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08 août 2020

Marée noire à l'île Maurice : une catastrophe écologique à craindre


Les autorités mauriciennes ont annoncé jeudi que des hydrocarbures s'écoulaient du vraquier panaméen (faisant 299,95 mètres de long et 509 mètres de large) qui a échoué sur un récif depuis la fin juillet sur la côte sud-est de l'île. Une pollution marine en perspective.

Une vague d’huile lourde se répand depuis le 6 août au matin du Wakashio qui s’est échoué sur le récif de Pointe-d’Esny  depuis le 25 juillet dernier. La sonnette d’alarme est désormais tirée. Un drame écologique à l’horizon ?

Dans les heures qui viennent, une réponse rapide et efficace sera capitale pour éviter que la situation ne s’aggrave et ne dégénère en crise environnementale.

Des barrages flottants ont été déployés pour tenter le protéger. Alors que des secours sont déjà sur place pour tenter de dégager le Wakashio, le gouvernement mauricien a lancé des demandes d’assistance supplémentaires pour faire face à cette catastrophe. Quelques tonnes de pétrole ont déjà été pompées par des acteurs locaux qui manquent cruellement de matériels adéquats pour ce type d’intervention.

Les récifs de Pointe-d’Esny ne sont situés qu’à 900 mètres du littoral et la biodiversité marine de cette région du sud-est de Maurice est à la fois riche et vulnérable.

La France a décidé de voler au secours de l’Ile en déployant des équipes et du matériel depuis La Réunion.

«Lorsque la biodiversité est en péril, il y a urgence d'agir. La France est là, aux côtés du peuple mauricien», a tweeté le président français Emmanuel Macron ce samedi 8 août 2020.

Le bateau, appartenant à un armateur japonais mais battant pavillon panaméen, voyageait à vide mais transportait 200 tonnes de diesel et 3.800 tonnes d'huile lourde. Les habitants et les écologistes craignent que le bateau ne finisse par se briser, ce qui pourrait entraîner une fuite encore plus importante d'hydrocarbures et des dommages colossaux en mer et sur le littoral.

« La biodiversité est affectée de manière irrémédiable. Nous faisons face à une vraie catastrophe écologique. » Les mots du scientifique Vassen Kauppaymuthoo au sujet du naufrage du Wakashio sont sombres.


06 août 2020

Climate Chance : “ Après-crise Covid-19, mieux reconstruire pour renforcer la résilience des villes”

Photo d'archive

Malgré la crise sanitaire relative au coronavirus qui secoue le monde actuellement, Climate Chance Association ne ménage aucun effort pour continuer ses activités, afin de trouver des solutions idoines aux problèmes environnementaux de l’heure et pour les générations à venir. Des ateliers virtuels sont organisés à cet effet. Le 3ème qui a eu lieu le 30 juillet dernier, a porté sur le thème “ Après-crise, mieux reconstruire pour renforcer la résilience des villes”.

Les échanges ont donc porté sur le sujet de “ comment reconstruire pour renforcer la résilience des villes durables dans l’après crise”.  Selon Romain Crouzet, Directeur des Programmes à Climate Chance Association, l’idée est de faire un lien entre la question de l’aménagement urbain et comment adapter les pratiques d’aménagement urbain en tirant les leçons de la pandémie de COVID-19, dans laquelle nous nous trouvons actuellement,  notamment en Afrique, en tirant les conséquences de ce que nous vivons actuellement.
Quatre intervenants ont tour à tour abordé la question par de brillantes communications.

Le premier, Mahamoudou Wadidié, Directeur de l’Agence de développement régional de Bamako, Mali, membre du MTPA Africa.

Dans son introduction, il a indiqué que Comme toutes les villes, Bamako a été fortement impactée par les conséquences de la Covid-19. Les villes qui n’étaient pas préparées à recevoir une telle pandémie. L’impact tel que nous l’allons craint n’a pas été celui escompté. C’est dû à deux choses, premièrement, du fait de la nature. Puis, lorsque la pandémie a été déclarée le gouvernement du Mali a pris des mesures très rapidement, en modifiant les conditions de travail et en mettant en place des campagnes de sensibilisation.

Concrètement, il  travaille actuellement sur le projet «  Portail des Bonnes Pratique MTPA », qui a comme objectif de mettre au service des villes des bonnes initiatives et un système de veille. Nous pensons que travailler de façon fractionnée n’est pas convenable. Il y a des villes qui ont déjà des expériences avec leurs agences, donc le but c’est de mettre en commun les savoirs pour aller vers l’avant.

Le second intervenant est Meriem Chabani, Architecte et co-fondatrice de TXKL Architectes Urbanistes, France.

Il a entamé sa communication en portant un regard spécial sur les enjeux relié au logement dans les villes africaines, et notamment en temps de crise. Il a souligné qu’ensemble avec le partenariat français des villes et territoires ainsi que le réseau habitat francophonie, nous avons participé à un événement en février 2020 (lors du Forum Urbain Mondial), puis le confinement est arrivé. Au final quand on s’intéresse à ses questions de logement, le coronavirus ne fait qu’accentuer des enjeux que nous connaissons déjà.

Le logement une question prioritaire, nous parlons du “droit au logement” lié à la pandémie de la Covid-19. Nous n’avons pas tous accès, et la question de l’accès au logement salubre a été particulièrement ravivée lors de cette crise sanitaire.

Plusieurs mesures mises en place dans le PFVT, est-ce qu’aujourd’hui les états et les villes peuvent se doter d’outils pour du logement abordable ? Le Mali cherche aujourd’hui à se doter d’une politique de logement abordable et un des outils cruciaux pour ces politiques c’est la sécurisation du foncier mais aussi trouver des modes de financements alternatifs.

De manière générale, avoir accès un logement social et publique a un enjeu spécifique, celui de la garantie du paiement du loyer est qui limite et restreint le public à avoir accès à un logement. On doit donc se demander, quels sont les outils à mettre en place pour tenter d’agir à différents échelles au niveau public et privé en même temps ?

A Alger par exemple, les grands ensembles, les grandes difficultés vont être les cages d’escalier, les pieds d’immeuble, le travail doit se faire de manière verticale, permettre un isolement en permettant des espaces communautaires et une entraide.

La transition entre l’espace public et le logement à travers différents seuils peuvent être des  acteurs privés ou des usagers en communiquant des outils.
Quels sont les types de logement que nous voulons produire aujourd’hui ?

La création de logement collectif sur le modèle des grands ensembles, la France a abandonné cette idée depuis quelques années. Mais c’est un modèle qui est adopté par d’autres pays encore. Le problème c’est qu’on doit loger de plus en plus de personnes ainsi que les personnes mal-logées. L’idée de promouvoir des modèles qui sont créés en prenant en compte les cultures donc au lieu de prendre des logements mondialisés, il y a une nécessité de mettre en place innovation, c’est un modèle poussé depuis plusieurs années.
Idée par exemple de promouvoir l’utilisation de matériaux locaux pour construire les logements.

3ème Communication de Charlène Kouassi, Responsable de Développement à l’Observatoire des Mobilités Africaines, Côte d’Ivoire

Le propos sera concentré sur les adaptations en termes de mobilité et de transports pour renforcer la résilience des villes pendant cette période de pandémie. La pandémie est arrivée et les villes ont pu se préparer, dans le cas du transport le bilan est assez mitigé : dans le cadre adaptation et résilience. Le secteur du transport a gardé ses inégalités pendant cette période de crise et ne les a pas forcément combattus.

Les déplacements urbains ont été donc fortement réduits à Kampala par exemple, les transports publics étaient totalement immobilisés (public et privés), mais ils ont repris le 5 juin. A Abidjan, il y avait tout un psychose autour de l’idée de prendre les transports public par peur de la crise sanitaire. Très grande baisse des nombres d’inscrits dans les transports publics. Au niveau du temps de déplacement, au niveau de la population c’est donc fortement augmenté.

La qualité de l’offre est très réduite aussi, la majorité des véhicules sont possédées par des particuliers. Augmentation du prix de certaines lignes dans les villes africaines, avec des augmentations arbitraires. Cela montre en quoi le secteur n’a pu su répondre d’une façon soutenable à la crise sanitaire.

Les acteurs types start-up ont su sensibiliser les populations, par exemple avec la promotion de la digitalisation des paiements. Ces start-up ont su s’adapter. Cette crise a exacerbé les inégalités sociales, économiques mais aussi spatiales.

Le fait de réduire le temps de déplacement, il y a un certain nombre de défis pour que le transport soit durable, et que le transport capacitaire qui soit efficace. L’offre dominante reste informelle. Nous pourrions imaginer le développement d’outils digitaux pour le transport comme des applications pour augmenter la visibilité par exemple.

Le transport lagunaire mériterait d’être beaucoup plus développé, le transport ferroviaire par exemple. Ce serait bien de pouvoir développer un projet MAS (Mobility at the Service), cela aiderait à avoir une plus grande mobilité au niveau des offres, le transport informel ainsi que les modes de transport doux. Dans des villes africaines, ce n’était pas évident pour s’adapter. Il y a toujours des projets qui se mettent en place sur le temps long, mais en termes de solution immédiate, la réponse n’a pas été suffisamment rapide.

4ème intervenant : Sénamé Koffi Agbodjinou, Architecte et fondateur du projet HubCités africaines, Togo

Mon projet est vu comme “marginal” car il a été totalement “auto-financé”. Avec la crise reliée à la Covid-19, il faut reconnaître qu’avec les alertes lancées il y a plusieurs années, on a su que des crises allées être déclenchés. On ne peut pas toujours être prêts mais on peut être préparés.

Dans cette configuration, l’Afrique a une place particulière car elle propose des objets urbains tout à fait intéressants, voire inédits. L’Afrique pourrait accélérer très vite l’anthropocène qui est en réalité une “urbanocène”. Ou alors l’Afrique pourrait proposer des modèles que si on les construit pourrait aider à réparer ce dessin global. L’atout de l’Afrique c’est qu’elle n’est pas totalement endoctriné dans l’urbain. Il existe deux urbanismes : l’urbanisme officiel/réglementaire mais aussi l’urbanisme de “n’importe quelle personne qui crée un lieu”. Cela peut être un atout le jour où le système officiel est mis à l’arrêt.

Lorsque les grandes chaînes de production alimentaire et industrielle ont été mises à l’arrêt, ce qui a permis la perpétuation de la ville c’est la solidarité et les marchés africains de plein air qui a résisté. De ce point de vue, nous avons défendu le besoin d’offrir à la société africaine des outils digitaux. Il y a eu une prise de conscience que le numérique était une nécessité, et donc les Etats dans l’urgence enclenche leur transformation digitale. 

En faisant cela dans l’urgence, les GAFA seront favorisés alors que le start-uper aurait des difficultés à répondre dans l’urgence à une telle demande. Nous n’avons pas arrêté de dire que dans le digital dans la ville, il y aurait une nouvelle forme de colonialité. Il faut prendre les dispositions très vite afin de former une sorte de barrage à ce destin digital de l'extrémisme digital de l’urbain en créant les conditions de quelque chose qui serait plutôt un collectivisme digital en s’appuyant sur des structures traditionnels et des façons de faire organique.

Nous favorisons la multiplicité des centres pour créer comme des cellules ou un archipel, localisme s’en appuyer des bénéfices de la technologie d’aujourd’hui. Cela rendrait plus résilient l’ensemble de la ville face à des crises de la contagion. C’est la part non-colonialisée de l’Afrique qui résiste à la crise que nous vivons aujourd’hui.

L’expérience des HubCités que nous menons, sert à essayer de mailler le territoire avec un réseau de lieux. En utilisant les ressources à proximité, et en s’appuyant sur des technologies en source ouverte. Les labs doivent être capable d’être auto-suffisant en trouvant les ressources à moins de 2km. Les communautés développeraient leurs propres systèmes.

05 août 2020

Environnement / Des déchets COVID-19 : Une autre source de pollution à grande échelle qui se profile à l'horizon


Rues, plages et océans ont été frappés par un raz-de-marée de déchets COVID-19 que sont notamment les masques faciaux en plastique, les gants, les flacons de désinfectant pour les mains et les emballages alimentaires. Si la planète Terre semble se remettre pendant le confinement dû à cette pandémie, le niveau des déchets reste cependant préoccupant. La  Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) donne une alerte à cet effet.

S’il est vrai que les mesures de ripostes prises contre la covid-19 ont engendré des chocs économiques et sociaux considérables, avec une chute brutale des niveaux de production, de consommation et d'emploi dans le monde, ils ont également permis des réductions significatives des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique.

Selon des estimations, on pourrait s’attendre à ce qu’environ 75% des masques utilisés, ainsi que d’autres déchets liés à la pandémie, se retrouvent dans des décharges ou flottent dans les mers. C’est un autre dommage environnemental qui se profile à l’horizon.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) appelle à une prise de conscience, pour que les déchets médicaux, dont une grande partie est constituée de plastiques à usage unique nocifs pour l’environnement, soit gérés de manière rationnelle.

Selon l’agence onusienne, les conséquences potentielles comprennent les risques pour la santé publique du fait que les masques usagés soient infectés. Le brûlage à l’air libre ou l’incinération incontrôlée de ceux-ci, conduiront à la libération de toxines dans l’environnement, et la transmission de maladies aux humains.

Le sujet n’est pas passé sous silence au Togo. Des écologistes togolais sont montés au créneau  et ont déploré l'absence de stratégie pour la gestion des masques usés.

« C’est un déchet très dangereux pour nous parce que d’abord nous n’avons pas de possibilités d’analyse de ces masques-là, pour voir s’ils sont infectés ou non. Ces masques, faits avec du polypropylène, sont considérés comme du plastique et nécessitent une gestion adéquate »   , explique Gado Bemah, directeur exécutif de l’ONG STADD, Science et technologie appliquées pour un développement durable, qui dispose d’une unité de gestion et de recyclage des déchets.  

De son côté, le mouvement EcoJogging s'est aussi lancé dans la sensibilisation par la mise en œuvre d'une campagne de gestion des masques après usage sur les réseaux sociaux. La campagne est dénommée #BeatMaskPollution.

"Nous avons remarqué en fait, que certaines populations ne savent pas que les masques qu’on jette dans la nature ont des conséquences sur notre environnement", a révélé Félix Tagba, coordonnateur du mouvement Ecojogging.

01 août 2020

Les militants d'UNIR mobilisés pour l'opération "Togo propre" ce 1er août


Répondant à l'appel de leur parti à participer à  l'opération "Togo propre", les citoyens et militants d'UNIR" sont sortis dans plusieurs villes du Togo ce samedi 1er août 2020  pour contribuer à l'œuvre mensuelle de salubrité publique.

Que ce soit à Amoutievé, Gakpoto, Cerfer, Agoé, Adéticopé, Doumasséssé... (à Lomé) ou dans certaines préfectures du Togo comme l'Ogou, Mô, Atitogon..etc.), ils étaient munis de houes, coupes-coupes, balais, râteaux… pour nettoyer leurs localités.

Profitant de cette journée, les maillants d’UNIR ont prôné le vivre ensemble et surtout la paix qui règne dans notre pays, et appelé à  promouvoir les valeurs civiques et la participation des citoyens à l’assainissement de leur cadre de vie.
Initiée en novembre 2014 par le Gouvernement, cette opération est appelée "Engagement communautaire pour la salubrité publique" ou encore "Samedi Propre".

31 juillet 2020

Covid-19 : la crise présente une occasion de transformer nos villes, souligne l'ONU


A l’occasion de la publication de sa « Note de synthèse sur l’impact de la covid-19 en milieu urbain », António Guterres a invité à repenser la construction des villes. Pour le secrétaire général de l’Onu, toute la planète doit tirer des leçons de la pandémie du coronavirus.

Les zones urbaines sont l’épicentre de la pandémie de la Covid 19 et comptent 90% des cas signalés, a déclaré mardi le Secrétaire général de l’ONU, appelant à saisir l’occasion engendrée par la crise pour construire des villes plus « résilientes, inclusives et durables ».

« Les villes supportent le poids de la crise : leurs systèmes de santé sont mis à rude épreuve et leurs services d’eau et d’assainissement restent insuffisants, entre autres problèmes », a signalé António Guterres à l’occasion de la publication de sa « Note de synthèse sur l’impact de la COVID-19 en milieu urbain ».

Il a signalé que la pandémie avait révélé de profondes inégalités, en particulier dans les zones pauvres.

Solidarité et résilience

Le chef de l’ONU a également salué « l’extraordinaire extraordinaire solidarité et résilience » dont ont témoigné les milieux urbains face à la Covid-19, évoquant les étrangers qui s’entraident et acclament les travailleurs essentiels, ainsi que les négoces qui font don de fournitures vitales. 

« L’esprit humain apparaît sous son meilleur jour. Dans l’action de lutte contre la pandémie et de relèvement, les villes deviennent des centres de solidarité, d’innovation et d’ingéniosité humaines », s’est félicité M. Guterres.

Selon lui nous avons devant nous aujourd’hui « l’occasion de réfléchir et de repenser la façon de vivre, d’interagir et de reconstruire les villes ».

Attaquer les inégalités et les déficits de développement

Ainsi le chef de l’ONU a présenté une note de synthèse sur les villes et la Covid-19, avec trois grandes recommandations.

Il a tout d’abord appelé à veiller à aborder les inégalités et les déficits de développement à long terme et à préserver la cohésion sociale, tout au long de la lutte contre la pandémie.

« Nous devons donner la priorité aux personnes les plus à risque, dans les villes, et garantir un centre d’accueil sûr pour tous et un hébergement d’urgence pour les sans-abri », a exhorté M. Guterres.

Le Secrétaire général a souligné la déliquescence des services publics, dont l’accès vital a l’eau et à l’assainissement notamment dans les implantations de fortune, signalant qu’un quart de la population urbaine mondiale vit dans des taudis.

« Les administrations locales sont déjà à l’œuvre : elles interdisent les expulsions durant la crise, mettent en place des centres d’eau propre dans les zones les plus exposées », a constaté le Secrétaire général de l’ONU.

Renforcer les capacités des administrations locales

Deuxièmement, la note de M. Guterres appelle à « renforcer les capacités des administrations locales ».

« Dans les plans de relance et autres mesures de secours, nous devons intervenir de manière adaptée et renforcer les capacités des administrations locales », a-t-il dit, appelant également à agir résolument et « resserrer la coopération entre les autorités locales et nationales ».

Poursuivre un relèvement économique vert, résilient et partagé
Enfin le Secrétaire général incite à poursuivre un relèvement économique « vert, résilient et partagé ».

« Beaucoup de villes ont créé des pistes cyclables et des zones piétonnes, récupérant ainsi des espaces publics et améliorant la mobilité, la sécurité et la qualité de l’air », a-t-il signalé.

Les plans de relance pourraient orienter la croissance vers une voie résiliente, à faible intensité de carbone, et faire progresser les objectifs de développement durable, en privilégiant la transformation écologique et la création d’emplois, selon M.Guterres.

Pour le chef de l’ONU, l’adoption rapide du télétravail illustre la manière dont les sociétés peuvent se transformer « pratiquement du jour au lendemain » pour écarter des menaces urgentes, invitant à appliquer « la même urgence et la même détermination » pour transformer les villes et régler les crises du climat et de la pollution.

M. Guterres estime que le moment est non seulement venu de « repenser et de refaçonner le monde urbain » mais aussi de nous adapter « à la réalité de cette pandémie et à des pandémies futures ».

10 juillet 2020

Sénégal / Mort de deux gazelles oryx : Des activistes réclament la tête du ministre de l'environnement

La mort de deux espèces protégées au cours du transfert de six gazelles Oryx dans une réserve privée crée une polémique au Sénégal. Plusieurs activistes appelle à la démission du ministre de l'environnement Abdou Karim Sall, estimant que cette réserve est supposée être sa propriété.
Dans un communiqué, rapporte BBC, le ministre admet le transfert de six gazelles oryx et la mort de deux d'entre elles mais n'a pas nié le fait que la réserve privée lui appartienne. Il ne l'a pas non plus confirmé.
"Deux espèces sont mortes durant leur convoyage nocturne. Elles ont quelques blessures et une fracture du fémur qui leur ont été fatales", indique le communiqué.
Selon le ministre, ce transfert n'était pas une simple manœuvre individuelle, mais il entrait "dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de conservation de la biodiversité".
La BBC fait savoir qu'elle a cherché à joindre Abdou Karim Sall pour savoir si la ferme lui appartient, tentative sans succès.

07 juillet 2020

Togo / Opération caniveaux propres : les jeunes de Nyékonokpoè inspirent ...


Les jeunes de Nyékonokpoè profondément préoccupés par la question de l’assainissement de leur milieu. Le dimanche 05 juillet 2020, ils ont organisé une opération de désengorgement des caniveaux dans leur quartier.

Regroupéspar  l’Association des jeunes actifs pour la protection de l’environnement (AJAPE-Togo), les jeunes de Nyékonokpoè, quartier situé  à l’ouest du centre-ville ont débarrassé les caniveaux de leurs détritus. Cette opération citoyenne de curage a consisté à l’enlèvement du sable et les déchets ménagers dans les égouts pour permettre aux eaux de pluie et  les eaux usées de circuler librement vers les collecteurs dont la lagune de Lomé. 


« Cette opération de salubrité se déroule deux à trois fois par semaine, et vise à assainir l’environnement en le rendant vivable pour la population afin de prévenir des maladies. Il s’agit également pour l’association de sensibiliser les populations sur la protection de l’environnement, et les conscientiser sur les comportements qui ne contribuent pas à l’entretien des caniveaux », a indiqué Kossi KOUWONOU, vice-président d’AJAPE-Togo.

Notons que  AJAPE-Togo est créée en avril 2020 avec pour objectif principal la protection de l’environnement à travers des travaux d’assainissement et autres. Une initiative qui devrait inspirer d’autres jeunes. 

06 juillet 2020

Alpes italiennes : Une mystérieuse neige rose intrigue les scientifiques


Dans les Alpes italiennes, des scientifiques ont observé la présence d’une mystérieuse et intrigante neige rose. Une enquête a été lancée dans la foulée pour en savoir davantage sur la cause  de cette couleur pris par un glacier dans cette zone. Les premières investigations approuveraient la thèse de la présence d’une étonnante algue.

L’origine de cette algue est controversée, mais la couleur rose de la neige, observée sur des pans du glacier Presena, est vraisemblablement causée par une algue découverte au Groenland, selon le membre du Centre de recherche national Biagio Di Mauro. "L’algue n’est pas dangereuse, c’est un phénomène naturel qui survient durant le printemps et l’été dans les latitudes moyennes mais également aux pôles", a expliqué le scientifique, qui étudie le phénomène.

Des scientifiques cherchent àcomprendre quel lien cette algue pourrait avoir avec le réchauffementclimatique. En effet, Ancylonema nordenskioeldii a été découverte pour la première fois au Groenland, dans des zones où les glaciers fondent rapidement.

Le végétal accélèrerait la fonte des glaces et donc le réchauffement global de la planète. En temps normal, 80 % des rayons du soleil sont réfléchis dans l'atmosphère par la glace. Mais cette algue obscurcit la neige, qui absorbe donc plus de chaleur et fond ainsi plus rapidement. Et plus la neige fond rapidement, plus les algues deviennent nombreuses, donnant cette teinte rosée au glacier alpin.

04 juillet 2020

Ce 4 juillet, la Terre est à son point le plus éloigné du Soleil


Environ 152 millions de km ! Voici la distance qui nous sépare de notre étoile depuis quelques heures. En effet, ce 4 juillet 2020, notre planète est passée à son aphélie, c'est-à-dire au point de son orbite le plus éloigné du Soleil. À ce moment-là, la Terre était 1,67 % plus loin du Soleil que la distance moyenne Terre-Soleil définie par une unité astronomique (UA), égale à 149.597.870,7 km.

En janvier, le point le plus proche était atteint.

Ladistance entre la Terre et le Soleil varie donc d'un maximum d'environ 152 millions de kilomètres à un minimum de 147 millions de kilomètres. Cette différence de distance n'est pas assez importante pour affecter le réchauffement de notre planète. La proximité plus ou moins grande de la Terre au Soleil est donc imperceptible pour les êtres vivants.

La succession des saisons n'est pas liée à la distance de la Terre au Soleil mais à l'inclinaison de notre planète par rapport aux rayons du soleil. Il y a quelques jours à peine, avec le solstice d'été dans l'hémisphère nord (et l'hiver dans l'hémisphère sud), nous avons assisté au moment où l'inclinaison de la Terre fait que les rayons ont un impact plus important sur l'hémisphère nord.

La Terre tourne autour du Soleil sur son orbite elliptique inclinée d'environ 23°. En fonction de sa position le long de l'orbite, les rayons du soleil affectent principalement l'hémisphère nord ou l’hémisphère sud de la planète, provoquant l'alternance des saisons et les moments astronomiques importants tels que les équinoxes et les solstices.

02 juillet 2020

Brésil : L'Amazonie toujours en feu, pire mois de juin en 13 ans avec 2 248 foyers d’incendie décomptés


Au Brésil,  2 248 foyers d’incendie décomptés en Amazonie, le pire chiffre depuis treize ans. Une augmentation de 19,5 % en juin par rapport au même mois l’année dernière (2019), d’après les données officielles rendues publiques mercredi 1er juillet.

Les analystes redoutent une année plus dévastatrice que 2019. La recrudescence des feux de forêt dans la région avait alors suscité une vive émotion mondiale.

Le mois de juin marque le début de la saison sèche et ces chiffres confirment les prévisions des analystes, qui tablent sur une année encore plus dévastatrice que 2019, quand la recrudescence des feux de forêt en Amazonie avait suscité une vive émotion dans le monde.

Le site de l’Institut national de recherches spatiales (INPE), qui permet de suivre en temps réel les alertes d’incendies identifiées par satellite, n’avait jamais fait état d’autant de foyers pour ce mois de l’année depuis les 3.519 recensés en 2007. Mais le pire est attendu pour le mois d’août : plus de 30.000 foyers avaient été enregistrés en 2019, trois fois plus que lors de ce même mois en 2018.

Les incendies de forêt en Amazonie sont pour la plupart criminels et directement liés à la déforestation, étant souvent causés par des agriculteurs pratiquant le brûlis sur les zones déboisées pour pouvoir cultiver ou faire paître le bétail.

La déforestation au Brésil était déjà très élevée cette année avant même le début de la saison sèche, avec plus de 2.000 km2 déboisés de janvier à mai, 34 % de plus que sur la même période de 2019, selon les dernières données de l’INPE.

L’Institut de recherches environnementales de l’Amazonie (IPAM) estime que 9 000 km2 de forêt déjà déboisés depuis l’an dernier pourraient partir en fumée d’ici au mois d’août.

Les écologistes accusent le gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, un climatosceptique notoire, de favoriser la déforestation en appelant à légaliser l’agriculture ou les activités minières dans des zones protégées.

Les spécialistes craignent par ailleurs que l’augmentation des incendies ne cause davantage de troubles respiratoires chez une population déjà touchée de plein fouet par le Covid-19.

Autre problème de taille : les pouvoirs publics disposent de moins de moyens humains et financiers pour protéger l’environnement à cause de la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 60.000 morts au Brésil.

Université de Kara : 1er colloque Germano-Ouest africain sur le système des énergies durables


L’Université de Kara (UK) à 420 Km au Nord de Lomé a organisé mercredi 1er  juillet, le premier colloque germano-ouest-africain en visioconférence sur le système des énergies durables et renouvelables. L’initiative est portée par la Faculté des Sciences et Technique de ladite Université.

Deux  panels ont meublé ce rendez-vous autour des thèmes : l’énergie renouvelable, apprentissage automatique, automatisation intelligente et robotique, la rencontre a jeté les bases pour la construction à UK  d’un centre de recherche sur les énergies durables et renouvelables.

Le colloque germano-ouest-africain sur le système des énergies durables et renouvelables vise le partage des connaissances, savoirs et savoir-faire sur la thématique des énergies renouvelables et les nouvelles technologies  entre les enseignants chercheurs de UK avec leurs collègues d’Allemagne précisément de  l’Université Technique des Sciences Appliquées de WILDAU.

«L’énergie nous l’avons choisi parce que pour moderniser l’agriculture, il faut disposer d’énergie. Sans eau il n’y a pas d’agriculture; que ce soit l’eau de rivière, de lac ou du sous-sol, il faut la pomper à un moment donné et c’est là qu’intervient l’énergie», a indiqué le président de l’Université de Kara, Professeur SANDA Komla.

Selon Harakawa Elias, membre du comité d’organisation du colloque: « C’est un centre qui va regrouper un certain nombre d’experts, d’enseignants chercheurs et de spécialistes du domaine de l’Afrique de l’Ouest pour échanger sur les procédures et les procédés à adopter dans ce domaine».

Pour rappel, le projet de construction du centre de recherche sur les énergies durables et renouvelable à l’Université de Kara est le fruit de la coopération entre certaines Universités de l’Afrique de l’Ouest et l’Université Technique des Sciences Appliquées de WILDAU.

Mort mystérieuse de centaines d'éléphants au Botswana

Le Dr Niall McCann a déclaré que ses collègues du pays d'Afrique australe avaient repéré plus de 350 carcasses d'éléphants dans le delta de l'Okavango depuis le début du mois de mai.

Personne ne sait pourquoi les animaux meurent, et les résultats des analyses de laboratoire sur les échantillons ne seront pas disponibles avant plusieurs semaines, selon le gouvernement.
Le Dr McCann, de l'organisation caritative britannique National Park Rescue, a déclaré à la BBC que les écologistes locaux avaient alerté le gouvernement début mai, après avoir effectué un vol au-dessus du delta.
"Ils en ont repéré 169 au cours d'un vol de trois heures", a-t-il déclaré. "Pouvoir voir et compter autant en trois heures de vol était extraordinaire.
"Un mois plus tard, des enquêtes complémentaires ont identifié beaucoup plus de carcasses, portant le total à plus de 350."
"C'est totalement sans précédent en termes de nombre d'éléphants morts en un seul événement sans rapport avec la sécheresse", a-t-il ajouté.
En mai dernier, le gouvernement du Botswana a exclu le braconnage comme raison, notant que les défenses n'avaient pas été enlevées, selon Phys.org.
Il y a d'autres éléments qui indiquent autre chose que le braconnage.
"Ce sont seulement les éléphants qui meurent et rien d'autre", a déclaré le Dr McCann. "Si c'était du cyanure utilisé par les braconniers, vous vous attendriez à voir d'autres morts."
Le Dr McCann a également exclu provisoirement l'empoisonnement naturel à l'anthrax, qui a tué au moins 100 éléphants au Bostwana l'année dernière.
Mais ils n'ont pu exclure ni l'empoisonnement ni la maladie. La façon dont les animaux meurent - beaucoup tombe sur le visage - et l'observation d'autres éléphants qui tournent en rond indiquent que quelque chose aurait attaqué leur système neurologique, a déclaré le Dr McCann.
Quoi qu'il en soit, sans en connaître la source, il est impossible d'exclure la possibilité qu'une maladie se propage dans la population humaine, surtout si la cause se trouve dans les sources d'eau ou dans le sol. Le Dr McCann évoque la pandémie de Covid-19, qui aurait débuté chez les animaux.
"Oui, c'est un désastre pour la conservation - mais cela pourrait aussi être une crise de santé publique", a-t-il déclaré.
Le Dr Cyril Taolo, directeur par intérim du département de la faune et des parcs nationaux du Botswana, a déclaré au Guardian qu'ils avaient jusqu'à présent confirmé qu'au moins 280 éléphants étaient morts, et qu'ils étaient en train de confirmer le reste.
Cependant, ils ne savent pas ce qui a causé la mort des animaux.
"Nous avons envoyé des échantillons pour des tests et nous attendons les résultats dans les deux semaines à venir", a-t-il déclaré.
Source BBC

01 juillet 2020

Potentielle collision d'un astéroïde avec la Terre le 2 novembre 2020

Si hier 30 juin qui marque la journée internationale des astéroïdes est passé inaperçu, une question taraude les esprits des scientifiques. L'astéroïde VP1 2018 peut-il réellement percuter la Terre le 2 novembre prochain ? Quels sont les risques encourus ?

Les astéroïdes et comètes (objets géocroiseurs) sont des objets astronomiques dont l'orbite les mène près de la Terre et représentent alors des menaces potentiellement catastrophiques. Ces astéroïdes géocroiseurs sont surveillés étroitement par le Centre d'études des objets géocroiseurs de la NASA. Selon ce dernier, 16 000 objets géocroiseurs ont été découverts à ce jour. Parmi ces 16 000 objets géocroiseurs, il y a VP1 2018 qui pourrait entrer en collision avec la terre le 2 novembre prochain.

VP1 2018 est un astéroïde géocroiseur dans le sens où il croise l'orbite de la Terre. Il a été découvert le 3 novembre 2018. Selon les experts de la NASA, VP1 2018 mesure 91 centimètres de large, 2 mètres de long et pèse 15 kilos. Sa petite taille signifie que l'astéroïde brûlera très certainement lorsqu'il rentrera dans l'atmosphère terrestre et se désintégrera avant même d'atteindre le sol. Selon les spécialistes, VP1 2018 a 1 chance sur 240 d'impacter la planète Terre le 2 novembre prochain.

Si VP1 2018 ne représente pas une véritable menace, un autre astéroïde semble plus dangereux aux yeux des experts. Avec un diamètre de 8 mètres, 2010 RF12 pourrait potentiellement causer de sérieux dommages en cas de collision avec la terre. Heureusement pour nous, son impact potentiel avec la terre est prévu pour l'an 2095, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour pouvoir l'appréhender !

30 juin, une journée pour commémorer l'explosion de Toungouska

Le 6 décembre 2016, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution A/RES/71/90, déclarant le 30 juin comme Journée internationale des astéroïdes. L'objectif est de "commémorer chaque année, au niveau international, l'anniversaire de l'explosion de Toungouska survenue le 30 juin 1908 et de sensibiliser la population aux risques d'impact d'astéroïdes".
À ce jour, le plus grand astéroïde connu est celui de Toungouska le 30 juin 1908. Le 30 juin 1908, dans le nord de la Sibérie, une explosion mémorable s'est produite. Si de nombreux mystères résident toujours à ce jour autour de cette explosion, les experts s'accordent à dire que l'astéroïde aurait traversé l'atmosphère de notre Terre avant de rebondir vers l'espace.

Cette mystérieuse explosion dans cette zone très reculée du monde a embrasé la forêt sibérienne. La déflagration s'est propagée sur un rayon de plus de 1000 kilomètres et 80 millions d'arbres ont été couchés par la déflagration.

25 juin 2020

Togo : La ministre Zouréatou Tchakondo-Kassa-Traoré a participé à une opération "plage de Lomé propre"

Les autorités et de nombreuses ONG très mobilisées pour redonner à la plage de Lomé ses lettres de noblesse. 

Jeudi sur la plage devant l’hôtel Sarakawa, des dizaines de personnes avec à leur tête la ministre des Infrastructures et des Transports Zouréatou Tchakondo-Kassa-Traoré, équipées de râteaux, de pelles et de poubelles ont enlevé des sacs plastiques et autres déchets abandonnés sur le sable.

Une fois l’opération de nettoyage achevée, des cocotiers ont été plantés.

Coronavirus : Les scientifiques de la faune et de la flore examinent la grande "pause humaine"

Les chercheurs ont lancé une initiative pour suivre la faune avant, pendant et après le confinement du coronavirus.
L'objectif de l'équipe dirigée par le Royaume-Uni est d'étudier ce qu'ils ont appelé «l'anthropause» - le ralentissement temporaire à l'échelle mondiale de l'activité humaine, qui est susceptible d'avoir un impact profond sur d'autres espèces.
La mesure de cet impact, disent-ils, révèlera des façons de «partager notre planète de plus en plus peuplée».
Ils décrivent la mission dans la revue in the journal Nature Ecology and Evolution.
Ils décrivent des "étapes urgentes" pour permettre aux scientifiques d'apprendre autant que possible de l'absence soudaine d'humains dans de nombreux paysages - notamment en veillant à ce que les chercheurs aient accès et la permission de mener à bien leurs travaux, et puissent accéder à des informations sur les mouvements humains, ainsi que des données de suivi des animaux.
Le professeur Christian Rutz de l'Université de St Andrews est président de l'International Bio-logging Society.
Il a souligné que les bio-enregistreurs - petits appareils de suivi installés sur les animaux afin d'enregistrer leurs mouvements et autres comportements - ont collecté des informations dans les habitats du monde entier tout au long de la pandémie.
"Il y a vraiment ici une précieuse opportunité de recherche, celle qui a été provoquée par les circonstances les plus tragiques, mais c'est une opportunité que nous pensons que nous ne pouvons pas nous permettre de manquer", at-il déclaré à BBC News.
Habituellement, les études qui tentent d'examiner l'impact de la présence et de l'activité humaines sur les animaux sauvages se limitent à comparer des habitats protégés à des zones non protégées ou à étudier des paysages à la suite d'une catastrophe naturelle.
"Mais pendant le confinement, nous l'avons reproduit dans le monde entier - dans différentes localités et pour des habitats où certaines espèces ont été tout le temps équipées de dispositifs de suivi ", a déclaré le professeur Rutz.
Il y a eu de nombreux récits sur les réseaux sociaux de la faune tirant apparemment le meilleur parti de notre absence - se déplaçant librement dans des environnements étonnamment urbains. Dans certains endroits cependant, le manque d'activité humaine semble avoir été préjudiciable - augmentation du braconnage due à la pauvreté et absence d'écotourisme.
"Personne ne dit que les humains doivent rester en confinement de façon permanente", a ajouté le professeur Rutz.
"Mais que se passe-t-il si nous constatons des impacts majeurs de nos changements dans l'utilisation de la route, par exemple? Nous pourrions l'utiliser pour apporter de petites modifications à notre réseau de transport qui pourraient avoir des avantages majeurs."
Le professeur Jim Smith de l'Université de Portsmouth a participé à ce qui pourrait être considéré comme la première étude d'anthropause - une enquête à long terme sur les changements dans le paysage abandonné autour de la centrale nucléaire endommagée de Tchernobyl.
"Quelques années seulement après l'évacuation de la zone d'exclusion, des chercheurs biélorusses et ukrainiens ont découvert que des espèces associées à l'homme - comme les pigeons et les rats - disparaissaient, mais les animaux sauvages - sangliers, cerfs et loups - se multipliaient", a-t-il déclaré.
"Encore abandonnée plus de 30 ans plus tard, la zone est devenue un exemple emblématique de réensemencement accidentel."
"À grands frais économiques et humains, Covid et Tchernobyl nous ont forcés à appuyer sur le bouton pause de nos dommages environnementaux", a poursuivi le professeur Smith.
"Il sera difficile d'arrêter certains de ces impacts, mais nous serons aidés par ce que nous pouvons apprendre de ces événements extrêmes."
Le professeur Rutz et son équipe ont souligné dans leur article: "Les connaissances scientifiques acquises au cours de cette crise dévastatrice nous permettront de développer des stratégies innovantes pour partager l'espace sur cette planète de plus en plus peuplée, avec des avantages pour la faune et les humains."