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13 septembre 2021

CET D’Aképé : Près de 800.000 tonnes de déchets déjà enfouis en 3 ans, et ont coûté plus de 1 647 611 052 F CFA

 


La gestion des déchets constitue un défi majeur pour les municipalités. La ville de Lomé ne fait pas exception. Pour y faire face, la mairie de Lomé, en son temps, épaulée par l’Agence Française de Développement (AFD), l’Union Européenne et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), a construit un Centre d’Enfouissement Technique (CET) à Aképé à 20 km de Lomé précisément dans la préfecture de l’Avé. Inauguré par le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, le 25 avril 2018, mais opérationnel déjà depuis janvier de la même année, cette plateforme de traitement de déchets répondant aux normes internationales, accueille en moyenne, plus de 20 000 tonnes de déchets ménagers et assimilés par mois. Que retenir des trois ans d’exploitation du centre, quels impacts de l’exploitation du Centre sur les populations riveraines, et quels sont les nouveaux défis de la gestion des déchets ?

 

Les raisons phares de la création du CET

 

Le projet de création du CET répondait à la vision de la municipalité de Lomé de mettre en place une structure organisationnelle en matière de gestion des déchets solides urbains, afin d’améliorer les conditions de vie des populations et lutter contre la dégradation de l’environnement.

 

Le projet ainsi conçu selon les normes internationales en matière de protection de l’environnement et de santé publique visait aussi à réorganiser la filière de gestion de déchets dans la ville de Lomé en éliminant la création des dépotoirs sauvages, et à diminuer les volumes de déchets. Il s’agissait pour les autorités municipales d’alors de trouver une solution urgente à la gestion des déchets face à la croissance de la population et du périmètre urbain de Lomé, mais aussi à la saturation de la décharge d’Agoè-Nyivé. « Le projet de construction du centre d’enfouissement Technique d’Aképé était une réponse qu’on voulait donner à la saturation de l’ancienne décharge d’Agoè-Nyivé qui se retrouvait à un moment donné en pleine agglomération.

 

Il fallait donc la délocaliser. Pour ce faire, il se posait une équation complexe, celle de trouver un nouveau site qui préserve toutes les composantes de l’environnement », explique Kodjo Nabola-Bounou Enoumodji, chef de la division propreté à la Direction des Services Techniques du District Autonome du Grand Lomé (DAGL) et Coordonnateur du Projet CET. Les coûts des travaux du Centre d’Enfouissement Technique d’Aképé estimés à environ 12 milliards FCFA ont été cofinancés par l’Agence Française de Développement (AFD), l’Union Européenne et la BOAD.

 

Les travaux ont été réalisés par le groupement international Eiffage Génie Civil, Coved West Africa et GER. Plus de 800 mille tonnes de déchets accueillis et traités. Construit pour une durée d’exploitation minimale de 20 ans, le CET d’Aképé dispose d’une capacité technique d’accueil de 250 à 300 tonnes de déchets par an. Les déchets enfouis sont principalement des déchets ménagers et assimilés. Il n’est conçu que pour le traitement de ces types de déchets et non pour des déchets dangereux. « Le CET est un centre de stockage des déchets ménagers et assimilés et non une déchetterie.

 

Il n’a donc pas vocation, dans sa finalité et dans sa conception, à accueillir tous les types de véhicules ni tous les types de déchets. En particulier, les aménagements du site ne sont pas destinés à accueillir directement des déchets des particuliers », lit-on dans la politique d’accueil des déchets au Centre d’Aképé.

 

Au cours de la première année d’exploitation, environ 208 775 tonnes ont été enfouies au CET, 272 304 tonnes en 2019, et 303 283 tonnes en 2020 puis sur Ainsi, il est stocké en moyenne depuis 2018, environ 20845 tonnes de déchets par mois, soit un total de 7 784 362 tonnes sur les trois années d’exploitation. Hormis les frais des transports des déchets payés par la mairie de Lomé, aujourd’hui District Autonome du Grand Lomé à des prestataires privés et d’autres coûts, l’enfouissement de ces déchets a coûté plus de 1 647 611 052 F CFA à raison de 5431 F CFA payés à l’entreprise exploitante du site par tonne enfouie.

 

Nécessite de réduire le sable dans les déchets

 

« Il y a un problème culturel auquel nous faisons face aujourd’hui quand l’on observe le balayage et la gestion de nos déchets dans nos maisons. L’autre aspect du problème reste aussi les dépotoirs sauvages créés par les populations et que la mairie était contrainte de dégager pour convoyer sur le site. C’est donc un ensemble de comportements de tous les citoyens qui concourent à ce problème », explique pour sa part M. Enoumodji.

 

Cette augmentation du poids des déchets à enfouir par la présence du sable n’arrange pas forcément l’exploitant du site. « Lorsque les déchets sont mélangés avec suffisamment de sable, cela ne nous arrange pas non plus. Plutôt, cette situation nous complique le travail de compactage et constitue un risque d’immobilisation et de pannes pour nos engins », confie le Directeur d’Exploitation du CET, M. Bruce Amanah.

 

Avec le DAGL

05 septembre 2021

«Une biodiversité non protégée impacte négativement les petits producteurs et leur résilience», Gilbert Houngbo, président du FIDA

 


Le Congrès mondial de la nature de l'UICN, l'Union internationale pour la conservation de la nature, se tient en ce moment et ce jusqu'au 11 septembre à Marseille, dans le sud de la France. En marge de ce sommet, le président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) estime que protéger la biodiversité, c'est aussi lutter contre la faim.

 

Gilbert Houngbo, actuel président du FIDA, était l’invité de RFI ce dimanche. Il a établi la relation intrinsèque entre biodiversité, changement climatique et l’agriculture. « Les trois sont intimement liés, c’est 70à 80% qu’on utilise dans l’agriculture », a-t-il indiqué.

 

L’ancien premier ministre explique que « la diversité de la culture fait partie de la résilience des petits producteurs, surtout en Afrique. Et si la biodiversité n’est pas protégée, on a un impact direct sur la productivité des petits producteurs et donc sur leur résilience. Ils sont assez préparer pour protéger les espèces. La stratégie est donc de combiner la technologie et la pratique ancestrale ».

 

Le président du FIDA va plus loin et annonce que son organisme va dédier 30% de son budget annuel à des projets de développement durable.

31 août 2021

Togo : La région de la Kara réfléchit sur le changement climatique

 


Ce lundi 30 août, un atelier régional a réuni à Kara  les acteurs du secteur public, privé ainsi que les organisations de la société civile de la région, autour de la problématique du changement climatique. Ils ont été entretenus sur les mesures d’atténuation et les techniques d’adaptation à ce phénomène qui n’épargne pas le Togo.

 

En effet, le Togo a lancé en décembre 2016, la préparation sur la 4ème communication nationale et son 2ème rapport biennal actualisé (4CN et 2RBA) sur les changements climatiques. Dans ce cadre, le pays a réalisé plusieurs études dont celles relatives aux inventaires nationaux de gaz à effet de serre dans les secteurs énergie, agriculture, foresterie et autres affectations des terres, procédés industriels et utilisation des produits et déchets. Ce qui a conduit à la réalisation des études sur les mesures d’adaptation et d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre dans plusieurs secteurs socioéconomiques de développement. Toutes ces études ont été examinées et validées par les différentes parties prenantes.

 

 L’atelier de Kara a été donc une occasion pour la coordination nationale de conduire ce processus, de partager avec les acteurs régionaux et locaux, les principaux résultats obtenus et leçons apprises lors du processus de conduite des différentes études devant faire l’objet de la compilation de la 4CN8 et 2RBA. Selon le docteur Komlan EDOU, coordinateur du projet, « de la période 1995 à 2018 qu’on appelle série temporelle, il a été constaté que nos émissions sont en croissance exponentielle et en matière d’évaluation des politiques et des mesures d’atténuation, il a été constaté que, au vu des engagements pris par le gouvernement togolais, il y a beaucoup d’effort qui ont été faits en matière d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre ».

 

Face à ces résultats, Monsieur EDOU a lancé un appel aux organisations impliquées dans ce processus, à pratiquer des activités qui conduisent moins aux productions de gaz à effet de serre. En ouvrant les travaux au nom du préfet de la Kozah, le Directeur Régional de la Planification, HASSIM Maliawaï a exprimé sa gratitude au Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières pour l’initiative.


Source : Radio Kara

30 août 2021

Togo : Des bassins de rétention d’eau pluviale, des mines d’or inexploitées

Vue de l'espace, bassin d'eau pluviale au Carrefour de la République, Agoè-Gbové-Lomé

Depuis des lustres, la question de la sécurité en eau est une affaire vitale, classée au premier rang des priorités en Afrique, surtout subsaharienne, et notamment la région ouest. Au Togo, des travaux d’aménagement du  territoire entrepris depuis plus d’une décennie a nécessité entre autre la construction et le renforcement des infrastructures d’assainissement tels que les bassins de rétention d’eau pluviale. Mais hélas, laissés à leur propre sort, quelques-uns d’entre eux sont devenus ces derniers temps, des sites par excellence de suicide pour certains des compatriotes désarçonnés par le coup du sort tragique de la vie.

 

La thématique de l'eau et l'assainissement est l'objectif N° 6 des 17 Objectifs de développement durable (ODD) adoptés en 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies. Son intitulé complet est : « Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». Il va de pair avec l’ODD N° 2 relatif à la sécurité alimentaire.

 

Politique d’aménagement au Togo : le pays a multiplier les bassins de rétention d’eau pluviale

 

Le chantier des grands travaux a servi de détonateur pour la construction à une échelle acceptable des bassins de rétention d’eau pluviale dans le pays.

 

Dans le grand Lomé, on peut citer les bassins de CAP Adidogomé, de la zone de Soviépé, Agoè Houmbi, Agoè Gbonvé, Agbalépédo, Vakpossito , et pas que. Tous ont la particularité d’être faite en zone urbaine, et donc éloigné des milieux agricoles. Barricadés par des barres métalliques galva, leur pourtour ont été recouverts soit du béton, soit des pavés (sol caché). Conséquence,  il est difficile de faire usage de l’eau recueillie pour faire du moins du jardinage et corollaires.  Or, les bassins de rétention de CAP Adidogomé, du rond-point d’Adidogomé, de la zone de Soviépé et Agoè Houmbi constituent des principales zones à risque d’inondation à chaque saison pluvieuse.

 

L’aménagement de la dépression de la jonction du triangle des rails en bassin de rétention tampon pour augmenter sa capacité de stockage des eaux pluviales (173 000 mètres cubes). La zone se situe dans la colonne vertébrale des eaux vers le système lagunaire. Son aménagement faisait partie des actions de la phase d’urgence du dernier plan directeur d’assainissement de 2014.

 

Actuellement, cette dépression joue le rôle de réceptacle tampon des eaux refoulées depuis le Lycée d’Agoé. Mais, à cause des débits instantanés élevés, elle a débordé lors des pluies, provoquant des inondations dans le quartier Tokoin Dogbéavou.

 

A l’heure actuelle, ce sont les services des sapeurs-pompiers qui s’en servent de temps en temps pour éteindre les incendies par moment. A part eux, l’eu de ces bassins est utilisée par l’ANASAP (Agence Nationale d’'Assainissement et de Salubrité Publique) pour arroser les arbres, fleurs et gazons aux abords des artères routières.

 

Du coup, l’eau qui est emmagasinée reste là, voir même débordante provoquant des inondations si on se retrouve à un moment où il y a surabondance de pluie. Dans le cas contraire, elle se dessèche lentement.

 

Faire des bassins d’eau des mines d’or pour renforcer la sécurité alimentaire

 

L’ODD 6 vise un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030, en particulier pour les populations vulnérables. Mais l’objectif vise aussi la gestion durable de cette ressource, en termes de qualité de l’eau, d’usage durable, inclusif et efficace, de protection des écosystèmes, et mentionne la réduction du nombre de personnes souffrant de la rareté de l’eau. Cet objectif intègre la notion de gestion transfrontalière de cette ressource, essentielle à la gestion durable mais aussi favorable à la paix et à la coopération.

 

Ceci dit, au-delà de ce premier rôle attribué aux bassins de rétention d’eau pluviale, ces ouvrages, dont le nombre a été sensiblement multiplié dans la Grande capitale Lomé surtout, pouvaient servir à d’autres causes innovantes, beaucoup plus résilientes. Face au phénomène du changement climatique, il faut une gestion rationnelle et durable de l’eau  au profit du développement durable des populations, pour leur bien social et économique.

 

Se pose alors la question de leur exploitation, de leur mise en valeur  par procédé d’irrigation dans la production agricole, afin de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire comme recommandée dans les ODD 2.

 

Ainsi, surtout avec le processus de la décentralisation en marche au Togo depuis plus de deux (02) ans, les collectivités locales telles que les communes, doivent intégrer dans leur plan de développement, des projets devant transformer ces bassins de rétention en véritables outils de création de richesse et d’emplois. Au Togo, il y a certaines périodes où les fruits, légumes et autres coûtent chers à cause de leur rareté. La solution sera de faire de ces bassins des sites de production de ces produits de première nécessité pour assurer leur pérennité, et permettre à ce qu’il n’y est pas d’interruption du fait de l’enchaînement des saisons.

 

Pour ce faire, on peut construire une grande infrastructure à photosynthèse, couplée d’un système d’irrigation qui draine l’eau de ces bassins.

 

Photo à titre d'illustration

Cette année 2021 particulièrement, le togolais s’est rendu compte de cette réalité, les effets du changement climatique étant passés  par là. A cause du manque de pluie dans la capitale Lomé, les populations ont fait face à la pénurie des fruits comme l’orange, la banane, l’avocat… et aussi des légumes comme la tomate, qui sont très demandés dans la consommation quotidienne.

 

Avec cette politique, on pourra assurer que ces fruits et légumes soient disponibles toute l’année et non pour une saison. Et cela va contribuer à maintenir les prix de ces produits bas.

 

Les mairies et le gouvernement doivent sérieusement réfléchir sur cet aspect de la chose, pour le bien-être des populations.  Non seulement ça sera un canal de création de richesse, mais aussi celle d’emplois en faveur des jeunes (plusieurs sortent des Ecoles d’agronomies chaque année), et va contribuer à réduire également la pauvreté, conformément aux ambitions du Plan national du développement (PND 2018-2022). Son objectif global est de transformer structurellement l’économie afin que le pays installe une croissance forte, durable, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien-être social. Soit, d’ici à 2022 : une croissance du PIB de 7,6 % (au lieu de 4,9 % en 2018), générant au moins 500 000 emplois directs, permettant de réduire l’incidence de la pauvreté monétaire à 44,6 % de la population et de faire progresser l’indice de développement humain de plus de 14 %.

 

Dans ce PND, l’AXE 2 concerne le développement de pôles de transformation agricole (avec le développement des agropoles), manufacturiers et d’industries extractives.

Togo - Montée du niveau de la mer : le Gouvernement appelle à la vigilance


Les prévisions météorologiques et hydrographiques annoncent que la mer sera très agitée sur les côtes togolaises, entre les mois de septembre et novembre prochain.


Dans les prochaines heures, le niveau de la mer va connaitre une augmentation.

À cet effet et face aux risques probables, le Gouvernement, dans un communiqué en date du 27 août 2021, recommande une vigilance particulière aux populations et aux usagers de la mer.

Les baignades, promenades à la plage et les activités nautiques sont dans ce sens fortement déconseillées.

28 août 2021

Togo : L'Université de Kara et l'ONG JVE unissent leur force pour la protection de l’environnement, l’accès à l’énergie...

 


L’Université de Kara (UK) et l'ONG Jeunes Volontaires pour l'Environnement (JVE) ont conclu un accord de partenariat afin de converger leurs énergies dans les domaines de la protection de l’environnement, l’accès à l’énergie, du développement durable, de la gestion durable des ressources naturelles et la citoyenneté.

 

Depuis un certain temps, l’UK s’est engagée dans la diversification des partenariats avec le monde du travail et les OSC pour favoriser l'immersion professionnelle des étudiants des filières à finalité professionnelle.

 

23 août 2021

États-Unis : des inondations "catastrophiques" meurtrières dans le Tennessee


Des pluies "historiques" ont frappé le Tennessee, dans le sud des États-Unis, et ont entraîné des inondations mortelles. Dimanche soir, le bilan s'élevait à au moins 21 décès mais les autorités ont averti qu'il pouvait évoluer car il reste de nombreux disparus.

22 août 2021

Togo : Les artistes au front contre l'érosion côtière


Les artistes togolais se mobilisent contre l'érosion côtière.  A l'initiative du  slameur Kaporal Wisdom, ils organisent un  festival dénommé "Demain il fera beau" autour du  thème "la lutte contre l’érosion côtière pour la sauvegarde du patrimoine culturel".


L'évènement aura lieu du 17 au 19 septembre à Aného, une ville particulièrement touchée par ce phénomène.

Ce rendez-vous accueillera de nombreux artistes. Des rencontres d’information seront organisées pour expliquer les dangers et tenter de les réduire.

300 cocotiers seront plantés le long du littoral.

21 août 2021

Togo : 60 cages flottantes pour le projet "Développement de l'aquaculture au Togo" à Lofty Farm à Nangbéto

 


Le projet "Développement de l'aquaculture au Togo" à Lofty Farm à Nangbéto a bénéficié d'un appui en matériel d'élevage. Il s'agit d'un lot de 60 cages flottantes remis par le ministre de l'économie maritime de la pêche et de la protection côtière Kokou Edem TENGUE.


L’entreprise Lofty Farm, spécialisée en élevage de tilapia dans des conditions strictement biologiques, opère depuis un certain temps sur le territoire national et notamment sur sa base de Kpessi sur le Lac-Togo. L'objectif est d'inonder le marché togolais des tilapias made in Togo.



20 août 2021

Une poubelle intelligente pour des villes écolo au Togo, un chef d’œuvre Chris Atchou

 


C’est un chef d’œuvre innovant, développé pour gérer le flux des déchets urbains, « une poubelle intelligent ».  C’est une  invention du jeune togolais, Chris Atchou. Designer matériel, il est également engagé dans les solutions de protection de l’environnement  à travers sa start-up ‘’Green For Nature’’, dont il est CEO.

 

C’est un outil qu’il faut adopter. L’objectif est de rendre les villes togolaises  propres. Il a été présenté au forum Week-Eco des jeunes francophones face aux changements climatiques, qui s’est déroulé du 11 au 14 août dernier à Atakpamé (162 km de Lomé). Pour le produire, il a du fait appel à objets hors usage mis dans le circuit du recyclage. Et comme matériau hors d’usage, un accent particulier est mis sur les vieux frigos qui servent d’outils de recyclage par excellence. «  Le vieux frigo reste le matériel bon marché, durable qui revient par le recyclage », a indiqué le concepteur.

 

Comment ça fonctionne ?

En fait ce n'est pas du tout compliqué. Elle dispose d’un code QR attaché que son utilisateur peut scanner afin d’envoyer une alerte sur l’état de remplissage de la poubelle. Le dispositif intègre aussi la géo-localisation (développée en France par la société informatique Darkaa)  aux méthodes de travail des récupérateurs dans la pré-collecte des déchets en ville.

 

éCeci permettra au chargé de la collecte de la poubelle de ne se déplacer que quand il reçoit une notification lui signifiant que la borne est pleine. En somme l’innovation fait gagner en temps et en précision», a expliqué Chris Atchou

 

 

19 août 2021

Togo : 10 nouveaux éco-villages sortiront bientôt des terres


Dix localités réparties sur tout le territoire ont été sélectionnées en début de semaine pour accueillir dix nouveaux éco-villages dans le cadre de la phase d’expérimentation. 


Les localités ciblées par le ministère de l’environnement et le Pnud qui l’accompagne sur le projet, sont Danyi, Folivi Joe, Bolou, Ketemé, Tsafé, Tabalo, Boussoulou, Gnangbadè, Sadjibou et Posa. Une fois entamée, l’expérimentation permettra à ces sites de bénéficier des mêmes initiatives implémentées déjà dans 7 localités depuis 2014, et qui visent à promouvoir un modèle de développement durable à la base, axé sur la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité et l’électrification par des sources d’énergies renouvelables. 


Les sept éco-villages qui sont actifs aujourd’hui, polarisent chacun, au moins une dizaine de villages satellites qui bénéficient des investissements faits dans les écovillages centres”, explique le coordonnateur du projet, Koffi Agossoumonde, qui révèle qu’actuellement, “soixante-dix villages du Togo sont bénéficiaires”.

A terme, le Togo ambitionne de transformer 500 localités en éco-villages autour de 50 villages principaux.  Il y a de cela 7 ans que le gouvernement a lancé ce projet.

17 août 2021

Après le tremblement de terre qui a fait déjà 1 419 morts et plus de 6 900 blessés, c'est une tempête qui menace d'aggraver la situation en Haïti


Le bilan du tremblement de terre qui a secoué Haïti samedi est passé lundi à 1 419 morts et plus de 6 900 blessés. Depuis, c'est une tempête qui menace d'aggraver encore la situation.


Alors que les secours s'affairent, les habitants font face à un dilemme : rester dehors pour se protéger des répliques, ou rentrer dans des bâtiments endommagés pour s'abriter de la dépression tropicale Grace.


La dépression tropicale Grace fait en effet planer le risque d'inondations et de glissements de terrain en Haïti et dans la Républicaine dominicaine voisine, a averti le Centre national des ouragans, basé à Miami.

Selon la Protection civile haïtienne lundi après-midi, 1 419 personnes sont mortes et plus de 6 900 blessées dans le séisme. Plus de 37 000 maisons ont été détruites.

14 août 2021

Climat : Juillet 2021 a été le mois le plus chaud de toute l’histoire de la Terre


Juillet 2021 a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre, a indiqué vendredi l'Agence nationale océanique et atmosphérique américaine, en précisant que les relevés ont commencé il y a 142 ans.


Ce record de la température terrestre au mois de juillet s’ajoute à la trajectoire inquiétante et dérangeante sur laquelle le changement climatique a mis le globe.


Cette annonce était plus ou moins prévisible après le rapport alarmant du GIEC. La multiplication des phénomènes naturelles ces derniers temps notamment les cas d’inondations, de sècheresse et d’incendies constitue également un faut indéniable. "Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année, mais juillet 2021 s’est surpassé, devenant le mois de juillet et le mois tout court le plus chaud jamais enregistré.", a confié a déclaré le chef de la NOAA, Rick Spinrad dans un communiqué.



Des données différentes


Selon toujours le chef de la NOAA, ce nouveau record de température enregistré pour le mois de juillet s’ajoute à la trajectoire inquiétante et dérangeante dans laquelle le globe se trouve à cause du changement climatique. En effet, la température globale à la surface de la planète a connu une hausse de 0,01°C par rapport au précédent mois de juillet le plus chaud, en 2016. 



La chaleur enregistré durant cette période était alors arrivé à égalité avec les mois de 2019 et 2020. Il arrive souvent que les données dévoilées par les agences soient légèrement différentes. Ainsi, le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) a estimé la semaine dernière que le mois de juillet 2021 était le troisième mois de juillet le plus chaud sur Terre.



Beaucoup de pays font actuellement face à la canicule provoquant des incendies de grande ampleur: Grèce, Algérie, Turquie, Tunisie....

Montée du niveau de la mer : les baignades interdites sur les côtes togolaises


Le  Préfet maritime déconseille formellement aux usagers et riverains de la côte, des baignades, les promenades à la plage ainsi que toute activité nautique à proximité immédiate de la mer. Et pour cause, le niveau des eaux de la mer du littoral va connaître des montées spectaculaires entre la fin du mois d’août  et celle du mois de novembre,  annonce les services météorologiques et hydrauliques.

 

Selon un communiqué publié dans le quotidien national, il est indiqué que la côte togolaise va connaitre des changements dans les comportements habituels de la mer.

 

« Ces changements  sont susceptibles d’engendrer diverses conséquences notamment les inondables, les invasions marines avec des impacts directs et indirects sur les personnes et les biens des habitants du littoral », précise  la note circulaire.

 

C’est à cet effet que le  Préfet maritime le capitaine de Vaisseau TAKOUGNADI Nèyo appelle les usagers et riverains de la côte à redoubler de vigilance en cette période courant le dernier tiers du mois d’aout, de septembre, d’octobre et de novembre 2021. Il appelle les responsables des restaurants, auberges, les autorités des villes ou localités côtières, les populations à faire preuve de prudence et de vigilance particulières durant la période susmentionnée.

 

Pour information une cellule de veille nationale est mise en place en vue de suivre de près ledit phénomène à toutes fins utiles.

09 août 2021

Climat : Dans son rapport 2021 publié ce lundi, le GIEC annonce des événements météo extrêmes

 


Le rapport 2021 des experts climat de l'ONU (GIEC), le 6ème du genre, a été publié ce lundi 9 août. Dans l’ensemble, il sonne comme une « alerte rouge » pour l'humanité, sur des évènements météorologiques extrèmes.

 

Intitulé « Changement climatique 2021, les éléments scientifiques », le rapport a été approuvé par 234 auteurs et 195 gouvernements. C'est la plus grande mise à jour de l’état des connaissances scientifiques sur le climat depuis 2014. 

 

Des événements météo extrêmes

 

Le rapport du Giec estime notamment que le seuil de +1,5°C de réchauffement par rapport à l'ère pré-industrielle sera atteint autour de 2030, dix ans plus tôt que dans les précédentes projections, menaçant l'humanité de nouveaux désastres « sans précédent ».

 

La planète va subir une augmentation des événements météo extrêmes comme les canicules ou les pluies diluviennes, même si le monde parvient à limiter le réchauffement à +1,5°C, a prévenu le rapport des experts climat de l'ONU. 

 

Ce 6e rapport montre sans équivoque que les activités humaines ont réchauffé le climat, l’océan et la cryosphère, calottes polaires et glaciers. Ce réchauffement se fait à un rythme sans précédent depuis au moins 2 000 ans. La température observée sur la dernière décennie est probablement la plus chaude depuis 100 000 ans. Et sur les 10 dernières années, la totalité du réchauffement observé, de l’ordre de 1,1°C par rapport au climat préindustriel, est expliquée par les activités humaines.


Certaines conséquences du réchauffement de la planète, notamment la fonte des glaces et la hausse du niveau de la mer, sont désormais "irréversibles pour des siècles ou des millénaires", estiment les experts climat de l'ONU.

 

Les experts du GIEC ont déroulé 5 scénarios en fonction de la quantité de gaz à effet de serre émis. Le scénario le plus optimiste, impliquant une diminution des émissions dès maintenant, permettrait de limiter le réchauffement à environ 1,5°C en 2100. Dans les scénarios les plus émetteurs, on arrive à la fin du siècle à une augmentation de 4 à 4,5°C.

 

Le rapport donne une idée de la façon dont le réchauffement a contribué à déclencher les impacts déjà visibles du réchauffement. Et cartographie l’aggravation possible de ces impacts.

 

« Il n'y a pas le temps d'attendre »

 

C'est « une alerte rouge pour l'humanité », a commenté Antonio Guterres. « Les sonnettes d'alarme sont assourdissantes : les émissions de gaz à effet de serre créées par les énergies fossiles et la déforestation sont en train d'étouffer notre planète », a-t-il ajouté.

 

Il a également appelé les dirigeants du monde à s'assurer que la conférence climat COP26 de Glasgow (Ecosse) en novembre soit un « succès » pour conduire à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.



05 août 2021

Changement climatique : Les prévisions alarmistes du GIEC pour la zone côtière du Togo dans les prochaines décennies

 


Dans les décennies plus ou moins proches, la zone côtière du Togo va connaitre d’importants bouleversements dus au dérèglement climatique, pas du tout reluisants, et qui va impacter considérablement la vie socio-économique des populations. C’est ce que révèle un rapport du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, dévoilé le 23  juin  2021.

 

D’après les prévisions avancées par le GIEC, tout partira de la hausse du niveau de la mer, de l’ordre de 34,16 à 74,22 cm en 2100 pour le scénario optimiste et de 90,28 cm à 120 cm en 2100 pour le scénario pessimiste.

 

Conséquences projetées


Ces prévisions alarmistes auront des conséquences sur les infrastructures et les cultures.

 

Cette élévation du niveau de la mer impactera considérablement les ressources vivantes et non-vivantes. En effet, quelle que soit la hauteur, elle entrainera l’accentuation de l’érosion côtière et l’avancée de la mer sur le territoire ; ce qui va affecter les infrastructures et les ressources physiques.

 

Dans cette logique, ceci nécessitera le déplacement de plus de 90% des unités industrielles du pays, actuellement concentrées dans la zone côtière, et affectera les populations et les services qui constituent le moteur de développement du pays et provoquerait un retard de la croissance économique.

 

En outre, l’intrusion saline aura un impact sur les populations riveraines des lagunes, qui y tirent leurs revenus. Ce qui aggravera leur paupérisation et les poussera à la reconversion vers d’autres activités.

 

Les maraichers le long de la zone côtière seront également affectés par l’élévation du niveau de la mer à travers la perte de leurs exploitations. Ce qui aura une incidence sur la sécurité alimentaire.

 

Il faut souligner que dans le rapport, les experts du climat de l’ONU constatent que les impacts du dérèglement climatique vont s’accélérer, et devenir palpables bien avant 2050.

29 juillet 2021

Togo : L’Inventaire Forestier de la région de la Kara débute samedi 30 juillet

 


Comment connaitre la surface terrière où la végétation est encore accessible dans la région de la Kara ? Pour avoir toutes ces données, la direction régionale des ressources forestières a lancé le mardi 27 Juillet 2021, le deuxième inventaire forestier national de la zone. Une cérémonie présidée par Tata Padabo Kelèm, 1er Adjoint au Maire de la commune Kozah 1, représentant le préfet de la Kozah.  

 

L’opération elle-même sur le terrain se déroulera du 30 Juillet au 30 Août 2021. Il s’agit pour la, de partager les stratégies pour faciliter la sensibilisation et l’information du public. Le gouvernement s’est donné l’ambition de planter un milliard d’arbres d’ici 2030.

 

 « Des équipes vont être déployées dans les régions de la Kara et des Savanes pour la réussite de l’opération. Nous attendons des communautés un appui à ces équipes afin de faciliter leur accès aux différentes unités d’échantillonnages », a souligné le commandant TELOU Komi Taroussiè, chef division des forêts.

 

« Les données collectées seront analysées au niveau central afin d’identifier la tendance de dégradation ou d’enrichissement des différentes placettes », a-t-il ajouté.

 

 Source : Radio Kara

27 juillet 2021

Togo : « FOYECO », le foyer amélioré, économique et écologique, utilisant des résidus de charbon recyclés

 


C’est possible de cuisiner gratuitement en protégeant l’environnement grâce au foyer écologique inventé par un jeune ingénieur togolais en électromécanique, Édouard Akakpo-Lado.

 

Son invention apporte une révolution dans le monde de l’innovation au Togo. Il s’agit de  « FOYECO », un foyer amélioré, économique et écologique, utilisant les résidus de charbon (considérés comme des déchets et qu’on jette d’ailleurs) recyclés comme combustible.

 

« FOYECO » est menu d’un petit ventilateur, un souffleur qui permet d’activer et de maintenir le feu mis dans les résidus de charbon valorisés.

L’avantage avec cette innovation est qu’on a plus besoin d’activer à la main, plus besoin d’acheter du charbon parce qu’avec les résidus recyclés, on prépare très rapidement, et ça réduit le temps de cuisson en deux.

 

Le défi que veut relever ce jeune entrepreneur est d’aller à la phase industrielle de la production de FOYECO

 

«J’ai pour ambition d’apporter des solutions à ma communauté Un mois d’utilisation du FOYECO, quel que soit la fréquence, coûte environ 200 francs CFA. Autre alternative est d’associer les panneaux solaires pour protéger l’environnement », explique le jeune inventeur.


FOYECO est disponible sur le marché  togolais depuis plus de 5 ans.

09 juillet 2021

En Allemagne, la PM Mme Dogbé et le SG-A de l'ONU chargé de la lutte contre la désertification ont parlé des emplois en agriculture et la protection de l'environnement



Lors de son séjour à Bonn en Allemagne, Mme le Premier Ministre Victoire Tomégah-Dogbé a accordé des audiences à plusieurs personnalités et responsables d’institutions. Elle a échangé le 03 juillet avec le Secrétaire général adjoint des Nations unies, chargé de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification Ibrahim Thiaw.

 

Les discussions entre les deux personnalités ont tourné autour des opportunités d’emplois qu’offrent le secteur agricole et la problématique de la protection de l’environnement et la lutte contre la désertification. À sa sortie de l’audience, le secrétaire général adjoint de l’ONU s’est dit particulièrement heureux des discussions qu’il a eues avec le premier ministre du Togo, Mme Tomégah-Dogbé. « J’ai été très heureux de rencontrer en personne ici à Bonn Mme le Premier Ministre. C’est une rencontre qui m’a véritablement ouvert les yeux sur les opportunités qu’il y a au Togo à assurer la gestion des terres. Nous avons beaucoup parlé de la terre comme source de revenus des populations, comme opportunité de création d’emplois pour les jeunes et des opportunités aussi de création d’emplois secondaires par la valorisation des produits agricoles. »  a déclaré Ibrahim Thiaw.

 

Pour lui, l’entrevue avec Mme le Premier Ministre a permis de voir « les possibilités de transformer l’économie rurale togolaise à travers une nouvelle dynamique d’intégration avec l’énergie, la digitalisation. C’était des discussions intéressantes et je suis ravi de voir qu’un pays comme le Togo, un pays qui a beaucoup d’avenir avec une jeunesse extraordinaire, a la possibilité d’avoir un leader visionnaire qui permet de le pousser vers l’avenir ». Entrée en vigueur en 1996, la convention des Nations unies de lutte contre la désertification prévoit que les parties élaborent des Programmes d’action nationaux contre la désertification, harmonisés au niveau régional par des conventions bilatérales ou multilatérales.

 

Pour rappel, la convention insiste sur la nécessité d’associer à ces programmes les communautés locales et les ONG. Elle appelle à la mobilisation de ressources nationales ou internationales, publiques ou privées, pour financer la lutte contre la désertification. La Convention compte 181 parties dont le Togo.

07 juillet 2021

Le Togo et le Gabon renforcent leur partenariat dans la filière bois pour les 5 prochaines années

 


Le Togo et le Gabon renforcent un peu plus leur coopération, notamment dans la filière bois.  Les deux pays ont signé dans ce sens, il y a quelques jours à Libreville, un mémorandum d’entente. Le document a été paraphé par les ministres des ressources forestières des deux pays.

 

L’accord, conclu à la faveur d’une mission d’échanges et de partages d’expériences de Foli-Bazi Katari en terre gabonaise, s’étale sur cinq ans. Il doit notamment faciliter l’établissement de partenariats entre les opérateurs économiques de la filière bois des deux pays, et permettre surtout au Togo, d’importer facilement du bois transformé au Gabon. Ce qui devrait avoir pour corollaire, la réduction du déficit commercial de Libreville envers Lomé.

 

Le mémorandum crée par ailleurs, un canal de coopération des produits ligneux entre la Plateforme Industrielle d'Adétikopé et la Zone économique spéciale de Nkok (dont la PIA s’est inspirée).