détournements de deniers publics », l’ancien proche du président Condé.

 

« Nous vous livrons ici le dossier que nous venons de boucler sur le cas de l’ancien Ministre de la Défense et chargé des affaires présidentielles, Docteur Mohamed Diané », peut-on lire dans une déclaration du CNRD :

 – 60 millions de dollars (600 milliards de francs guinéens) cash récupérés dans la cave de son domicile personnel

– 75,8 kg d’or 22 carats valant près de 40 milliards de francs guinéens
– 17 diamants 2 carats valant près de 10 milliards de francs guinéens
– 47 villas entre le quartier Camayenne et Kagbélén
– 53 immeubles : dont 35 à Conakry, 4 à Kindia, 7 à Kankan, 3 à Labé, 4 à N’Zérékoré
– 18 voitures de Luxe neuves
– 75 parcelles nues à Conakry
– 200 hectares à Dubréka
– 1500 hectares à Forécariah
– 2000 hectares à Kankan
– 7 hôtels
– 25 fours à pain
– 7 usines production d’eau en bouteille
– 16 fermes avicoles de plus de 2 millions de poussins au total
– 5 usines de production de jus de fruit naturel
– des parts dans plusieurs sociétés de la place dont : la CBG, Orange Guinée, la GAC, la SMD, la SAG
– 13 concessions minières à Boké, Dinguiraye et Suguiri
– des parts dans le business d’importation de distribution du carburant avec plus de 70 camions citernes à travers le pays
– l’exclusivité du business d’exportation des noix de cajou
Tout ceci pour un total, de 1,2 milliard de dollars”.

Coup d’Etat manqué ce mardi au Soudan

 


Les autorités soudanaises affirment avoir déjoué une tentative de coup d’État ce mardi 21 septembre 2021. Le pouvoir accuse les partisans de l’ancien président Omar el-Béchir, d’avoir orchestré ce coup de force manqué. Khartoum affirme aussi que la situation est sous contrôle et avoir procédé à des arrestations.

 

L’information a d’abord été rapportée par la télévision d’État avec ce message accompagné de clips de chants patriotiques et diffusés en boucle : « Il y a eu une tentative de coup d’État manquée, le peuple doit y faire face. ». Dans la foulée Mohamed al-Faki Suleiman, le porte-parole du Conseil de souveraineté, l’organe qui dirige la transition, a diffusé un communiqué rassurant : « Tout est sous contrôle et la révolution est victorieuse. »

 

Selon un membre de ce Conseil, les putschistes - des unités blindées de l’armée soudanaises - ont tenté mardi matin de prendre le contrôle de plusieurs ponts reliant Khartoum et Omdurman, dans le but de s’emparer de locaux des médias d’État. Cet axe entre la capitale et sa ville jumelle, située sur l’autre rive du Nil, est réputé pour être stratégique. En fin de matinée, l’accès au pont restait bloqué.

 

La dernière de ces unités blindées se serait rendue en fin de matinée. Khartoum accuse donc des proches de l’ex-président Omar el-Béchir d’être derrière cette tentative et annonce des arrestations d’« officiers », mais aussi de « civils », selon le ministre de l’Information Hamza Baloul. « Les chefs du complot manqué » ont été arrêtés, assure-t-il.

 

La présidence du Conseil des ministres soudanais explique avoir eu l’information sur cette tentative de putsch dès lundi, ce qui lui aurait permis de la déjouer. Une réunion des forces de sécurité est actuellement en cours à Khartoum. Les autorités soudanaises ont déjà déploré plusieurs tentatives de renversement depuis la révolution, toutes attribuées à des partisans de l’ancien régime.

 

Dans une allocution télévisée, le Premier ministre, Abdalla Hamdok, a déclaré que le complot avait été fomenté par des personnes appartenant pour certaines d'entre elles à l'état-major de l'armée, ce qui avait permis de procéder à des arrestations. Il a assuré que cette tentative de putsch n'entraverait pas la transition vers la démocratie au Soudan.

19 septembre 2021

Guinée : "Nous sommes des soldats, donc pas besoin de voyager et nous n’avons rien à geler sur nos comptes", de colonel Doumbouya à la CEDEAO


Au  lendemain de la visite des présidents Alassane Ouattara de la Côte d'Ivoire et et Nana Akufo Addo du Ghana à Conakry, la junte guinéenne a organisé son premier point de presse. Cette rencontre a été entièrement consacrée au bilan passage des émissaire de la Cédéao. Le CNRD a répondu du tic au tac aux exigences et sanctions décidées par l'organisation ouest africaine.


L’organisation ouest africaine a décidé de sanctions ciblées contre les responsables de la junte, exigé une transition courte de six mois, et également la libération « sans conditions » du président renversé Alpha Condé.

 

Une conférence de presse d’une vingtaine de minutes, avec seulement quatre questions de journalistes autorisées. Interrogé sur l’organigramme du Comité, sa composition, le porte-parole du CNRD assure : « vous aurez une liste très bientôt ».


Les échanges avec la délégation de la Cédéao ont été « très francs et sincères », selon le colonel Amara Camara, porte-parole de la junte qui animait la rencontre avec la presse. Concernant Alpha Condé, il a rappelé que les présidents ghanéen et ivoirien ont pu le rencontrer vendredi. Quel sera son sort ? « L’ancien président demeurera en Guinée dans un lieu choisi par le CNRD. Toutes les mesures seront prises pour le respect de son intégrité physique et morale. Il est en lieu sûr, je ne pourrais pas vous en dire plus aujourd’hui », conclut-il.


Sur le délai de six mois demandé par la Cédéao pour organiser des élections, « Le colonel Doumbouya » a répondu qu’il était « important que l’organisation écoute les aspirations légitimes du peuple, il a rappelé les concertations nationales en cours » et affirmé que « seul le peuple de Guinée décidera de son destin » indique le colonel Amara Camara.

 

Enfin sur les sanctions ciblées à l’encontre des membres du CNRD, les échanges là-dessus ont été « très brefs », affirme-t-il. Selon lui, le colonel Doumbouya a répondu : « Nous sommes des soldats. La mission pour nous se passe en Guinée, donc pas besoin de voyager. Et nous n’avons rien à geler sur nos comptes ».

17 septembre 2021

Algérie: l'ancien président Abdelaziz Bouteflika est mort


Citant une source officielle, l'Agence-France Presse annonce la mort de l'ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika. Il est décédé à l'âge de 84 ans. Information confirmée plus tard par la télévision nationale algérienne.


 Depuis sa chute spectaculaire en avril 2019 sous la pression de l'armée et de la rue, l’ancien chef de l’État était resté retranché dans la solitude dans sa résidence médicalisée de Zeralda, à l'ouest d'Alger. Les télévisions officielles se sont contentées d'annoncer le décès de l'ex-chef de l'État, sans toutefois interrompre leurs programmes pour lui consacrer des émissions spéciales.

Retour sur la vie de l'homme


Abdelaziz Bouteflika naît en 1937 à Oujda, au Maroc, où son père avait émigré très jeune, mais il n’oublie pas ses racines. Quand en 1956, en pleine guerre d’Algérie, les indépendantistes demandent aux étudiants de rejoindre le mouvement de libération nationale, il entre très vite au FLN. Il devient même secrétaire particulier du colonel Boumédiène.

En 1962, il n’a que 25 ans lorsque l’Algérie obtient son indépendance. Abdelaziz Bouteflika est nommé ministre de la Jeunesse puis ministre des Affaires étrangères, le plus jeune à ce poste dans le monde. Il l’occupera pendant 16 ans, à une époque où son pays joue un rôle important au sein du mouvement des non-alignés. Avec ses yeux clairs et ses costumes trois-pièces, il se fait apprécier des pays du Sud dont il porte la parole, et notamment des gouvernements révolutionnaires latino-américains où il compte de puissants amis.

À la mort de son mentor Houari Boumédiène, il est écarté de la vie politique, poursuivi pour détournement de fonds. Abdelaziz Bouteflika laisse passer l’orage. Il passe son exil en Suisse et aux Émirats arabes unis, jusqu'à son retour en en Algérie en 1987. Il entame une ascension politicienne de douze ans qui, après la décennie noire, le conduit en 1999 à la présidence avec le soutien des militaires et après le retrait de tous ses adversaires.

Un cinquième mandat de trop

Il arrive à l'âge de 62 ans à la tête d’une Algérie meurtri par la guerre civile qui a fait entre 90 000 et 150 000 morts. Abdelaziz Bouteflika s’engage à mettre fin à la fitna, la discorde. 6 000 hommes rendent les armes, la tension se relâche, même si le terrorisme est loin d’être éradiqué. 

Après deux mandats, il modifie la Constitution, ce qui l'autorise à rester au pouvoir pour un troisième, puis un quatrième mandat qu’il commencera dans un fauteuil roulant, affaibli par un accident vasculaire cérébral en 2013. Ce quatrième mandat se déroule sur fond de dégringolade des prix du pétrole pour une économie très dépendante des hydrocarbures. Les caisses sont vides et il n'est plus possible d'acheter la paix sociale, comme en 2011 quand le Printemps arabe balaie la région.

À l'annonce de sa candidature pour un cinquième mandat, des manifestations inédites vont avoir lieu dans le pays et vont déboucher sur le mouvement du « Hirak ». Jusqu'au bout, le président affaibli aura tenté de s'accrocher au pouvoir. Mutique et paralysé, il est finalement acculé à la démission par le chef de l'armée, le 2 avril 2019, après six semaines de mobilisation populaire massive. Ce jour-là, il était apparu pour la dernière fois à la télévision pour annoncer qu'il jetait l'éponge.