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07 juillet 2020

Togo / Opération caniveaux propres : les jeunes de Nyékonokpoè inspirent ...


Les jeunes de Nyékonokpoè profondément préoccupés par la question de l’assainissement de leur milieu. Le dimanche 05 juillet 2020, ils ont organisé une opération de désengorgement des caniveaux dans leur quartier.

Regroupéspar  l’Association des jeunes actifs pour la protection de l’environnement (AJAPE-Togo), les jeunes de Nyékonokpoè, quartier situé  à l’ouest du centre-ville ont débarrassé les caniveaux de leurs détritus. Cette opération citoyenne de curage a consisté à l’enlèvement du sable et les déchets ménagers dans les égouts pour permettre aux eaux de pluie et  les eaux usées de circuler librement vers les collecteurs dont la lagune de Lomé. 


« Cette opération de salubrité se déroule deux à trois fois par semaine, et vise à assainir l’environnement en le rendant vivable pour la population afin de prévenir des maladies. Il s’agit également pour l’association de sensibiliser les populations sur la protection de l’environnement, et les conscientiser sur les comportements qui ne contribuent pas à l’entretien des caniveaux », a indiqué Kossi KOUWONOU, vice-président d’AJAPE-Togo.

Notons que  AJAPE-Togo est créée en avril 2020 avec pour objectif principal la protection de l’environnement à travers des travaux d’assainissement et autres. Une initiative qui devrait inspirer d’autres jeunes. 

06 juillet 2020

Alpes italiennes : Une mystérieuse neige rose intrigue les scientifiques


Dans les Alpes italiennes, des scientifiques ont observé la présence d’une mystérieuse et intrigante neige rose. Une enquête a été lancée dans la foulée pour en savoir davantage sur la cause  de cette couleur pris par un glacier dans cette zone. Les premières investigations approuveraient la thèse de la présence d’une étonnante algue.

L’origine de cette algue est controversée, mais la couleur rose de la neige, observée sur des pans du glacier Presena, est vraisemblablement causée par une algue découverte au Groenland, selon le membre du Centre de recherche national Biagio Di Mauro. "L’algue n’est pas dangereuse, c’est un phénomène naturel qui survient durant le printemps et l’été dans les latitudes moyennes mais également aux pôles", a expliqué le scientifique, qui étudie le phénomène.

Des scientifiques cherchent àcomprendre quel lien cette algue pourrait avoir avec le réchauffementclimatique. En effet, Ancylonema nordenskioeldii a été découverte pour la première fois au Groenland, dans des zones où les glaciers fondent rapidement.

Le végétal accélèrerait la fonte des glaces et donc le réchauffement global de la planète. En temps normal, 80 % des rayons du soleil sont réfléchis dans l'atmosphère par la glace. Mais cette algue obscurcit la neige, qui absorbe donc plus de chaleur et fond ainsi plus rapidement. Et plus la neige fond rapidement, plus les algues deviennent nombreuses, donnant cette teinte rosée au glacier alpin.

04 juillet 2020

Ce 4 juillet, la Terre est à son point le plus éloigné du Soleil


Environ 152 millions de km ! Voici la distance qui nous sépare de notre étoile depuis quelques heures. En effet, ce 4 juillet 2020, notre planète est passée à son aphélie, c'est-à-dire au point de son orbite le plus éloigné du Soleil. À ce moment-là, la Terre était 1,67 % plus loin du Soleil que la distance moyenne Terre-Soleil définie par une unité astronomique (UA), égale à 149.597.870,7 km.

En janvier, le point le plus proche était atteint.

Ladistance entre la Terre et le Soleil varie donc d'un maximum d'environ 152 millions de kilomètres à un minimum de 147 millions de kilomètres. Cette différence de distance n'est pas assez importante pour affecter le réchauffement de notre planète. La proximité plus ou moins grande de la Terre au Soleil est donc imperceptible pour les êtres vivants.

La succession des saisons n'est pas liée à la distance de la Terre au Soleil mais à l'inclinaison de notre planète par rapport aux rayons du soleil. Il y a quelques jours à peine, avec le solstice d'été dans l'hémisphère nord (et l'hiver dans l'hémisphère sud), nous avons assisté au moment où l'inclinaison de la Terre fait que les rayons ont un impact plus important sur l'hémisphère nord.

La Terre tourne autour du Soleil sur son orbite elliptique inclinée d'environ 23°. En fonction de sa position le long de l'orbite, les rayons du soleil affectent principalement l'hémisphère nord ou l’hémisphère sud de la planète, provoquant l'alternance des saisons et les moments astronomiques importants tels que les équinoxes et les solstices.

02 juillet 2020

Brésil : L'Amazonie toujours en feu, pire mois de juin en 13 ans avec 2 248 foyers d’incendie décomptés


Au Brésil,  2 248 foyers d’incendie décomptés en Amazonie, le pire chiffre depuis treize ans. Une augmentation de 19,5 % en juin par rapport au même mois l’année dernière (2019), d’après les données officielles rendues publiques mercredi 1er juillet.

Les analystes redoutent une année plus dévastatrice que 2019. La recrudescence des feux de forêt dans la région avait alors suscité une vive émotion mondiale.

Le mois de juin marque le début de la saison sèche et ces chiffres confirment les prévisions des analystes, qui tablent sur une année encore plus dévastatrice que 2019, quand la recrudescence des feux de forêt en Amazonie avait suscité une vive émotion dans le monde.

Le site de l’Institut national de recherches spatiales (INPE), qui permet de suivre en temps réel les alertes d’incendies identifiées par satellite, n’avait jamais fait état d’autant de foyers pour ce mois de l’année depuis les 3.519 recensés en 2007. Mais le pire est attendu pour le mois d’août : plus de 30.000 foyers avaient été enregistrés en 2019, trois fois plus que lors de ce même mois en 2018.

Les incendies de forêt en Amazonie sont pour la plupart criminels et directement liés à la déforestation, étant souvent causés par des agriculteurs pratiquant le brûlis sur les zones déboisées pour pouvoir cultiver ou faire paître le bétail.

La déforestation au Brésil était déjà très élevée cette année avant même le début de la saison sèche, avec plus de 2.000 km2 déboisés de janvier à mai, 34 % de plus que sur la même période de 2019, selon les dernières données de l’INPE.

L’Institut de recherches environnementales de l’Amazonie (IPAM) estime que 9 000 km2 de forêt déjà déboisés depuis l’an dernier pourraient partir en fumée d’ici au mois d’août.

Les écologistes accusent le gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, un climatosceptique notoire, de favoriser la déforestation en appelant à légaliser l’agriculture ou les activités minières dans des zones protégées.

Les spécialistes craignent par ailleurs que l’augmentation des incendies ne cause davantage de troubles respiratoires chez une population déjà touchée de plein fouet par le Covid-19.

Autre problème de taille : les pouvoirs publics disposent de moins de moyens humains et financiers pour protéger l’environnement à cause de la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 60.000 morts au Brésil.

Université de Kara : 1er colloque Germano-Ouest africain sur le système des énergies durables


L’Université de Kara (UK) à 420 Km au Nord de Lomé a organisé mercredi 1er  juillet, le premier colloque germano-ouest-africain en visioconférence sur le système des énergies durables et renouvelables. L’initiative est portée par la Faculté des Sciences et Technique de ladite Université.

Deux  panels ont meublé ce rendez-vous autour des thèmes : l’énergie renouvelable, apprentissage automatique, automatisation intelligente et robotique, la rencontre a jeté les bases pour la construction à UK  d’un centre de recherche sur les énergies durables et renouvelables.

Le colloque germano-ouest-africain sur le système des énergies durables et renouvelables vise le partage des connaissances, savoirs et savoir-faire sur la thématique des énergies renouvelables et les nouvelles technologies  entre les enseignants chercheurs de UK avec leurs collègues d’Allemagne précisément de  l’Université Technique des Sciences Appliquées de WILDAU.

«L’énergie nous l’avons choisi parce que pour moderniser l’agriculture, il faut disposer d’énergie. Sans eau il n’y a pas d’agriculture; que ce soit l’eau de rivière, de lac ou du sous-sol, il faut la pomper à un moment donné et c’est là qu’intervient l’énergie», a indiqué le président de l’Université de Kara, Professeur SANDA Komla.

Selon Harakawa Elias, membre du comité d’organisation du colloque: « C’est un centre qui va regrouper un certain nombre d’experts, d’enseignants chercheurs et de spécialistes du domaine de l’Afrique de l’Ouest pour échanger sur les procédures et les procédés à adopter dans ce domaine».

Pour rappel, le projet de construction du centre de recherche sur les énergies durables et renouvelable à l’Université de Kara est le fruit de la coopération entre certaines Universités de l’Afrique de l’Ouest et l’Université Technique des Sciences Appliquées de WILDAU.

Mort mystérieuse de centaines d'éléphants au Botswana

Le Dr Niall McCann a déclaré que ses collègues du pays d'Afrique australe avaient repéré plus de 350 carcasses d'éléphants dans le delta de l'Okavango depuis le début du mois de mai.

Personne ne sait pourquoi les animaux meurent, et les résultats des analyses de laboratoire sur les échantillons ne seront pas disponibles avant plusieurs semaines, selon le gouvernement.
Le Dr McCann, de l'organisation caritative britannique National Park Rescue, a déclaré à la BBC que les écologistes locaux avaient alerté le gouvernement début mai, après avoir effectué un vol au-dessus du delta.
"Ils en ont repéré 169 au cours d'un vol de trois heures", a-t-il déclaré. "Pouvoir voir et compter autant en trois heures de vol était extraordinaire.
"Un mois plus tard, des enquêtes complémentaires ont identifié beaucoup plus de carcasses, portant le total à plus de 350."
"C'est totalement sans précédent en termes de nombre d'éléphants morts en un seul événement sans rapport avec la sécheresse", a-t-il ajouté.
En mai dernier, le gouvernement du Botswana a exclu le braconnage comme raison, notant que les défenses n'avaient pas été enlevées, selon Phys.org.
Il y a d'autres éléments qui indiquent autre chose que le braconnage.
"Ce sont seulement les éléphants qui meurent et rien d'autre", a déclaré le Dr McCann. "Si c'était du cyanure utilisé par les braconniers, vous vous attendriez à voir d'autres morts."
Le Dr McCann a également exclu provisoirement l'empoisonnement naturel à l'anthrax, qui a tué au moins 100 éléphants au Bostwana l'année dernière.
Mais ils n'ont pu exclure ni l'empoisonnement ni la maladie. La façon dont les animaux meurent - beaucoup tombe sur le visage - et l'observation d'autres éléphants qui tournent en rond indiquent que quelque chose aurait attaqué leur système neurologique, a déclaré le Dr McCann.
Quoi qu'il en soit, sans en connaître la source, il est impossible d'exclure la possibilité qu'une maladie se propage dans la population humaine, surtout si la cause se trouve dans les sources d'eau ou dans le sol. Le Dr McCann évoque la pandémie de Covid-19, qui aurait débuté chez les animaux.
"Oui, c'est un désastre pour la conservation - mais cela pourrait aussi être une crise de santé publique", a-t-il déclaré.
Le Dr Cyril Taolo, directeur par intérim du département de la faune et des parcs nationaux du Botswana, a déclaré au Guardian qu'ils avaient jusqu'à présent confirmé qu'au moins 280 éléphants étaient morts, et qu'ils étaient en train de confirmer le reste.
Cependant, ils ne savent pas ce qui a causé la mort des animaux.
"Nous avons envoyé des échantillons pour des tests et nous attendons les résultats dans les deux semaines à venir", a-t-il déclaré.
Source BBC

01 juillet 2020

Potentielle collision d'un astéroïde avec la Terre le 2 novembre 2020

Si hier 30 juin qui marque la journée internationale des astéroïdes est passé inaperçu, une question taraude les esprits des scientifiques. L'astéroïde VP1 2018 peut-il réellement percuter la Terre le 2 novembre prochain ? Quels sont les risques encourus ?

Les astéroïdes et comètes (objets géocroiseurs) sont des objets astronomiques dont l'orbite les mène près de la Terre et représentent alors des menaces potentiellement catastrophiques. Ces astéroïdes géocroiseurs sont surveillés étroitement par le Centre d'études des objets géocroiseurs de la NASA. Selon ce dernier, 16 000 objets géocroiseurs ont été découverts à ce jour. Parmi ces 16 000 objets géocroiseurs, il y a VP1 2018 qui pourrait entrer en collision avec la terre le 2 novembre prochain.

VP1 2018 est un astéroïde géocroiseur dans le sens où il croise l'orbite de la Terre. Il a été découvert le 3 novembre 2018. Selon les experts de la NASA, VP1 2018 mesure 91 centimètres de large, 2 mètres de long et pèse 15 kilos. Sa petite taille signifie que l'astéroïde brûlera très certainement lorsqu'il rentrera dans l'atmosphère terrestre et se désintégrera avant même d'atteindre le sol. Selon les spécialistes, VP1 2018 a 1 chance sur 240 d'impacter la planète Terre le 2 novembre prochain.

Si VP1 2018 ne représente pas une véritable menace, un autre astéroïde semble plus dangereux aux yeux des experts. Avec un diamètre de 8 mètres, 2010 RF12 pourrait potentiellement causer de sérieux dommages en cas de collision avec la terre. Heureusement pour nous, son impact potentiel avec la terre est prévu pour l'an 2095, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour pouvoir l'appréhender !

30 juin, une journée pour commémorer l'explosion de Toungouska

Le 6 décembre 2016, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution A/RES/71/90, déclarant le 30 juin comme Journée internationale des astéroïdes. L'objectif est de "commémorer chaque année, au niveau international, l'anniversaire de l'explosion de Toungouska survenue le 30 juin 1908 et de sensibiliser la population aux risques d'impact d'astéroïdes".
À ce jour, le plus grand astéroïde connu est celui de Toungouska le 30 juin 1908. Le 30 juin 1908, dans le nord de la Sibérie, une explosion mémorable s'est produite. Si de nombreux mystères résident toujours à ce jour autour de cette explosion, les experts s'accordent à dire que l'astéroïde aurait traversé l'atmosphère de notre Terre avant de rebondir vers l'espace.

Cette mystérieuse explosion dans cette zone très reculée du monde a embrasé la forêt sibérienne. La déflagration s'est propagée sur un rayon de plus de 1000 kilomètres et 80 millions d'arbres ont été couchés par la déflagration.

25 juin 2020

Togo : La ministre Zouréatou Tchakondo-Kassa-Traoré a participé à une opération "plage de Lomé propre"

Les autorités et de nombreuses ONG très mobilisées pour redonner à la plage de Lomé ses lettres de noblesse. 

Jeudi sur la plage devant l’hôtel Sarakawa, des dizaines de personnes avec à leur tête la ministre des Infrastructures et des Transports Zouréatou Tchakondo-Kassa-Traoré, équipées de râteaux, de pelles et de poubelles ont enlevé des sacs plastiques et autres déchets abandonnés sur le sable.

Une fois l’opération de nettoyage achevée, des cocotiers ont été plantés.

Coronavirus : Les scientifiques de la faune et de la flore examinent la grande "pause humaine"

Les chercheurs ont lancé une initiative pour suivre la faune avant, pendant et après le confinement du coronavirus.
L'objectif de l'équipe dirigée par le Royaume-Uni est d'étudier ce qu'ils ont appelé «l'anthropause» - le ralentissement temporaire à l'échelle mondiale de l'activité humaine, qui est susceptible d'avoir un impact profond sur d'autres espèces.
La mesure de cet impact, disent-ils, révèlera des façons de «partager notre planète de plus en plus peuplée».
Ils décrivent la mission dans la revue in the journal Nature Ecology and Evolution.
Ils décrivent des "étapes urgentes" pour permettre aux scientifiques d'apprendre autant que possible de l'absence soudaine d'humains dans de nombreux paysages - notamment en veillant à ce que les chercheurs aient accès et la permission de mener à bien leurs travaux, et puissent accéder à des informations sur les mouvements humains, ainsi que des données de suivi des animaux.
Le professeur Christian Rutz de l'Université de St Andrews est président de l'International Bio-logging Society.
Il a souligné que les bio-enregistreurs - petits appareils de suivi installés sur les animaux afin d'enregistrer leurs mouvements et autres comportements - ont collecté des informations dans les habitats du monde entier tout au long de la pandémie.
"Il y a vraiment ici une précieuse opportunité de recherche, celle qui a été provoquée par les circonstances les plus tragiques, mais c'est une opportunité que nous pensons que nous ne pouvons pas nous permettre de manquer", at-il déclaré à BBC News.
Habituellement, les études qui tentent d'examiner l'impact de la présence et de l'activité humaines sur les animaux sauvages se limitent à comparer des habitats protégés à des zones non protégées ou à étudier des paysages à la suite d'une catastrophe naturelle.
"Mais pendant le confinement, nous l'avons reproduit dans le monde entier - dans différentes localités et pour des habitats où certaines espèces ont été tout le temps équipées de dispositifs de suivi ", a déclaré le professeur Rutz.
Il y a eu de nombreux récits sur les réseaux sociaux de la faune tirant apparemment le meilleur parti de notre absence - se déplaçant librement dans des environnements étonnamment urbains. Dans certains endroits cependant, le manque d'activité humaine semble avoir été préjudiciable - augmentation du braconnage due à la pauvreté et absence d'écotourisme.
"Personne ne dit que les humains doivent rester en confinement de façon permanente", a ajouté le professeur Rutz.
"Mais que se passe-t-il si nous constatons des impacts majeurs de nos changements dans l'utilisation de la route, par exemple? Nous pourrions l'utiliser pour apporter de petites modifications à notre réseau de transport qui pourraient avoir des avantages majeurs."
Le professeur Jim Smith de l'Université de Portsmouth a participé à ce qui pourrait être considéré comme la première étude d'anthropause - une enquête à long terme sur les changements dans le paysage abandonné autour de la centrale nucléaire endommagée de Tchernobyl.
"Quelques années seulement après l'évacuation de la zone d'exclusion, des chercheurs biélorusses et ukrainiens ont découvert que des espèces associées à l'homme - comme les pigeons et les rats - disparaissaient, mais les animaux sauvages - sangliers, cerfs et loups - se multipliaient", a-t-il déclaré.
"Encore abandonnée plus de 30 ans plus tard, la zone est devenue un exemple emblématique de réensemencement accidentel."
"À grands frais économiques et humains, Covid et Tchernobyl nous ont forcés à appuyer sur le bouton pause de nos dommages environnementaux", a poursuivi le professeur Smith.
"Il sera difficile d'arrêter certains de ces impacts, mais nous serons aidés par ce que nous pouvons apprendre de ces événements extrêmes."
Le professeur Rutz et son équipe ont souligné dans leur article: "Les connaissances scientifiques acquises au cours de cette crise dévastatrice nous permettront de développer des stratégies innovantes pour partager l'espace sur cette planète de plus en plus peuplée, avec des avantages pour la faune et les humains."

24 juin 2020

Le cercle polaire arctique enregistre les températures records jamais enregistrées

Le cercle polaire arctique enregistre les températures les plus élevées jamais atteintes. Un record historique, dans l’ordre de 38° C,  a été enregistré samedi à Verkhoyansk, une ville sibérienne.

Ce record de température fourni par la BBC Weather (en image), doit être vérifié. Ces  derniers mois ont connu des températures anormalement élevées dans cette partie du globe.

On pense que l'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, même si Le temps chaud d'été n'est pas rare dans le cercle arctique. Plus tôt en juin, certaines parties de la Sibérie ont enregistré 30 ° C, tandis qu'en mai, Khatanga en Russie - situé dans le cercle polaire à 72 degrés nord - a établi un nouveau record de température en mai de 25,4 ° C.

" D'une année à l'autre, des records de température sont battus dans le monde, mais l'Arctique se réchauffe plus rapidement que partout ailleurs sur Terre", a déclaré le Dr Dann Mitchell, professeur agrégé en sciences de l'atmosphère à l'Université de Bristol.

"Il n'est donc pas surprenant de voir des records battre dans cette région. Nous en verrons plus dans un proche avenir."
Le réchauffement dans l'Arctique entraîne la fonte du pergélisol gelé en permanence sous le sol.

Est-ce une preuve du changement climatique? Suivons l’analyse de Simon King, météorologue à la BBC.

Les vagues de chaleur dans l'Arctique ne sont pas inhabituelles. Les conditions météorologiques dans le monde peuvent s'aligner de telle manière que l'air chaud est transporté assez loin vers le nord et l'air plus froid des pôles vers le sud.

Au cours des derniers mois, une grande zone de haute pression dans l'est de la Russie a dominé. Cela a conduit à des vents du sud apportant de l'air plus chaud près des tropiques, entraînant des températures plus élevées que la moyenne.

Cependant, la persistance de ce modèle météorologique a conduit à une longévité et à une échelle de chaleur inquiétante. Cela correspond à ce que les climatologues pensent qu'il se produira dans l'Arctique avec le changement climatique.

Doit-on s'inquiéter de cette situation? 

Cela inquiète les scientifiques, car au fur et à mesure que le pergélisol dégèle, du dioxyde de carbone et du méthane précédemment enfermés sous terre sont libérés.

Ces gaz à effet de serre peuvent provoquer un réchauffement et une décongélation supplémentaires du pergélisol, dans un cercle vicieux appelé rétroaction positive.

Les températures plus élevées font également fondre la glace terrestre dans l'Arctique à un rythme plus rapide, ce qui entraîne un ruissellement plus important dans l'océan où elle contribue à l'élévation du niveau de la mer.

Il y a aussi un élément de rétroaction positive ici, dit la BBC Weather, car la perte de glace blanche hautement réfléchissante signifie que le sol et la mer absorbent plus de chaleur. Cela conduit à plus de réchauffement.

L'impact des incendies de forêt est également à prendre en considération. L'été dernier, ils ont ravagé certaines parties de l'Arctique. Bien qu'ils soient communs en été, les températures élevées et les vents forts les ont rendus exceptionnellement sévères.

22 juin 2020

Les infrasons émis par les éoliennes ne nuisent pas à la santé, selon une étude finlandaise


Les sons de basse fréquence, inaudibles, émis par les éoliennes ne sont pas nuisibles à la santé humaine, selon une étude finlandaise publiée ce  lundi.

Plusieurs études ont déjà montré que le bruit audible des éoliennes n'a pas d'effets négatifs sur la santé - en dépit de la gêne et des troubles du sommeil constatés chez les personnes vivant à proximité.

Toutefois, cette étude conduite pendant deux ans à la demande du gouvernement finlandais, a analysé les effets des émissions sonores de basse fréquence - ou infrasons - émis par les éoliennes qui ne peuvent être entendues par une oreille humaine, indique l'AFP

Si - selon les chercheurs - dans de nombreux pays, beaucoup ont attribué à ces infrasons des symptômes allant de maux de tête à des acouphènes ou des problèmes cardiovasculaires, les scientifiques affirment que les résultats "ne soutiennent pas l'hypothèse selon laquelle les infrasons (...) causent une gêne", rapporte l'AFP

"Il est plus probable que ces symptômes soient déclenchés par d'autres facteurs tels que des symptômes attendus" par les personnes vivant à proximité d'éoliennes.

Selon les éléments dont dispose l'AFP, les chercheurs se sont basés sur des interviews, des enregistrements sonores et des tests de laboratoire pour étudier les effets possibles de ces sons sur la santé de ceux vivant à moins de 20 kilomètres de de générateurs.
En outre, les tests n'ont pas non plus prouvé que les sons des turbines perturbaient le rythme cardiaque, selon cette même étude.

L'énergie éolienne s'est largement développée ces dernières années, notamment en Chine, aux États-Unis et au Brésil.

Selon une étude de l'association du secteur WindEurope, les éoliennes ont fourni l'an dernier 15% de l'électricité consommée en Europe.

sgk/hdy/cac

20 juin 2020

Une éclipse type « cercle de feu » dans le ciel d'Afrique et d'Asie ce dimanche 21 juin


Depuis la nuit des temps, les phénomènes lunaires fascinent. Synonyme de malheur dans certaines croyances, les éclipses continuent de nous offrir un spectacle qui nous ouvre sur l’Univers. Pour les mordus, sachez que la prochaine éclipse aura lieu ce 21 juin 2020 et celle-ci sera particulière. Pour cause, la lune se changera et prendra la forme d’un « anneau de feu».

Seulement 2% de la surface de la Terre concernés. Le phénomène astronomique, qui ne se produit qu’une ou deux fois par an, débutera peu après le lever du Soleil à 03h45 GMT au centre de l’Afrique, et traversera successivement le nord de la République démocratique du Congo (RDC), le Soudan du Sud, le nord de l’Ethiopie, le Yémen, le nord de l’Inde, la Chine, le sud de Taïwan et prendra fin dans l’Océan Pacifique, au sud de l’île de Guam, à 09h32 GMT.

La Lune va passer devant le Soleil, dans un alignement avec la Terre suffisamment parfait pour le cacher. Mais pas entièrement, comme lors d’une éclipse totale: la Lune n’étant pas assez près de la Terre, il s’agira d’une éclipse annulaire, c’est-à-dire qu’à son maximum, il restera un anneau autour du Soleil, appelé « cercle de feu ».

Cet anneau ne sera visible qu’entre 04h47 GMT et 08h32 GMT et durera au maximum 1 minute et 22 secondes.

Mais attention: en dépit de la baisse de la luminosité, il ne faut surtout pas regarder l’astre à l’œil nu, même avec des lunettes de soleil, qui ne filtrent pas les UV, prévient le spécialiste. « C’est aussi dangereux que de le regarder un jour normal: le Soleil est tellement lumineux que même s’il reste une petite portion éclairée, il y a danger pour les yeux », fait-il valoir.

Les plus curieux devront donc se munir de lunettes spéciales éclipse, de masques de soudeurs homologués, ou utiliser les moyens d’observation des astronomes amateurs.

La prochaine éclipse de ce type n’aura pas lieu avant le 10 juin 2021 et sera quant à elle visible en Amérique du Nord. La prochaine éclipse annulaire, quant à elle, est prévue le 14 décembre 2020.

19 juin 2020

Togo / Lutte contre le changement climatique : l'Université de Kara lance 2 nouveaux projets


Activement engagée dans la lutte contre le changement climatique, l’Université de Kara (UK) ne cesse d’intensifier ses actions sur le terrain. Jeudi 18 juin 2020, à travers sa faculté des sciences et techniques (FaST), elle a procédé au lancement de 2 nouveaux projets financés par l’Union Européenne.

Ces projets respectivement pilotés par le Laboratoire d’assainissement sciences de l’eau et environnement (LASEE) et le Laboratoire de biochimie des aliments et nutritions (LaBAN) de cette université publique est une initiative du Ministère de l’Environnement, du développement durable et de la protection de nature pour appuyer le Togo dans la mise en œuvre d’une réponse nationale aux défis posés par les changements climatiques d’après le Doyen de la FaST, Pr Sabiba Kou’Santa Amouzou.

Le premier est consacré à « l’étude des impacts des pratiques d’adaptation aux changements climatiques sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et sur la pauvreté dans la région des Savanes au Togo tandis que l’autre porte sur « la production d’énergies renouvelables en milieu rural et périurbain, notamment le solaire et la biomasse à travers des technologies sobres et durables    ».

Pour le doyen de la FaST, le changement climatique n’est pas loin d’être un facteur à la crise sanitaire qui frappe, de nos jours, le monde entier et ces projets peuvent être considérés comme « projets ripostes » à la pandémie au Covid. Il a félicité les responsables de ces laboratoires pour cette initiative qui selon lui, doit servir de “stimulant” aux autres laboratoires afin de développer davantage la recherche à l’Université de Kara.

La réalisation de ces 2 projets s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la Lutte contre le Changement Climatique (PLCC) au Togo initié en mars 2017 pour une période de cinq ans.

18 juin 2020

Réchauffement climatique : danger pour les céréales en Afrique !

L'impact dramatique du réchauffement climatique sur la production agricole touche fortement le continent africain, principalement celle des céréale. Les résultats d'une étude scientifique rendus publics il y a quelque mois renforcent les preuves de telles conséquences. Le sujet a été abordé sur RFI, dans la chronique nutrition de Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur de l'ONG Santé Diabète à Bamako au Mali.

Présentation de l'étude
Ce travail a été publié par la prestigieuse revue scientifique Nature. Elle a été réalisée par deux chercheurs français climatologues de l’unité de recherche espace-Dev, qui est un laboratoire affilié à l’Institut de Recherche pour le Développement, en collaboration avec une équipe de recherche japonaise. Depuis quelques années, de nombreux travaux ont été réalisés pour étudier l’impact futur du réchauffement climatique sur les pertes de rendements agricoles. 
Ces chercheurs ont choisi, eux, de ne pas regarder le futur mais de s’intéresser à la situation actuelle. Pour ceci, ils ont étudié la situation en Afrique de l’Ouest durant une période de 10 ans de 2001 à 2009. Pour réaliser ce travail, ils ont utilisé deux simulations climatiques : la première a pris en compte le climat tel qu’il aurait dû être sans empreinte de l’activité humaine. La seconde intègre l’effet des émissions de gaz à effet de serre sur le climat qui sont engendrées par la présence ou l'action de l'homme.
Quels sont les principaux résultats de cette étude ?
Les résultats de cette étude sont très inquiétants à la fois sur l’impact mesuré sur les productions agricoles mais aussi sur l’impact économique qui découle de ces pertes de productions. Les chercheurs concluent que : "Durant la période de l’étude les températures ont augmenté de 1°C en Afrique de l’Ouest et les orages et les pics de chaleur ont été plus fréquents. Ces conditions climatiques dégradées ont provoqué une baisse des rendements du mil de 10 à 20 % et de 5 à 15 % pour le sorgho. D’un point de vue économique, les pertes s’élèvent pour les pays producteurs entre 2 et 4 milliards de dollars pour le mil et entre 1 et 2 milliards de dollars pour le sorgho”.
Une étude publiée en 2012 estimait qu’en Afrique d’ici 2050 les pertes de rendement seraient en 2050 de 17% pour le blé, -5% pour le maïs, 15% pour le sorgho et 10% pour le mil. Avec une baisse déjà effective de 10 à 15% et un réchauffement climatique qui s’accélère, on voit l’urgence d’agir pour le continent Africain et surtout dans la bande soudano-sahélienne, en Afrique de l’Ouest.
Pourquoi la production et la consommation de céréales sont-elles si importantes en Afrique ?
Les céréales sont une famille d’aliments d’origine végétale. Il existe une grande variété de céréales comme par exemple le blé, l’avoine, le maïs, le mil, le sorgho, le riz, le quinoa ou encore le fonio. Leur grain, leur farine ou encore leur semoule servent de base alimentaire à l’homme depuis des milliers d’années. Leur composition qui est très riche en glucides complexes c’est-à-dire en sucres complexes, que l’on appelle amidon, leur permet d’apporter un bon niveau d’énergie à notre corps pendant une assez longue période. Ainsi, dans de nombreux pays, les produits céréaliers représentent encore le groupe d’aliments qui contribue le plus à nos apports énergétiques quotidiens.
En Afrique, elles sont encore plus importantes car leur niveau de consommation les rend indispensables pour assurer la sécurité alimentaire des habitants. Leur consommation est en forte croissance entraînant des besoins qui sont, aujourd’hui, supérieures aux capacités de production. Si la production céréalière venait à baisser à cause de l’augmentation de la température ceci fragiliserait fortement la sécurité alimentaire des populations vivant dans ces zones géographiques. Il est donc important d’agir très rapidement pour ne pas mettre en danger les populations.
Quelles sont les pistes d’action pour éviter une catastrophe ?
De manière globale, la priorité est d’arriver à agir le plus tôt possible pour réduire les émissions de CO2 et le réchauffement climatique afin d’éviter que la poursuite de l’augmentation des températures continue d’aggraver la situation. Les données de cette étude seront d’ailleurs utilisées pour le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le Giec, qui sera publié en 2020.
De manière plus spécifique, sur le terrain, il est urgent d’identifier des plantes plus adaptées génétiquement à des températures élevées et de donner les moyens aux agriculteurs de les cultiver au cas ou ils devraient faire face à une poursuite de l’augmentation des températures. Il faut aussi très rapidement développer des solutions avec les agriculteurs et les communautés en testant des innovations et des adaptations qui permettront de pour réduire la vulnérabilité des systèmes agro-pastoraux locaux.

ACTION DE PLAIDOYER DE CLIMATE CHANCE POUR L'EUROPE


L'agenda autour des questions et politiques climatiques est particulièrement chargé cette semaine. Le 19 juin, le Conseil européen discutera du plan de relance de l'Union, qui devrait permettre à l'Europe de redémarrer son économie. L'actualité climatique en Europe comprend également la création de plusieurs assemblées et conventions citoyennes sur le climat (Espagne) et la publication officielle de leurs propositions dans les prochains jours (France, UK).

Dans ce contexte, Climate Chance a décidé d'adresser aux dirigeants européens un ensemble de propositions à intégrer dans la stratégie du plan de relance européen et du «New Deal vert» afin de renforcer la capacité de l'Europe à atteindre son objectif de neutralité carbone en 2050. Cette action de plaidoyer s'inscrit dans la démarche de l'Association internationale Climate Chance qui, depuis sa création lors de la COP 21, cherche à fédérer la diversité des acteurs impliqués dans l'action climatique sur le terrain, collectivités locales, entreprises, ONG, etc ... Ce texte est signé par les membres de Climate Chance, une soixantaine de personnalités européennes et africaines reconnues pour leur engagement dans la lutte contre le changement climatique: secrétaires générales des principaux réseaux mondiaux de collectivités locales, chercheurs dont Jean Jouzel et Valérie Masson-Delmotte, anciens ministres, chefs d'entreprises et grands réseaux d'organisations, etc.

Avec des propositions précises, cette adresse insiste sur la place des collectivités locales et les enjeux du développement et de la solidarité internationale. Ces propositions s'appuient sur deux années d'observations et d'analyses de succès mesurables en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, menées par notre Observatoire de l'action climatique non étatique mondiale.

Nos propositions couvrent six priorités clés pour les politiques publiques de l'Union européenne et des États membres:
1. Fixer un prix réel sur le carbone et couvrir toutes les émissions mondiales
2. Renforcement des politiques de développement et des flux financiers vers les pays en développement
3. Fournir un soutien solide aux autorités locales et régionales
4. Investir dans une nouvelle politique des transports
5. Développer une agriculture compatible avec le climat et la biodiversité
6. Passer au numérique pour accompagner la transition

Pour plus d'informations , vous êtes invités à contacter Virginie Foucault-Rougé, responsable communication: 
virginie.foucault-rouge@climate-chance.org .