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01 décembre 2022

Togo : L'Assemblée nationale entame l'étude en commission du projet de loi de finances exercice 2023


Adopté il y a quelques semaines par le gouvernement togolais,  le projet de loi de finances, exercice 2023, est désormais sur le bureau de l'Assemblée nationale. Les travaux de l'étude en commission ont démarré ce jeudi 1er décembre 2022 sous la houlette de la présidente Yawa Djigbodi Tsègan.


Ces travaux permettront aux parlementaires de mener des réflexions en vue d’examiner en profondeur, les perspectives économiques et financières prévues par le gouvernement pour l’année 2023. Des dispositions qui concernent tous les secteurs d’activités vitaux et vont couvrir entre autres les besoins sociaux, favoriser et améliorer les réformes structurelles conformément à la feuille de route gouvernementale 2022-2025. Elles couvrent également le renforcement de l’équité et de l’égalité dans le cadre de la budgétisation sensible au genre, le programme d’urgence dans la région des savanes et les mesures fiscales à caractère social.


Cette cérémonie a connu aussi la présence du ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya et du ministre chargé des relations avec les institutions de la République, Christian Trimua et de Pré Simféitchéou, ministre, conseiller du Président de la République.


Le président de la commission des finances et du développement économique, Mawussi Djossou Semodji, a invité ses collègues députés à l’assiduité et a insisté sur l’ampleur du travail à accomplir.


Selon le Ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, l’élaboration du projet de loi de finances ainsi que son étude demeurent une obligation strictement encadrée par la Constitution, le règlement intérieur de l’Assemblée nationale et les textes communautaires notamment la loi organique relative aux lois de finances de 2014.


Il a, en outre remercié les élus pour leur implication dans l’élaboration des textes législatifs pour le pays et dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale.


La Présidente de l’Assemblée nationale a, dans son mot de circonstance, précisé la nécessité de mettre à la disposition du Gouvernement et dans les délais requis, un outil de financement de sa politique qui assure aux concitoyens des jours heureux sous le leadership du Président de la République.


3Ce résultat n’est pas le fruit du hasard mais le couronnement des efforts de stabilisation macroéconomique inspirés par Son Excellence Monsieur le Président de la République dont les capacités d’anticipation ont été toujours salutaires pour le Togo. Je voudrais ensuite saluer la mobilisation des honorables députés qui, grâce aux diverses actions de renforcement de leurs capacités depuis le début de notre législature avec l’appui multiforme des partenaires en développement, améliorent d’année en année leurs contributions à l’étude des projets de loi de finances. L’innovation introduite cette année consistant à faire étudier par toutes les commissions permanentes les Documents de programmation pluriannuelles des Dépenses (DPPD) des secteurs ministériels relevant de leur compétence, promet d’apporter des contributions plus constructives et plus approfondies à l’étude en commissions du projet de loi de finances. Déjà les premières leçons apprises des travaux préparatoires augurent des discussions fructueuses à cet égard", a expliqué Yawa Djigbodi Tsègan.


Par ailleurs, la Présidente de l’assemblée nationale a invité les parlementaires à s’impliquer davantage au cours de l’étude pour un contrôle réussi de l’action gouvernementale.

A noter que le projet de loi de finances, exercice 2023, est projeté à 1.957,9 milliards de francs CFA en ressources et charges contre 1875,8 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectificative 2022, soit une hausse de 4,4%.



Togo : L'Assemblée nationale adopte une nouvelle loi pour redynamiser l’industrie du textile et de l’habillement


L’industrie du textile occupait une place prépondérante dans l’économie nationale. Depuis quelques années, face à la concurrence internationale, elle a perdu de son éclat. Pour remettre au gout du jour, le textile, le Togo met en place un cadre législatif spécifique à l’industrie du textile et de l’habillement.


Cette loi portant statut de la zone franche industrielle au Togo, a été adoptée, ce 30 novembre 2022, à l’unanimité par la représentation nationale. Le vote est intervenu au cours de la sixième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année 2022. Elle a été présidée par Mme Yawa Djigbodi Tsègan, présidente de l’Assemblée nationale, avec la présence effective de Madame Kayi Rose Mivedor, ministre de la promotion de l’investissement et Christian Trimua, ministre des Droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté, des relations avec les institutions de la République.


Ce nouveau cadre juridique vise à améliorer davantage le climat des affaires et permettra de créer des emplois et la richesse au profit des Togolais. Il offre des avantages aux investisseurs et entreprises œuvrant dans le domaine du textile et prévoit des mesures innovantes.


Sur le plan fiscal, il convient de relever, la stabilisation du taux d’impôt sur les sociétés, sur les dividendes et la patente à 10% à compter de la 9ème année et pour le restant de la durée de vie de la société.


En ce qui concerne l’impôt sur le revenu des personnes physiques expatriées, il est exonéré sous réserve de la convention de non double imposition et la preuve de paiement.


Par ailleurs, la loi fait une part belle à certaines catégories d’impôt et taxe en les exonérant. Il s’agit de la taxe foncière, l’impôt sur le revenu dû aux services d’assistance technique étrangère, les droits et taxes non expressément visés. Il est prévu aussi une réduction de 50% de tous droits et taxes de douane et de la TVA s’agissant des véhicules utilitaires.

En matière du droit de travail, deux dérogations particulières au code du travail retiennent l’attention : 48 heures de travail par semaine et 14 jours de congés annuels.

S’agissant des intérêts générés par le présent projet de loi, il importe de souligner le développement des industries de transformation locales, la création de richesses et d’emplois, le renforcement de l’attractivité.

Madame Kayi Rose Mivedor, ministre de la promotion de l’investissement a exprimé la reconnaissance du gouvernement à la représentation nationale pour sa recherche permanente du mieux-être dans l’intérêt commun. Elle a salué le dynamisme de l’institution dans la création d’emplois et de la valeur ajoutée en s’appuyant sur les forces de l’économie particulièrement le textile.


« Avec la loi que vous venez d’adopter, nous optons pour le développement d’une chaine de valeur totalement intégrée allant de la production du coton, matière première de base, à la confection de vêtements. C’est un pari que nous comptons gagner avec le soutien du secteur privé national et international ainsi que des autres partenaires », a indiqué Madame Kayi Rose Mivedor, ministre de la promotion de l’investissement.


La Présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Djigbodi Tsègan, s’est félicité de l’engagement du gouvernement à doter le Togo de cet instrument juridique, qui repositionnera le pays sur l’échiquier économique régional et international. Elle s’est ensuite réjouie du dynamisme qui prévaut au sein de l’hémicycle en ce qui concerne le vote des lois.

« Nos débats s’enrichissent de nos diversités, de nos expertises. Je pense que c’est une très bonne dynamique et que nous puissions continuer à donner le meilleur de nous-mêmes pour toujours voter des lois qui permettent une application effective et efficiente au niveau du gouvernement pour le bonheur de nos populations », a précisé Mme Yawa Djigbodi Tsègan, Présidente de l’Assemblée nationale.


Par ailleurs, la Présidente de l’Assemblée nationale a exhorté vivement tous les députés à participer aux travaux d’étude du projet de loi de finances, gestion 2023 qui débuteront le jeudi 1er décembre 2022, aux côtés de la commission des finances et du développement économique.





30 novembre 2022

Togo : la fintech SEMOA, partenaire du CETEF pour la digitalisation de la billetterie de la 17ème Foire International de Lomé


Le Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF-LOME) a signé un partenariat avec SEMOA pour la digitalisation de la billetterie de la 17e Foire Internationale de Lomé.


Les précisions dans le communiqué de presse ci-dessous

 Lomé, le 21 octobre 2022 

Le Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF-LOME) et la fintech SEMOA ont scellé un accord de partenariat innovant pour la digitalisation de la billetterie de la 17ème édition de la Foire Internationale de Lomé. 


Grâce à cet accord, SEMOA permettra au CETEF d’émettre des tickets numériques afin de fluidifier le trafic à l’entrée de la 17ème Foire internationale de Lomé qui se déroule à Lomé du 30 novembre au 18 décembre 2022. Grâce à sa solution de digitalisation événementielle « Yem », SEMOA va accompagner le CETEF dans son projet innovant de digitalisation de sa billetterie. L’expertise de SEMOA dans ce sens n’est plus à démontrer. 


La fintech togolaise a déjà accompagné des évènements de grandes envergures au Togo et dans la sous-région dont des matchs internationaux des Eperviers, l’équipe nationale togolaise de football. En optant pour Yem, la plateforme digitale de billetterie de SEMOA, le CETEF promeut, sous l’impulsion du Ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, le « Made in Togo » et accompagne ainsi, la politique nationale de promotion de la consommation locale à travers le soutien à l’entrepreneuriat des jeunes au Togo. 


Ce sera une première dans l’histoire de la Foire internationale de Lomé, concrétisant ainsi la grande vision de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE de faire de notre pays, un hub digital en Afrique. 


 « La plateforme de SEMOA répond bien à nos attentes. C’est pourquoi nous avons signé ce partenariat avec la fintech afin qu’elle prenne en charge la billetterie de la 17ème Foire Internationale de Lomé (FIL). Notre ambition, c’est de trouver des solutions innovantes pour l’organisation de la Foire internationale de Lomé dont le segment de la billetterie. Notre objectif c’est d’éviter les longues queues qui fatiguent les visiteurs et en même temps de sécuriser la billetterie. Nous avions besoin d’innovation et nous savons que les attentes en termes de visites de cette foire de la relance post-covid sont grandes. Les visiteurs peuvent donc acheter leurs tickets depuis chez eux avec leur smartphone », a déclaré Comlan Nomadoli YAKPEY, Secrétaire Général du Ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, provisoirement au poste de Directeur par intérim du CETEF-Lomé.


Pour Josué Pgnozi TCHAH, Responsable Produits et Acquisition Clients chez SEMOA : « SEMOA est satisfait et reconnaissant. C’est le couronnement des efforts fournis depuis six ans dans la recherche de solutions pour apporter un plus dans le quotidien des populations. Nous donnerons le meilleur pour réduire autant que possible les longues queues et réduire le temps d’attente pour accéder au site de la Foire internationale de Lomé. Nous sommes fiers de relever ce challenge pour cet événement d’envergure pour l’économie nationale et sous régionale ». 


La digitalisation de la billetterie sera matérialisée via trois canaux. Les visiteurs de la 17ème Foire internationale de Lomé peuvent payer leurs billets directement avec leurs smartphones via la plateforme digitale de billetterie : https://yem.tg ou via le chatbot WhatsApp de SEMOA (+22899050505). 


Des terminaux de paiements électroniques seront déployés lors de la foire pour ceux qui n’auront pas la possibilité d’utiliser des smartphones. 


 SEMOA SEMOA est une fintech panafricaine avec une présence dans six pays, qui dessert, non seulement les banques et institutions financières, mais aussi l’ensemble de leurs clients et prospects. 


Elle adresse les problématiques de digitalisation sous deux angles.

Premièrement, la relation client. SEMOA offre aux entreprises et en particulier aux Banques, Microfinances, EME, un canal de communication professionnel, innovant et sécurisé via WhatsApp. 


Deuxièmement, SEMOA adresse les problématiques de digitalisation des transactions en proposant une plateforme, d’encaissements et de paiements digitaux via Mobile Money, Carte bancaire, comptes et applications bancaires. 


Pour de plus amples informations, veuillez consulter : https://www.semoa-group.com – WhatsApp Banking, la relation bancaire de demain. Contact Presse CETEF : Judith RADJI DJERI Email : judith@cetef.tg Mob : + 228 90 04 92 66 / + 228 99 48 28 58 Site web : www.cetef.tg Contact Presse SEMOA : Carlos TOBIAS E-mail : presse@semoa-group.com Mob : 00228 90 26 38 54

29 novembre 2022

Economie : les conseils de Faure Gnassingbé au nouveau Gouverneur de la BCEAO Jean-Claude Kassi Brou


Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé s’est entretenu ce 28 novembre 2022 avec le nouveau gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), au lendemain de son installation officielle.


Monsieur Jean-Claude Kassi Brou a exprimé sa reconnaissance au chef de l’Etat, pour lui avoir fait confiance et s’est félicité de ses sages conseils pour la réussite de sa mission.


Le Gouverneur de la BCEAO s’est également réjoui de la tenue à Lomé du premier sommet en présentiel sur l’Industrie financière africaine (AFIS), une rencontre internationale en phase avec la Stratégie régionale d’inclusion financière et les défis socioéconomiques de l’Union.


Pour rappel, Monsieur Jean-Claude Kassi Brou a été désigné Gouverneur de la Banque centrale par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA à l’issue du sommet extraordinaire du 4 juin 2022. Il a été officiellement installé le 25 novembre dernier.


La BECEAO est l’institution d’émission commune aux huit Etats membres de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) que sont le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.


Avec la présidence de la République Togolaise

28 novembre 2022

Edition 2022 de l'AFIS à Lomé : Faure Gnassingbé met l'accent sur 4 missions de l'Etat pour le futur de la finance africaine


Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a officiellement ouvert ce lundi les travaux de l’édition 2022 de l’Africa financial industry summit (AFIS). Dans son allocution d’ouverture, le chef de l’Etat s’est réjoui du choix porté sur le Togo, “terre d’accueil et d’encouragement des institutions financières”, et sa capitale, “reconnue comme un acteur important en matière d’industrie financière, dans la sous-région et sur le continent”, pour l’organisation de cet événement.

Le leader togolais est également revenu sur la nécessité de repenser l’avenir de la finance africaine, avec l’implication effective des pouvoirs publics et du secteur privé.


Retrouvez l’intégralité de son discours. 

Madame le Premier ministre

Madame la Présidente de l’Assemblée nationale

Madame, Messieurs les Présidents des institutions de la République

Monsieur le Directeur général de Jeune Afrique Media Group

Monsieur le vice-président pour l’Afrique de la Société Financière Internationale

Mesdames, Messieurs les ministres

Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques et consulaires

Mesdames, Messieurs les gouverneurs de banques centrales

Mesdames, Messieurs les régulateurs du secteur des assurances

Mesdames, Messieurs les responsables des marchés financiers

Mesdames, Messieurs les députés

Mesdames, Messieurs les Directeurs généraux de sociétés publiques et privées

Chers participants Honorables invités

Mesdames, Messieurs des media Mesdames, Messieurs

Chers amis,

Vous le savez, le Togo a une longue tradition d’accueil et d’encouragement des institutions financières et notre capitale est reconnue comme un acteur important en matière d’industrie financière, dans la sous-région et sur le continent.

D’ailleurs, beaucoup d'entre vous sont des habitués de la capitale togolaise et je me réjouis de reconnaitre dans cette salle ce matin nombre de ceux avec qui j’ai eu ces dernières années, maints entretiens.


A quelques pas des sièges d'Ecobank, de la BIDC, de la BOAD, d'Orabank et de la CICA-RE, les occasions de séjourner au 2 Février ne manquent pas !

Mais, si le cadre vous est familier, la conjoncture mondiale l'est assurément moins.

Comme beaucoup ici, je partage le sentiment que nos échanges au cours de ce forum sur le secteur financier africain interviennent à un moment important.

La Covid-19 et la guerre en Ukraine ont profondément bouleversé la structure de l'économie mondiale, et de nombreux craquements fissurent aujourd'hui la charpente de nos économies.

En avril 2020, le Brent était à 20 dollars, pour culminer à environ 120 dollars en juin dernier et se stabiliser autour des 90 dollars actuellement. Et que dire des taux d'intérêt ?

Fin 2021, le marché estimait que la probabilité que les taux de la Fed dépassent 2,5% en décembre 2022 était nulle. Une majorité des investisseurs s’attendaient à des taux en dessous de 0,75%. Aujourd'hui, la quasi- totalité des investisseurs anticipent des taux autour de 4,5%.

Il serait ensemble dangereux de sous-estimer les conséquences de ces bouleversements, en particulier pour les plus fragiles de nos concitoyens, mais également pour l’ensemble des acteurs économiques et financiers impliqués dans le développement de notre continent.

Jour après jour, nous nous efforçons de répondre aux multiples facettes de cette crise globale qui implique aussi bien des aspects sécuritaires, climatiques, et inflationnistes que des déséquilibres et des dysfonctionnements dans les chaînes logistiques.

Les réponses sont souvent difficiles à formuler et plus encore à mettre en œuvre, parce que de nombreuses problématiques s’imbriquent et que la question du financement des programmes d’action demeure un enjeu déterminant.

Les opportunités d'en débattre ne manquent pas et je suis certain que vos travaux de ces prochains jours apporteront des éclairages essentiels à la prise de décision des pouvoirs publics et des Institutions Financières Internationales qui sont pour nous, des partenaires importants.

Mais je voudrais prendre le temps aujourd'hui de regarder vers l’avenir.

Car ce moment de recomposition laisse entrevoir un paysage financier transformé. Ce sommet est une belle occasion pour penser l'avenir de la finance africaine.

Ce futur, Mesdames, Messieurs, nous le construirons ensemble. Je m'adresse à vous aujourd'hui avec une conviction forte : l'avenir de la finance africaine se construira sur la collaboration étroite entre les gouvernements et le secteur bancaire.

Je reviendrai sur le rôle de l'État dans la recomposition du secteur financier africain. Mais je veux tout de même commencer en rappelant une évidence : sans secteur privé, notre système financier perdrait sa raison d'être.

Car le rôle du banquier -votre métier- n'est pas simplement le financement, mais le financement des bons projets. Et vous le savez bien, la leçon principale du monde des affaires est que les opportunités pour perdre de l'argent ne manquent pas.

La carrière du banquier est tout entière dédiée à séparer le bon grain de l'ivraie.

Sans votre discernement, le système financier serait condamné au gâchis et à l'arbitraire. Après deux ans de crises continues, le gaspillage est un luxe que peu peuvent se permettre. Et certainement pas l'Afrique.

Plus que jamais, les investissements de qualité sont le socle du développement africain. Car sans eux, comment accroître notre capacité de transformation industrielle ? Comment construire les ports, routes et centrales énergétiques si nécessaires à l'ambition de la ZLECAf ?

Mesdames, Messieurs, votre savoir-faire est ainsi votre responsabilité. De vos efforts et de votre sagacité, dépend une bonne part de la prospérité.

Le Togo revendique cet attachement au rôle du secteur privé dans le système bancaire.

L'État doit vous épauler dans cette tâche. Notre succès commun dépend de cette collaboration entre les pouvoirs publics et le secteur financier.


De notre côté, je vois quatre grandes missions.


  • Tout d’abord, l’État doit promouvoir un environnement des affaires attractif.  

Combien d'investisseurs étrangers, s'étant rarement rendus sur notre continent, se représentent un environnement des affaires anarchique et impraticable ? La réalité est toute autre et elle s’améliore tous les jours. Qu’il s’agisse de fiscalité, de stabilité juridique ou de contraintes administratives, les progrès sont considérables même si beaucoup reste encore à faire. Mais ce qui a été fait, il faut le faire savoir.

La SFI le sait bien : sans atténuation de ces inquiétudes irrationnelles, de nombreux investissements parfaitement viables risquent d'être ignorés par des investisseurs souvent trop frileux.


  • Pour ce faire, l’État doit favoriser l’information, et c’est sa deuxième grande mission. Pas seulement l’information sur l’environnement des affaires, mais l’information sur les affaires elles-mêmes.

C'est dans la construction d'une banque de projets que l'État est votre meilleur allié. Nombreux sont les investisseurs étrangers trouvant que l'offre de projets viables et de qualité dans les pays en développement, le pipeline, reste trop limitée.


Conscient de cette demande toujours croissante, nous travaillons sans relâche pour permettre une juste perception des occasions d’investissements. C’est ainsi que le Togo a développé sa Feuille de Route 2025, offrant une banque de projets cohérente et -dans votre jargon- bancables. Issus d'un travail de longue haleine et d'une connaissance minutieuse du terrain, nous avons pensé ces projets comme le chaînon manquant dans le financement de l'économie par le secteur privé. Pour autant, nous ne nous priverons pas des opportunités qu’offrent les Partenariats-Public- Privé (PPP) qui demeurent un outil pertinent au bénéfice du financement dans les pays en voie de développement.


  • La troisième mission, c’est que l’État doit jouer son rôle d’arbitre. 

C’est particulièrement vrai dans le développement des investissements durables. Les investisseurs des pays développés cherchent de plus en plus des opportunités d'investissements responsables. Leurs actionnaires le demandent.  Leurs clients le souhaitent. J'en veux pour preuve les montants considérables gérés par des fonds reposant sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, dits ESG. Ils ont atteint aujourd’hui la somme considérable de 36.000 milliards de dollars.


Pourtant, seule une faible partie de ces investissements revient aux pays en développement. C’est qu’au-delà de la question de l’information que j’évoquais à l’instant, il y a la question des externalités. Pour juger du caractère durable et responsable d’un investissement, il faut pouvoir tenir compte des éléments qui touchent à la pollution, à la perte de la diversité, etc. Et là, évidemment, la puissance publique retrouve son rôle d’arbitre entre les résultats positifs de l’investissement en termes de profit et d’emplois d’un côté, et, de l'autre, les contraintes environnementales.


  • Enfin, l’État peut organiser l’innovation. 

S'il profite à tous les acteurs financiers, le secteur public reste avant tout, l'allié des éléments les plus innovants de la communauté financière. Les exemples abondent.

Au Brésil, où le programme de paiements PIX, amorcé en 2018 et lancé en 2020 par la Banque centrale, a réussi en un an à convaincre 67% des adultes et 60% des entreprises déjà bancarisées. Cette coopération entre la Banque centrale, l'État et le secteur privé a permis, en un temps record, de réduire les coûts de transaction et d’accélérer la bancarisation de l'économie brésilienne.

De même, en Inde, où le programme UPI de la banque centrale a révolutionné le système des paiements, en coopération étroite avec le secteur privé. Géré par la banque centrale et le secteur privé, ce système a enregistré 8,57 milliards de transactions pour le seul mois d'août 2022.

Ici même, au Togo, le programme Novissi et le projet e-ID montrent le lien étroit entre action publique et innovation.

Permettez-moi de conclure d’un mot.

Comme toutes les crises avant elle, celle qui nous frappe aujourd'hui trouvera les voies de sa résolution, un nouvel équilibre macroéconomique s’imposera et l'optimisme reviendra. Cet avenir, il faut que nous le construisions ensemble.

Ensemble, nous identifierons les grands projets qui vont structurer le continent. Ensemble, nous attirerons les investisseurs étrangers en quête d'investissements durables. Et ensemble nous saurons révolutionner le secteur de la finance africaine.

C’est sur cette note de confiance que je souhaite de fructueux travaux à la deuxième édition de l’Africa Financial Industry Summit.

Je vous remercie.

25 novembre 2022

ICISS : Forum "DIASPO INVEST", une vitrine idéale à la disposition de la diaspora pour contribuer à l'émergence du Togo


Les togolais de l'extérieur ont désormais un créneau pour contribuer au développement économique et sociale de leur terre natale. Il s'agit du "Forum national "DIASPO INVEST". Portée par l'Initiative citoyenne d'investissement social et solidaire (ICISS) TOGO DIASPO avec l'appui du gouvernement par le biais du ministère des affaires étrangères, la première édition a eu lieu ce vendredi 25 novembre 2022 à Lomé.


Plusieurs activités ont meublé le programme de ce premier Forum national "DIASPO INVEST" autour du thème "une diaspora forte pour un Togo émergent à l'horizon 2030". Le discours inaugural du Coordinateur du Guichet de la Diaspora Safiou RADJI,  laissé place à la présentation du projet ICISS, ses avantages pour chaque entité (Startups, Particuliers, Étudiants, État),faite le promoteur Tikoyabi KOUABOUT. S'en est suivie la conférence introductive ‘‘Contribution des Transferts de fonds au bien-être des ménages récipiendaires au Togo’’  présentée par Dr Kokouvi Kunalè MAWUENA, Économiste, Expert en Entrepreneuriat, Création et Reprise d’entreprise 


Par après, des communications et table-ronde ont été à l'ordre du jour autour des axes clés : 

- Fintech ‘‘Comment utiliser la Technologie pour instaurer la confiance, faciliter les formalités bancaires et administratives, et encourager la diaspora à investir au pays’’ - M. Komlan Y. WUSSINU, PDG IMHOSEC GROUP SARL (USA);

 - Éducation ‘‘Conditions d’accès aux universités américaines’’ Mlle Eyadom SOUKOUNA, Chargé de Gestion financière, Spécialiste en Réassurance (USA)

- ‘‘Conditions d’accès aux universités du Canada’’ M. Magnoudéwa TANGOU, Spécialiste en Gestion des Entreprises et en Planification stratégique (USA); 

- ‘‘Les leviers d’Optimisation d’une Diaspora forte’’ M. Kag SANOUSSI, Expert en Intelligence Négociationnelle, Président de l’Institut de Gestion des Conflits (IIGC) 

- ‘‘Fiscalité de porte et fiscalité intérieure’’ – Office Togolais des Recettes (OTR);

- Master Class sur l’accompagnement des entreprises et le système de coaching SME Loop – M. Raoufou SOULEYMANE, Expert en Entrepreneuriat, Consultant formateur certifié GERME, Master Coach International SME LOOP


Pour le Coordinateur du Guichet de la Diaspora , c'est une initiative à fort potentialité de création de richesse et d'emplois.


"Le ministère des affaires étrangères soutient ce projet. Nous voulons recenser les investissement de nos compatriotes dans l'agriculture, l'immobilier, l'entrepreneuriat, les nouvelles technologie...Notre leitmotiv est de créer des conditions favorables pour les attirer davantage", Safiou RADJI.


Même son de cloche chez le promoteur du "Forum national "DIASPO INVEST" et d'ICISS.


"L'objetif de cette plate-forme est d'amener la diaspora à invertir massivement dans le pays et en faire un Etat émergent", a expliqué Tikoyabi KOUABOUT.


Faure Gnassingbé et ses pairs sont à Niamey pour le sommet de l'UA sur l'industrialisation et la ZLECAF



Le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé est à Niamey, la capitale nigérienne, qui accueille ce jour, un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l'Union Africaine. Au menu des travaux, l'industrialisation, et la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAF).


La rencontre a pour thème « Industrialiser l’Afrique : Renouveler les engagements en faveur d’une industrialisation et d’une diversification économique inclusive et durable ».


Les dirigeants africains définiront une nouvelle politique de haut niveau pour accélérer la dynamique  d’industrialisation du continent et renforcer le développement des chaînes de valeur industrielles  régionales. Ils réaffirmeront leur soutien à toutes les initiatives d’industrialisation à l’échelle continentale.


Selon e rapport Afro Champions 2020, le Togo est le troisième pays en termes de préparation et d’engagement pour la mise en œuvre de l’accord établissant la Zlecaf. Le chef de ’Etat a toujours œuvré pour l’intégration économique du continent, en s’impliquant dans la définition et la mise en œuvre des mécanismes et instruments internationaux, en concertation avec ses pairs et les partenaires au développement.


"L'industrialisation et la libre circulation de produits à valeur ajoutée sur un marché intégré sont des voies primordiales pour notre développement. Avec mes pairs de l'Union Africaine, nous aurons à cœur d'échanger sur les moyens de relever ces défis vitaux pour l'économie africaine", a tweeté le président Faure Gnassingbé à son arrivée à Niamey.

Chez Faure Gnassingbé, Ecobank Transnational Incorporated réaffirme son soutien à l’économie togolaise


Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé s’est entretenu, ce 24 novembre 2022, avec une délégation de l’Ecobank Transnational Incorporated (ETI).


La délégation est conduite par le président du conseil d’administration, Monsieur Alain Nkontchou.

Celui-ci a d’abord présenté au chef de l’Etat, le nouveau Directeur général du groupe bancaire panafricain, en la personne de Jeremy Awori.

Le président du conseil d’administration de l’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a ensuite réitéré au Président de la République la volonté de son institution bancaire de renforcer son partenariat avec le Togo afin d’accompagner le gouvernement dans sa politique de développement économique.

« Nous avons abordé avec le chef de l’Etat, le partenariat entre l’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) et le Togo. Nous avons une relation continue, fluide et importante avec le Togo qui abrite le siège social de l’Ecobank et l’essentiel de notre management. Nous voudrions plus que jamais jouer un rôle d’apporteur de capital et d’appui à l’économie togolaise qui se porte bien au regard de tout ce qui se passe dans la région » a déclaré Monsieur Alain Nkontchou.

Il a exprimé sa reconnaissance au Président de la République pour son soutien à l’institution bancaire panafricaine dans sa fonction d’intermédiation de capital dans les économies africaines.

Ecobank Transnational Incorporated (ETI) est un holding bancaire panafricain fondé en 1985 au Togo. Son objectif est de contribuer au développement économique et à l’intégration financière du continent.

23 novembre 2022

Togo / Banque mondiale : Un nouveau cadre de partenariat 2023-2027


Le Togo et la Banque mondiale ont lancé ce 21 novembre 2022 la première phase des consultations de l’élaboration du nouveau Cadre de partenariat pays 2023-2027 qui va soutenir la coopération entre les deux parties au cours de cette période.


Les travaux de démarrage ont été ouverts par Madame le Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République, Gouverneur de la Banque mondiale au Togo, Sandra Ablamba Johnson et Madame Coralie Gevers, Directrice des opérations pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo.  


Cette séance a permis de définir les priorités de ce nouveau cadre de coopération et son alignement à la Feuille de route gouvernementale Togo 2025.


Pour Madame Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République, Gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo, « le pays est engagé dans la transformation structurelle de son économie et pour y arriver, il faut poser des actes concrets avec des impacts forts sur la population ».  


Elle a plaidé pour le renforcement de l’enveloppe IDA-20 dans un contexte particulier marqué par des crises sécuritaire, sanitaire et économique mondiale.

Madame Coralie Gevers, Directrice des opérations pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo a rassuré de l’alignement du prochain cadre du partenariat pays sur les priorités convenues avec le Gouvernement et a rappelé les prochaines étapes des consultations qui conduiront à la rédaction du document et sa soumission en Conseil d’administration en mars 2023.

 « La revue à mi-parcours du processus de l’IDA-20 pourra permettre au Togo de bénéficier des ressources supplémentaires pour faire face aux crises de l’heure » a-t-elle déclaré.

La délégation de la Banque mondiale a également pris part à l’atelier de consultation avec le Gouvernement présidé par Madame le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé sur le thème « Soutien du Groupe de la Banque mondiale aux priorités de développement actuelles et futures ».  

Cet atelier a permis aux deux parties de discuter des contours de la nouvelle stratégie qui guidera les actions de coopération pour le développement au Togo.

Était aussi à l’ordre du jour de la délégation conduite par Madame Coralie Gevers, la consultation de la Faîtière des communes du Togo et des maires.

Il faut rappeler que cette mission préparatoire a été précédée des consultations avec les départements techniques à savoir le ministère de l’agriculture et celui en charge de l’éducation.

21 novembre 2022

Togo - La 17ème Foire internationale de Lomé en un clic à travers l’application « FOIRE TOGO 2000 »


Du 30 novembre au 18 décembre 2022, la capitale togolaise va vibrer au rythme de la 17ème Foire internationale de Lomé. Pour cette édition axée sur le thème  « Compétitivité des biens et services pour la relance de l’économie en période post covid-19 », des innovations sont au rendez-vous. Les organisateurs ont mis en place une application mobile pour faciliter les opérations.


La digitalisation est au rendez-vous de cette 17è édition  de la Foire internationale de Lomé, car l’achat de tickets peut se faire par Tmoney ou Flooz. L’idée est de limiter les contacts physiques car, pour les organisateurs, la COVID-19 est toujours là et qu’il faut être prudent. Également, les visiteurs peuvent gagner des tickets d’entrée, des badges d’accès et pass pour la nuit de la foire en téléchargeant et en faisant télécharger l’application par des proches et amis. Le meilleur parrain recevra un super prix surprise. La e-boutique sera disponible sur l’application et mettra beaucoup plus en lumière les différents produits.

 

En effet, l’application « FOIRE TOGO 2000 », s’adresse non seulement aux futurs visiteurs, qui peuvent déjà planifier leur visite à la foire en consultant depuis chez eux la liste des exposants, effectuer une visite guidée virtuelle et découvrir les promotions, consulter le programme des activités etc. Ceci représente une grande vitrine pour les exposants qui peuvent inciter les utilisateurs de cette application à visiter leurs stands à travers les notifications qui sont envoyées.


La e-boutique sera disponible sur l’application et mettra beaucoup plus en lumière les différents produits.

D’après Yakpey Comlan Nomadoli, Directeur Général par Intérim de la Foire de Lomé, la foire se digitalise. « La réservation des stands et l’achat des tickets se feront par Tmoney ou Flooz avec l’application WhatsApp en 3 clics ! Depuis votre lit, vous pouvez donc acheter votre ticket et entrer librement sur le site des expositions. Il suffit après d’imprimer le code QR ou l’avoir sur son mobile pour favoriser le scan à l’entrée. L’autre option est de se rendre dans un terminal de distribution de tickets sur l’esplanade des expositions qui sont là pour générer automatiquement des tickets », a-t-il indiqué.


Cette année, plus de 1000 exposants, 300.000 visiteurs attendus sur une superficie de 18.000 m2, plus de 5.000 utilisateurs de l’application et plus de 3.000 notifications envoyées directement sur les smartphones. Un véritable potentiel à exploiter par les exposants en réservant dès à présent des insertions dans l’application.

Pour la régie publicitaire de la FIL : +228 90283064 / 98561901 contact@foiretogo2000.com