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26 septembre 2020

Gérer durablement les mers, c'est préserver la vie



« Transports maritimes durables au service d’une planète durable ». C’est le thème général choisi par l’Organisation maritime internationale cette année pour commémorer la Journée de la mer. Célébrée chaque 24 septembre, cet évènement vient rappeler l’importance de ces cours d’eau. Au Togo, il a été marqué par un discours donné par la ministre des Infrastructures et des Transports, occasion pour elle d’appeler à la protection et à une gestion saine des mers.

Mme ZouréhatouTchakondoh-Kassah-Traoré a rappelé l’importance de la mer, relevant qu’elle contient des ressources vitales, soutient les écosystèmes, produisent 50% de l’oxygène, donne 90 millions de tonnes de poissons…. Néanmoins, les mers, souligne-t-elle, « font l’objet d’une exploitation effrénée. Il est d’ailleurs important de savoir que 85 % des stocks commerciaux sont surexploités et 90 % des prédateurs ont complètement disparu. A cela s’ajoute l’accroissement sans cesse des températures des eaux entrainant ainsi l’élévation de leur niveau ».

Au Togo, la commémoration de cette journée s’est déclinée en sous thème à savoir « Le domaine public maritime dans le contexte d’une gestion durable des cotes ». Une manière de « sensibiliser les différents utilisateurs du domaine maritime, y compris les acteurs du transport maritime, les responsables des collectivités territoriales, les élus locaux et les populations sur les dispositions juridiques et administratives relatives à l’exploitation durable des ressources et espaces maritimes », a expliqué la ministre.

« Les aménagements et infrastructures qu’appellent l’urbanisation des espaces côtiers et littoraux affectés à des activités ludiques sont porteurs de menaces et sont source de dommages plus ou moins graves, voire irréversibles, pour l’environnement », relève-t-elle en outre.

23 septembre 2020

Protection de la couche d’ozone : En 7 ans, le Togo a fait une avancée majeure dans la réduction des importations du réfrigérant R-22

 


Le 16 septembre 2020, à l’occasion de la journée internationale de la protection de la couche d’ozone, le ministre de l’environnement, du développement durable et de la protection de la nature, Prof. David Wonou Oladokoun, a parlé d’une bonne nouvelle : le Togo, dans ses efforts, a réussi à réduire de 30% les importations du réfrigérant R-22, entre 2013 et 2019.

Au Togo, la protection de la couche d’ozone et la préservation du climat est l’un des fondamentaux de la politique environnementale du gouvernement.

Le pays, Etat Partie depuis 1991 au Protocole de Montréal sur la question, a dans ce sens mis en place un plan de gestion et d’élimination des hydrochlorofluorocarbones (HCFC), substances particulièrement nocives pour la couche d’ozone.

Ainsi, depuis son engagement en 2013 pour la réduction de l’utilisation du réfrigérant R-22 (gaz encore appelé ‘Fréon 22’ dans le domaine de la climatisation), le gouvernement est parvenu en quelques années à matérialiser ses efforts. De 2013 à 2019, le pays a ainsi réussi à réduire de 30% ses importations de ce réfrigérant.

Dans le même temps, des centres de formation technique d’équipements ont été mis à la disposition des techniciens de froid, de même que des dotations en kits de divers appareils de mesure.

«Des défis subsistent et nous devons œuvrer efficacement à éliminer toutes ces substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Il est donc de la responsabilité de chacun de contribuer à l’effort du pays pour la protection de notre environnement et la réduction de la vulnérabilité des populations face aux aléas climatiques. J’exhorte donc tous les acteurs, en particulier les frigoristes et importateurs de réfrigérants à qui j’adresse mes encouragements pour les efforts déjà consentis, à continuer de bien s’appliquer dans leur profession et à se conformer aux directives du Protocole de Montréal, plus précisément celles relatives aux bonnes pratiques dans le secteur du froid»,  a  souligné  le  ministre Oladokoun dans son message de circonstance à l’endroit de la population sur les dangers des rayons ultraviolets du soleil et leurs effets sur la couche d’ozone.

19 septembre 2020

Togo / World Cleanup Day : les jeunes environnementalistes débarrassent la plage et la lagune de Bè des déchets


Aujourd’hui 19 Septembre 2020 est célébré le World Cleanup Day, entendu par-là  la Journée mondiale du nettoyage. Au Togo, pour marquer l’évènement, plusieurs associations se sont convergées vers deux sites pour les débarrasser des déchets indésirables et polluants.

L'activité s'est tenue sur deux sites: la plage et la lagune de Bè à Lomé et a regroupé des organisations telles que l’Association des Jeunes Engagés contre le Changement Climatique (AJECC), LETS DO IT TOGO, YMCA AIESEC, ROTARACT, CLUB EMERGENCE, YAC, REACT,  ECO TOURISME TOGO, AYDS. Il s’est agi concrètement de dépouiller ces sites des déchets plastiques et autres. Ces derniers ont été triés par la suite.


La Journée mondiale du nettoyage (aka WCD) est un programme mondial d’action sociale qui vise à lutter contre le problème mondial des déchets solides, y compris le problème des débris marins. Il est coordonné par l’organisation estonienne Let’s Do It! World. Cette Journée mondiale du nettoyage est célébrée par le nettoyage des déchets et les activités de cartographie des déchets couvrant chaque fuseau horaire.

17 septembre 2020

Togo: La rivière Eké à Atakpamé nous parle de la pollution environnementale dont elle est victime


« Elle nous parle ». Depuis quelques heures, on connait l’auteur de ce message et ses motivations. « Elle », c’est la rivière Eké qui traverse la ville d’Atakpamé d’est en ouest sur près de dix kilomètres. Elle est touchée de plein fouet par un grand désastre environnemental ces derniers temps, et il va falloir agir.

La rivière Eké, alimentée par quatre affluents qui prennent leur source dans les collines voisines, perd peu à peu de son originalité. Et pour cause, des habitants et riverains ont transformé le cours d’eau, jadis limpide, en un réceptacle d’ordures par des pratiques malsaines et polluantes.

Face à cette situation, Florence Kouigan, la maire de la ville a lancé une campagne de sensibilisation originale menée depuis plusieurs semaines.

« Ce scandale environnemental doit cesser », a-t-elle martelé.

La rivière tirerait son nom de l’un des nombreux dialectes du milieu, le Woudou, voisin de l’Ewe, et dans lequel Eké désigne le sable en référence a1 celui que charrie la rivière dans son lit reposant sur un fond rocheux.

12 septembre 2020

L’ANIAC-Togo à l’œuvre pour éviter le drame du port de Beyrouth

Le Togo a tiré une leçon de la mauvaise gestion du stockage des produits chimiques au Liban qui a couté la vie à plus de 171 personnes et fait plus de 6000 blessés et d’énormes dégâts matériels, tout récemment dans une explosion de plus de 2750 tonnes de  nitrate d’ammonium au port de Beyrouth. Pour ce faire, l'Autorité Nationale pour l'Interdiction des Armes Chimiques (ANIAC-Togo) prend déjà les taureaux par les cornes : agir en amont sur le terrain en faisant observer par les acteurs impliqués des mesures de sûreté et de sécurité.

L’ANIAC-Togo), la structure en charge de la coordination, le contrôle à l'importation et l'exportation ainsi que la supervision et l'utilisation des produits chimiques, a organisé une rencontre avec les médias ce 11 septembre à Lomé pour communiquer sur les programmes qui vont concourir à endiguer tout ce qui peut être source de menace en matière de l'utilisation et le stockage des produits chimiques sur le territoire national. 

Tirant leçon du tragique accident au Liban le 04 août 2020 , il urge de mettre en œuvre un ensemble de mesures préventives en identifiant les défaillances potentielles des matériels, les défauts éventuels des procédés ou de la conception ainsi que les erreurs humaines possibles, lors de la manutention et de l’entreposage des produits chimiques, selon les termes du président de l’ANIAC Amah Hunlédé, car dit-il, « le Togo n’est pas à l’abri de ces incidents, la menace chimique est réelle et pèse sur tous les Etats industriels ou en développement. Face aux déboires, leur gestion est un défi majeur pour notre pays ».

Le président  de l’ANIAC Togo invite les acteurs à observer les règles générales de sécurité et sûreté dans la zone portuaire et en entreprises.

Des quantités importantes de produits chimiques de nature diverse sont couramment utilisées dans  plusieurs secteurs d’activités. A cela s’ajoute les risques liés à la manutention, au stockage, à la manipulation et à l’exposition de ces produits en milieux portuaire et industriel.  Selon lui, même les rejets volontaires des eaux usées, des effluents et des déchets industriels constituent des conséquences négatives de l’utilisation des produits chimiques. 

L’ANIAC Togo est donc à l’œuvre pour acquérir 3 sites pour l’entreposage et la neutralisation des produits chimiques, ces derniers constituant en fait un problème de santé publique et de pollution de l’environnement.

03 septembre 2020

Togo : La mairie Golfe 3 prime les meilleurs projets d’aménagement du bassin d’eau de l’Université de Lomé


1.000 000 francs CFA, c’est la cagnotte mis en jeu  pour récompenser les lauréats du  Concours Meilleur plan architectural des étudiants pour donner un nouveau visage au bassin d'eau situé au sud-ouest de l'Universitaité de Lomé. La cérémonie de remise de prix s'est déroulée ce mercredi 01 Septembre à la salle de conférence de L'EAMAU à Lomé.

Il s'agit d'une initiative de la commune du Golfe 3  en partenariat avec l’Ecole Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU), dans le cadre l'aménagement territorial. L'objectif de ce concours est de relever la singularité du lieu autour de l'espace public et du vivre ensemble afin de formuler une proposition urbaine et paysagère adaptée et qualitative.
Il a été question pour les quatre groupes  d’étudiants de  l'EAMAU diplômés en architecture, urbanisme, gestion urbaine et en paysage,  d'imaginer et dessiner un espace urbain alliant écologie, proximité, beauté et patrimoine autour et sur le bassin.

Le premier prix est revenu au groupe 1 représenté par l’étudiante en Master I en Architecture Mlle Ali-Tagba secondée par Blaise Landry Djeumo Ngounou. Ils ont eu droit à une enveloppe de 500 000. « L’enjeu principal était de créer des espaces ludiques. Ce que nous avons fait utilisant  des matériaux respectueux de l’environnement », a-t-elle indiqué.

Le 2ème prix du concours est allé à l’équipe Hans Ezechiel Aka qui gagne 300.000F CFA contre 200.000F CFA pour le groupe d’Abdou Rahamane Rabiou, classé 3ème.


Pour le Directeur Général de L'EAMAU, Dr Moussa Dembélé : « La mairie du Golfe 3 ambitionne consolider des espaces architecturaux sur son ressort territorial et nous nous réjouissons que les bases ont commencé à être posées pour redorer une autre image à la Commune. C'est aussi l'occasion pour nos étudiants  évoluant dans ces domaines de toucher certaine réalités du terrain en se prêtant à cet exercice de créativité. Nous sommes ouvert pour accompagner les autres communes dans ce sens ».

Les lauréats ont exprimé au micro de la radio Oreole leur satisfaction aux résultats donnés par le jury et souhaitent que ces genres d'initiatives se multiplient.

« L’enjeu principal était de créer des espaces ludiques. Ce que nous avons fait utilisant  des matériaux respectueux de l’environnement » a dévoilé Mlle Ali-Tagba.

Le 2ème  Adjoint au Maire Gnassingbé Essohanim représentant le Maire de la Commune Golfe 3 Kamal Adjayi,  a salué la détermination des différents groupes qui ont présenté un travail impressionnant. 

« Le plan architectural qui a fait   l'objet du premier prix sera juste réajusté au niveau de la Mairie avec l'Appui des experts en la matière pour son exécution », a-t-il souligné.

Notons que la commune Golfe 3  est composé quartiers tels que : Tokoin-Elavagnon Lycée (Général Eyadema, CICA TOYOTA, SOTES), Tokoin-Gbonvié, Doumassesse (Adéwui et Université de Lomé) Tokoin-Kleve(Cité OUA), Tokoin-Atchanti( Lomé II, Nouvelle Présidence, Habitats de la Caisse), Kélégiuvi(Stade de Kegué), Massouhoin, Ahanoukopé-Est (Camp- Gendarmerie)

29 août 2020

39 dauphins morts retrouvés sur les côtes mauriciennes


Après la mort mystérieuse des dizaines d’éléphants au Botswana, ce sont 39 dauphins sans vie qui ont été retrouvés sur les côtes mauriciennes ces derniers jours, selon les autorités.

Les défenseurs de l'environnement ont déclaré que les décès étaient dus soit à la marée noire d'un navire japonais, soit au fait que les autorités ont coulé une partie du navire.

Lors d'une conférence de presse vendredi, le ministre de la pêche Sudheer Maudhoo a déclaré que les corps des mammifères marins présentaient des blessures mais qu'aucune trace de pétrole n'avait été trouvée dans leurs estomacs, rapporte  BBC.

Le ministre de la pêche Sudheer Maudhoo a ajouté qu'au moins deux des dauphins avaient été mordus par des requins.

Les carcasses font actuellement l'objet d'une autopsie et des échantillons ont été envoyés à un laboratoire pour des tests supplémentaires.

08 août 2020

Marée noire à l'île Maurice : une catastrophe écologique à craindre


Les autorités mauriciennes ont annoncé jeudi que des hydrocarbures s'écoulaient du vraquier panaméen (faisant 299,95 mètres de long et 509 mètres de large) qui a échoué sur un récif depuis la fin juillet sur la côte sud-est de l'île. Une pollution marine en perspective.

Une vague d’huile lourde se répand depuis le 6 août au matin du Wakashio qui s’est échoué sur le récif de Pointe-d’Esny  depuis le 25 juillet dernier. La sonnette d’alarme est désormais tirée. Un drame écologique à l’horizon ?

Dans les heures qui viennent, une réponse rapide et efficace sera capitale pour éviter que la situation ne s’aggrave et ne dégénère en crise environnementale.

Des barrages flottants ont été déployés pour tenter le protéger. Alors que des secours sont déjà sur place pour tenter de dégager le Wakashio, le gouvernement mauricien a lancé des demandes d’assistance supplémentaires pour faire face à cette catastrophe. Quelques tonnes de pétrole ont déjà été pompées par des acteurs locaux qui manquent cruellement de matériels adéquats pour ce type d’intervention.

Les récifs de Pointe-d’Esny ne sont situés qu’à 900 mètres du littoral et la biodiversité marine de cette région du sud-est de Maurice est à la fois riche et vulnérable.

La France a décidé de voler au secours de l’Ile en déployant des équipes et du matériel depuis La Réunion.

«Lorsque la biodiversité est en péril, il y a urgence d'agir. La France est là, aux côtés du peuple mauricien», a tweeté le président français Emmanuel Macron ce samedi 8 août 2020.

Le bateau, appartenant à un armateur japonais mais battant pavillon panaméen, voyageait à vide mais transportait 200 tonnes de diesel et 3.800 tonnes d'huile lourde. Les habitants et les écologistes craignent que le bateau ne finisse par se briser, ce qui pourrait entraîner une fuite encore plus importante d'hydrocarbures et des dommages colossaux en mer et sur le littoral.

« La biodiversité est affectée de manière irrémédiable. Nous faisons face à une vraie catastrophe écologique. » Les mots du scientifique Vassen Kauppaymuthoo au sujet du naufrage du Wakashio sont sombres.


06 août 2020

Climate Chance : “ Après-crise Covid-19, mieux reconstruire pour renforcer la résilience des villes”

Photo d'archive

Malgré la crise sanitaire relative au coronavirus qui secoue le monde actuellement, Climate Chance Association ne ménage aucun effort pour continuer ses activités, afin de trouver des solutions idoines aux problèmes environnementaux de l’heure et pour les générations à venir. Des ateliers virtuels sont organisés à cet effet. Le 3ème qui a eu lieu le 30 juillet dernier, a porté sur le thème “ Après-crise, mieux reconstruire pour renforcer la résilience des villes”.

Les échanges ont donc porté sur le sujet de “ comment reconstruire pour renforcer la résilience des villes durables dans l’après crise”.  Selon Romain Crouzet, Directeur des Programmes à Climate Chance Association, l’idée est de faire un lien entre la question de l’aménagement urbain et comment adapter les pratiques d’aménagement urbain en tirant les leçons de la pandémie de COVID-19, dans laquelle nous nous trouvons actuellement,  notamment en Afrique, en tirant les conséquences de ce que nous vivons actuellement.
Quatre intervenants ont tour à tour abordé la question par de brillantes communications.

Le premier, Mahamoudou Wadidié, Directeur de l’Agence de développement régional de Bamako, Mali, membre du MTPA Africa.

Dans son introduction, il a indiqué que Comme toutes les villes, Bamako a été fortement impactée par les conséquences de la Covid-19. Les villes qui n’étaient pas préparées à recevoir une telle pandémie. L’impact tel que nous l’allons craint n’a pas été celui escompté. C’est dû à deux choses, premièrement, du fait de la nature. Puis, lorsque la pandémie a été déclarée le gouvernement du Mali a pris des mesures très rapidement, en modifiant les conditions de travail et en mettant en place des campagnes de sensibilisation.

Concrètement, il  travaille actuellement sur le projet «  Portail des Bonnes Pratique MTPA », qui a comme objectif de mettre au service des villes des bonnes initiatives et un système de veille. Nous pensons que travailler de façon fractionnée n’est pas convenable. Il y a des villes qui ont déjà des expériences avec leurs agences, donc le but c’est de mettre en commun les savoirs pour aller vers l’avant.

Le second intervenant est Meriem Chabani, Architecte et co-fondatrice de TXKL Architectes Urbanistes, France.

Il a entamé sa communication en portant un regard spécial sur les enjeux relié au logement dans les villes africaines, et notamment en temps de crise. Il a souligné qu’ensemble avec le partenariat français des villes et territoires ainsi que le réseau habitat francophonie, nous avons participé à un événement en février 2020 (lors du Forum Urbain Mondial), puis le confinement est arrivé. Au final quand on s’intéresse à ses questions de logement, le coronavirus ne fait qu’accentuer des enjeux que nous connaissons déjà.

Le logement une question prioritaire, nous parlons du “droit au logement” lié à la pandémie de la Covid-19. Nous n’avons pas tous accès, et la question de l’accès au logement salubre a été particulièrement ravivée lors de cette crise sanitaire.

Plusieurs mesures mises en place dans le PFVT, est-ce qu’aujourd’hui les états et les villes peuvent se doter d’outils pour du logement abordable ? Le Mali cherche aujourd’hui à se doter d’une politique de logement abordable et un des outils cruciaux pour ces politiques c’est la sécurisation du foncier mais aussi trouver des modes de financements alternatifs.

De manière générale, avoir accès un logement social et publique a un enjeu spécifique, celui de la garantie du paiement du loyer est qui limite et restreint le public à avoir accès à un logement. On doit donc se demander, quels sont les outils à mettre en place pour tenter d’agir à différents échelles au niveau public et privé en même temps ?

A Alger par exemple, les grands ensembles, les grandes difficultés vont être les cages d’escalier, les pieds d’immeuble, le travail doit se faire de manière verticale, permettre un isolement en permettant des espaces communautaires et une entraide.

La transition entre l’espace public et le logement à travers différents seuils peuvent être des  acteurs privés ou des usagers en communiquant des outils.
Quels sont les types de logement que nous voulons produire aujourd’hui ?

La création de logement collectif sur le modèle des grands ensembles, la France a abandonné cette idée depuis quelques années. Mais c’est un modèle qui est adopté par d’autres pays encore. Le problème c’est qu’on doit loger de plus en plus de personnes ainsi que les personnes mal-logées. L’idée de promouvoir des modèles qui sont créés en prenant en compte les cultures donc au lieu de prendre des logements mondialisés, il y a une nécessité de mettre en place innovation, c’est un modèle poussé depuis plusieurs années.
Idée par exemple de promouvoir l’utilisation de matériaux locaux pour construire les logements.

3ème Communication de Charlène Kouassi, Responsable de Développement à l’Observatoire des Mobilités Africaines, Côte d’Ivoire

Le propos sera concentré sur les adaptations en termes de mobilité et de transports pour renforcer la résilience des villes pendant cette période de pandémie. La pandémie est arrivée et les villes ont pu se préparer, dans le cas du transport le bilan est assez mitigé : dans le cadre adaptation et résilience. Le secteur du transport a gardé ses inégalités pendant cette période de crise et ne les a pas forcément combattus.

Les déplacements urbains ont été donc fortement réduits à Kampala par exemple, les transports publics étaient totalement immobilisés (public et privés), mais ils ont repris le 5 juin. A Abidjan, il y avait tout un psychose autour de l’idée de prendre les transports public par peur de la crise sanitaire. Très grande baisse des nombres d’inscrits dans les transports publics. Au niveau du temps de déplacement, au niveau de la population c’est donc fortement augmenté.

La qualité de l’offre est très réduite aussi, la majorité des véhicules sont possédées par des particuliers. Augmentation du prix de certaines lignes dans les villes africaines, avec des augmentations arbitraires. Cela montre en quoi le secteur n’a pu su répondre d’une façon soutenable à la crise sanitaire.

Les acteurs types start-up ont su sensibiliser les populations, par exemple avec la promotion de la digitalisation des paiements. Ces start-up ont su s’adapter. Cette crise a exacerbé les inégalités sociales, économiques mais aussi spatiales.

Le fait de réduire le temps de déplacement, il y a un certain nombre de défis pour que le transport soit durable, et que le transport capacitaire qui soit efficace. L’offre dominante reste informelle. Nous pourrions imaginer le développement d’outils digitaux pour le transport comme des applications pour augmenter la visibilité par exemple.

Le transport lagunaire mériterait d’être beaucoup plus développé, le transport ferroviaire par exemple. Ce serait bien de pouvoir développer un projet MAS (Mobility at the Service), cela aiderait à avoir une plus grande mobilité au niveau des offres, le transport informel ainsi que les modes de transport doux. Dans des villes africaines, ce n’était pas évident pour s’adapter. Il y a toujours des projets qui se mettent en place sur le temps long, mais en termes de solution immédiate, la réponse n’a pas été suffisamment rapide.

4ème intervenant : Sénamé Koffi Agbodjinou, Architecte et fondateur du projet HubCités africaines, Togo

Mon projet est vu comme “marginal” car il a été totalement “auto-financé”. Avec la crise reliée à la Covid-19, il faut reconnaître qu’avec les alertes lancées il y a plusieurs années, on a su que des crises allées être déclenchés. On ne peut pas toujours être prêts mais on peut être préparés.

Dans cette configuration, l’Afrique a une place particulière car elle propose des objets urbains tout à fait intéressants, voire inédits. L’Afrique pourrait accélérer très vite l’anthropocène qui est en réalité une “urbanocène”. Ou alors l’Afrique pourrait proposer des modèles que si on les construit pourrait aider à réparer ce dessin global. L’atout de l’Afrique c’est qu’elle n’est pas totalement endoctriné dans l’urbain. Il existe deux urbanismes : l’urbanisme officiel/réglementaire mais aussi l’urbanisme de “n’importe quelle personne qui crée un lieu”. Cela peut être un atout le jour où le système officiel est mis à l’arrêt.

Lorsque les grandes chaînes de production alimentaire et industrielle ont été mises à l’arrêt, ce qui a permis la perpétuation de la ville c’est la solidarité et les marchés africains de plein air qui a résisté. De ce point de vue, nous avons défendu le besoin d’offrir à la société africaine des outils digitaux. Il y a eu une prise de conscience que le numérique était une nécessité, et donc les Etats dans l’urgence enclenche leur transformation digitale. 

En faisant cela dans l’urgence, les GAFA seront favorisés alors que le start-uper aurait des difficultés à répondre dans l’urgence à une telle demande. Nous n’avons pas arrêté de dire que dans le digital dans la ville, il y aurait une nouvelle forme de colonialité. Il faut prendre les dispositions très vite afin de former une sorte de barrage à ce destin digital de l'extrémisme digital de l’urbain en créant les conditions de quelque chose qui serait plutôt un collectivisme digital en s’appuyant sur des structures traditionnels et des façons de faire organique.

Nous favorisons la multiplicité des centres pour créer comme des cellules ou un archipel, localisme s’en appuyer des bénéfices de la technologie d’aujourd’hui. Cela rendrait plus résilient l’ensemble de la ville face à des crises de la contagion. C’est la part non-colonialisée de l’Afrique qui résiste à la crise que nous vivons aujourd’hui.

L’expérience des HubCités que nous menons, sert à essayer de mailler le territoire avec un réseau de lieux. En utilisant les ressources à proximité, et en s’appuyant sur des technologies en source ouverte. Les labs doivent être capable d’être auto-suffisant en trouvant les ressources à moins de 2km. Les communautés développeraient leurs propres systèmes.