Radio Oreole Flash Info :
latest

728x90

468x60

Affichage des articles dont le libellé est POLITIQUE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est POLITIQUE. Afficher tous les articles

22 janvier 2021

Togo : Les partenaires techniques et financiers s’approprient la feuille de route du gouvernement Dogbé

 


Le gouvernement togolais a présenté ce vendredi 22 janvier 2021 à Lomé, la feuille de route 2020-2025 aux partenaires techniques et financiers. La rencontre a été présidée par Mme le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé.

 

La rencontre a permis aux partenaires techniques et financiers du Togo, de se familiariser davantage avec la feuille de route gouvernementale pour les cinq prochaines années et de dialoguer avec le gouvernement sur le contenu de ses priorités conformément aux engagements pris par le Togo.

 

Les partenaires techniques et financiers marquent leur adhésion à cette feuille de route, saluent la démarche inclusive du gouvernement et réitèrent leur disponibilité à accompagner le pays dans la mobilisation des ressources nécessaires à la réalisation de cette feuille de route.

 


''Cette rencontre va nous permettre d'assurer une meilleure cohérence entre nos programmes et les priorités du gouvernement en nous assurant que le leadership national et les principes de redevabilité sont respectés'', a déclaré Damien Mama, coordinateur du Système des Nations-Unies au Togo.

 

Présidant les travaux, Mme le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers aux côtés du gouvernement pour l’atteinte de ses objectifs avant de leur présenter la nouvelle vision nationale. Une vision intégrée autour des trois axes stratégiques déclinés en dix ambitions pour répondre aux principaux défis du pays.

 


Pour Mme le Premier ministre, " le gouvernement a inscrit le renforcement de la coopération avec ses partenaires comme une priorité. C'est dans ce contexte que nous voulons œuvrer ensemble avec vous au développement de nouveaux partenariats d'alignement, de gestion axée sur les résultats, de transparence et de redevabilité mutuelle".

19 janvier 2021

Togo : Pouvoir et opposition créent un nouveau cadre de discussion, le CNAP



Au Togo, les acteurs politiques togolais, du pouvoir comme de l’opposition ont un nouveau cadre où se dérouleront désormais les discussions politiques liées à l’organisation des élections et la vie politique. Il s’agit de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP), créé ce mardi 19 janvier 2021 à Lomé.

 

La CNAP est mise en place lors de la 2ème réunion des acteurs politiques invités par le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi, a été saluée par l’Union des forces de changement UFC), l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et la Convergence patriotique panafricaine (CPP).

 

Des comités d’appui ont été créés pour appuyer les travaux préparatoires qui seront débattus en plénière. Les partis représentés ont salué les avancées.

 

« Il y a la volonté de part et d’autre de parvenir à des solutions qui peuvent améliorer le cadre électoral dans notre pays, assainir les commissions de vie politique dans notre pays. Nous prendrons notre part avec toutes les contributions qui peuvent concourir à améliorer le climat politique et socioéconomique du pays », a déclaré Patrick Lawson, le représentant de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre.

 

Pour la circonstance, l’ANC a fait 4 propositions, notamment celles ayant train au cadre électoral, qui portent sur les élections, sur l’assainissement de l’environnement politique pour apporter un certain apaisement dans le pays, et celles qui concernent tous les autres problèmes.

 

A l’Union des forces de changement (UFC), on estime que le Togo est dans une dynamique d’évolution. 

 

« Le ministre a fait un compte rendu des propositions qui ont été envoyées au gouvernement et qui ont toutes été validées. C’est une réunion qui a été très fructueuse, l’ambiance est bonne, tous les partis politiques présents comprennent maintenant qu’il faut rentrer dans une dynamique d’évolution et quitter donc la rue », a lancé Séna Alipui, président du groupe parlementaire UFC à l’Assemblée nationale.

 

« Si nous sommes tous dans la dynamique d’un apaisement politique, d’un développement inclusif et harmonieux, nous ferons de ce pays émergent, digne de ce nom et où les divisions politiques ne mettent pas en péril le développement économique et social du pays », a déclaré le président de la CPP, Akouété Béléki.

 

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) s’est également prononcé. « Je suis resté sur ma soif, c’est comme si je suis venu tard dans un monde plus vieux. J’ai l’impression que les problèmes que je soulève, je viens les soulever un peu trop tard et que ces problèmes ne seront pas pris en compte. C’est ce qui m’a gêné. Je retourne voir le parti et on va aviser du comportement que nous allons avoir. Il faut que les solutions que nous allons avoir soient une garantie de non répétition et que les élections reflètent les vrais résultats », a souligné Jean Kissi. 

16 janvier 2021

Togo : La PM Mme Victoire Tomegah-Dogbé dresse le bilan des 100 jours de son gouvernement



Mme Victoire Tomegah-Dogbé, premier ministre du Togo, a présenté le  bilan de ses cent (100) premiers jours à la tête du gouvernement. Un exercice qui a été fait hier vendredi 15 janvier à partir de 20h 30mn sur la Télévision Togolaise (TVT).

 

Nommée à la Primature le 28 septembre 2020 et après plus de trois (03) mois de gestion, Victoire Tomegah-Dogbé est revenue amplement sur les grandes activités entreprises et les grandes actions menées par son gouvernement durant plus de 3 mois de gestion.

 Mme Dogbé revenu sur le principe du « Gouverner autrement ». Selon elle, cette stratégie est axée sur les résultats, mettre l’accent sur la recevabilité de tous les acteurs, être dans une dynamique d’innovation, et communiquer plus.

« Durant les 100 jours, nous nous sommes attelés à mettre en place les bases vers une modernisation de notre pays et un renforcement de ses structures. Le gouvernement est plus inclusif et plus proche des pop avec des visites de terrain régulières ».

 

La stratégie du Gouvernement est claire pour créer des emplois, a-t-elle martelé. « Les forces de notre économie sont nombreuses et nous nous sommes attachés à créer les conditions pour une valeur ajoutée plus importante. »

 

Pour Mme la première ministre, il y’a une réelle volonté politique d’accorder une place importante aux secteurs sociaux dans le budget, plus de 53% du budget exercice 2021.”

 

Elle n’est pas passée sous silence la crise sanitaire liée au covid-19.

« Nous devons tous nous responsabiliser  pour venir à bout de cette pandémie qui a des impacts négatifs sur notre économie et la vie de tous. Le respect des mesures barrières est primordial ».

Le gouvernement, faut-il le rappeler, a été formé le 1er octobre 2020. 


Que retenir des 100 jours en termes de réalisations ?

 

Dans son exerce bilan des Cent (100) jours de son gouvernement, Mme Dogbé est  revenue sur ce qui est déjà fait, ce qui se fera et les perspectives à venir. Car pour elle, la mission à elle confiée nécessite un retour à la population pour laquelle, elle et son gouvernement travaillent. Le principe de redevabilité est donc la clé de sa gouvernance. Elle a ainsi saisi l’occasion pour revenir en détaille sur ce qui est fait depuis sa prise de fonction et ce qui se fera. À titre d’exemple, si jadis au Togo, pour avoir le casier judiciaire, c’est la croix et la bannière, à partir de cette année 2021, c’est fini avec ces difficultés rencontrées par les populations pour se faire délivrer le bulletin de casier judiciaire, et ceci grâce à la volonté du gouvernement togolais de numériser le processus de demande et de délivrance de ce document. Ainsi, désormais, la demande et le retrait du casier judiciaire peuvent se faire en ligne. Cette mesure a été prise au cours des 100 jours du gouvernement Dogbé et est favorablement accueillie par les Togolais car permet aux citoyens de se passer des longs processus administratifs qui les empêchaient d’obtenir à temps ce précieux document.

 

Dans le secteur agricole, la santé, l’éducation, la transformation locale etc le gouvernement dirigé par Mme Dogbé va poursuivre la dynamique qui est enclenchée. Et cette dynamique n’épargne le secteur minier. Aussi, le gouvernement attend intensifier avec le secteur privé, le partenariat ; assainir le climat des affaires par de nouvelles réformes dans le foncier et dans le numérique … pour le Premier Ministre Mme Dogbé, il faut travailler à créer d’avantage les richesses pour le bien-être des populations « Nous devons continuer par travailler à créer plus de richesses pour notre pays parce que les attentes des populations sont importantes et immense. Et nous avons le devoir d’y apporter des réponses (…). Pour notre part, au niveau du gouvernement, nous n’allons pas du tout subir, nous allons continuer par mettre la pression, nous allons continuer par innover. » a-t-elle rassuré car pour elle, « Gouverner autrement, c’est avant tout les résultats ; vous pouvez tout faire mais si vous n’avez pas les résultats, c’est une perte de temps ». Tout ce beau travail ne peut se faire sans un minimum de paix et de sécurité.

 

A cet effet, la vision et la dynamique dans lesquelles le gouvernement Tomégah-Dogbé  s’est inscrit, ne peut aller au bout sans la stabilité du Togo. C’est ainsi qu’un accent est mis sur le renforcement des mécanismes devant garantir la paix et la sécurité du pays.  La cheffe du gouvernement est revenue sur cette question qui reste chère au pays. «Nous sommes tous d’accord que nous voulons un Togo dans la paix, sans la paix, il n y a pas de développement. Si nous suivons ce qui se passe dans la sous-région, nous sommes convaincus que le Togo a ce trésor de paix, que nous devons tous préserver » a fait savoir Mme Dogbé pour qui la loi sur programmation militaire que son gouvernement a fait votée, est la justification de l’importance qui est accordée aux questions de paix et de sécurité du pays. 


Elle n’a pas d’ailleurs manqué de saluer tous les togolais qui œuvrent pour sauvegarder cette paix. Avant d’appeler au respect des institutions mises en place, car tout ce qui doit se faire se fait dans ce cadre, qu’est les institutions. Car pour elle, on ne peut avoir une nation forte sans le respect des institutions de la République. « Nous voulons une nation forte. Nous devons tout faire pour respecter les institutions que nous mettons en place, tout ce qui se fait doit être fait dans ce cadre. » a-t-elle invité les togolais. Si tout le monde est d’accord que l’un des facteurs qui permet de sauvegarder la paix, c’est l’indépendance financière, l’inclusion financière trouve donc à juste titre son pesant d’or dans les actions du gouvernement Dogbé. Et pour y arriver, il d’abord être en mesure d’identifier toutes les personnes vivant sur le territoire togolais.

 

Ainsi, la loi sur l’identification biométrique et le 5e Recensement général de la population engagés au cours des 100 jours du gouvernement en sont la preuve. Car la vision du gouvernement, c’est que, les actions doivent prendre en compte tous les togolais sans exception. « Mais comment cela est possible ? » s’interroge le PM avant de répondre. « Nous allons travailler intensément avec les togolais sur la mise en œuvre des programmes phares que sont le 5e recensement, le programme d’identification biométrique des populations parce que si nous réalisons ce programme, cela va nous permettre de mettre en place un registre social unique (RSU) qui nous permet d’intensifier tous les programmes sociaux à savoir les cantines scolaires, les transferts monétaires  etc, tous les programmes que nous allons développer à l’endroit des plus vulnérables » détaille le PM.


 Le recensement général de la population, permettra donc de disposer des indicateurs nécessaires au suivi et à l’évaluation des agendas nationaux et internationaux. Il permettra également de connaitre la situation sociale de la population, y compris celle des populations vulnérables, notamment les personnes vivant avec un handicap, les orphelins, les enfants, les personnes âgées et les femmes à des niveaux géographiquement désagrégés. Les caractéristiques de l’habitat et du cadre de vie de la population et les différents mouvements de la population seront également appréciés.

 

En somme, c’est un bilan assez satisfaisant et largement au-delà des attentes que la cheffe du gouvernement togolais, a fait des 100 jours de son gouvernement. Ce bilan prend essentiellement en compte, les objectifs du Plan National de Développement (2018-2022) s’est adapté,  à l’effet de la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, aux orientations définies dans le Document de Politique Générale présenté par la nouvelle cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé et qui se déclinent en 10 ambitions et en 42 projets et réformes ainsi qu’à la feuille de route 2020-2025 (avec le Plan national de développement rénové), les chantiers majeurs sont notamment: le renforcement de l’inclusion sociale, la création des emplois, le renforcement des structures du pays, met tous les togolais d’accord sur qui a été fait en 100 jours.

10 janvier 2021

Togo : Accusations portées à l’encontre de Mgr Barrigah : le Père Affognon prend le contre-pied des allégations d'Agbéyomé Kodjo

 


Pierre Marie Chanel Affognon, Aumônier national des cadres catholiques du Togo, a tenu à clarifier sa position après des informations diffusées selon lesquelles Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan et le regretté Révérend Père Etienne Amouzou auraient joué un rôle de médiation entre le pouvoir et Agbéyomé Kodjo. Dans une lettre ouverte datée du 4 janvier dernier, le Révérend Père prend le contre-pied des déclarations  candidat malheureux de la dynamique Mon Seigneur Kpodzro (DMK), arrivé en 2ème position  à l’issue de l'élection présidentielle du 22 février 2020.


Lettre ouverte du Père Pierre Marie Chanel Affognon

 

« Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. » (Mt 5, 11)

 

Lomé, le 04 Janvier 2021

 

Aux cadres catholiques du Togo,

 

Aux enseignants catholiques du Togo,

 

Aux hommes et femmes de bonne volonté,

 

Frères et sœurs bien-aimés en Jésus Christ,

 

Vous êtes très nombreux à m’écrire et à m’interpeller sur un contenu du « message à la Nation », de Dr Gabriel KODJO AGBEYOME, rendu public sur les réseaux sociaux en décembre 2020.

 

Mais avant tout, je voudrais vous souhaiter une bonne, heureuse et sainte année 202l. Meilleurs vœux dans la foi, l’espérance et la charité avec la bénédiction de Dieu.

 

Dans vos interpellations vous m’avez dit et écrit que vous ne comprenez pas le silence de l’Eglise catholique face à toutes les accusations commencées comme des rumeurs et qui, aujourd’hui, sont assumées clairement par des personnalités. Comme je vous l’ai souvent exprimé, l’Eglise est «Mater et Magistra ». Comme Mère, elle ne peut pas tout dire et elle ne peut non plus répondre à toutes les provocations. Dans ce sens, le silence est nécessaire quand cela fait plus de bien que les discours. En effet, le Psalmiste déclare: « Seigneur, je n’ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux; je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère. » (Ps 130 (131)) Le silence des autorités catholiques face aux accusations est des fois lu et interprété comme une démission ou une complicité. Cependant, avoir une telle conception, n’est-ce pas opter pour une apologie du brouhaha ou d’un bavardage dangereux et sans discernement? La loi suprême de l’Eglise catholique reçue de son Seigneur et Sauveur la voici: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (ln. 15,12).

 

Nous avons besoin du silence pour accueillir cette parole et la mettre en pratique. Voilà pourquoi, parlant de la valeur du silence, un frère de la Communauté de Taizé écrivait: « (…) Peut-être nous évitons parfois le silence, (…) parce que la paix intérieure est une affaire risquée.’ elle nous rend vides et pauvres, elle dissout l’amertume et les révoltes, et nous conduit au don de nous-mêmes. Silencieux et pauvres, nos cœurs sont conquis par l’Esprit Saint, emplis d’un amour inconditionnel. De manière humble mais certaine, le silence conduit à aimer. » 1 L’Eglise catholique est également «Magistra », Ainsi elle doit enseigner, éclairer et accompagner ses fils et filles sans oublier les personnes de bonne volonté. Voilà pourquoi à travers cette lettre je romps le silence pour éclairer ceux et celles dont j’ai la charge pastorale sans aucun mérite de ma part.

 

En effet, la déclaration suivante est contenue dans le message susmentionné et pour lequel vous n’avez cessé de m’interpeller: « Le moment est venu à Mgr Nicodème Barrigah et à son émissaire le Révérend Père Etienne Amouzou de dire, par la grâce de Dieu au peuple togolais, le contenu de l’ordre du jour retenu pour la rencontre officielle avortée avec le pouvoir sortant. On ne peut pas garder à la sacristie la vérité qui libère le peuple de Dieu de la servitude et de l’indicible souffrance.

 

Je ne suis pas le seul à l’avoir écouté. Il y a Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, les membres du conseil des sages de la DMK et l’assistant personnel du prélat. Faure, dit-il, reconnait sa défaite et voulait conclure un marché avec la DMK pour se maintenir au sommet de l’Etat. Nous étions le 20 avril 2020. L’attaque de ma résidence, la nuit du 20 avril, suivie de mon enlèvement, avec une violence inouïe le 21 avril dernier, mit fin à cette perspective ».

 

Devant cette lourde accusation, vous voudriez savoir ce qui s’est passé. Tout en reconnaissant à son Excellence Mgr Nicodème BARRIGAH le droit de garder le silence, au nom de l’Aumônerie des cadres catholiques et de la Direction nationale de l’enseignement catholique, j’ai rencontré Mgr BARRIGAH et recueilli sa version des faits. Je me fais le devoir pastoral de vous l’adresser.

 

Mgr m’a dit qu’il s’agit d’un grossier montage parce qu’il n’a été approché à aucun moment par Monsieur le Président de la République pour proposer un marché à Monsieur KODJO AGBEYOME. Il se demande quand et où cela aurait-il eu lieu? A cet effet, le protocole et les archives de la Présidence de la République peuvent être contactés pour toute fin utile. Quant à une rencontre avec l’Ambassadeur de France pour le même sujet, Mgr a été catégorique: Sa dernière rencontre avec lui datait de juillet 2018. Là également le protocole de l’ambassade de France peut être consulté pour preuve. Car il s’agit, selon lui, d’une pure invention, intentionnelle ou liée à une incompréhension? Il n’en sait rien.

 

Par contre, au sujet de la démarche de rapprochement entre la Dynamique Monseigneur KPODZRO (DMK) et le Président Faure GNASSINGBE, Mgr BARRIGAH soutient que c’est un membre éminent de la DMK, dont il m’a révélé le nom et que j’ai rencontré et qui l’a confirmé, accompagné d’un responsable d’une organisation de la société civile togolaise, qui, alarmé par la menace d’arrestation de M. KODJO AGBEYOME suite à sa deuxième convocation par le SCRIC, a prié Mgr BARRIGAH d’intervenir pour trouver un terrain d’entente entre les deux parties. C’est donc sur demande personnelle d’un des responsables de la DMK que Mgr a pris l’initiative. Ainsi, suite au message de ce dernier, le 07 avril 2020 et la rencontre avec lui le 08 avril 2020, Mgr BARRIGAH a envoyé chez Mgr KPODZRO le Père Etienne AMOUZOU pour s’assurer si tel était vraiment le souhait de la DMK. Ce qui a été confirmé par l’émissaire. Et c’est suite à cela qu’il a écrit aux deux protagonistes de la crise.

 

C’est le courrier adressé dans ce cadre à la DMK, à leur demande selon le compte-rendu de l’émissaire de Mgr, qui a été entre temps publié sur les réseaux sociaux. C’est donc dans l’attente d’amorce de cette facilitation que malheureusement le domicile de M. KODJO AGBEYOME a été attaqué en présence de son Excellence Mgr Philippe Fanoko KPODZRO. Au cri lancé cette nuit par ce dernier, Mgr BARRIGAH et d’autres membres du clergé étaient sortis mais l’accès au domicile de M. KODJO AGBEYOME leur a été refusé par les militaires. J’ai eu à rencontrer les personnalités qui ont demandé ce service à Mgr BARRIGAH, c’était le 02 janvier 2021. Ils reconnaissent qu’il y a eu effectivement à l’endroit de Mgr une telle démarche et qu’elle était consécutive à la il11e convocation de M. KODJO AGBEYOME à se présenter au SCRIC.

 

Ainsi, selon eux, deux préoccupations majeures faisaient l’objet de cette démarche: – Solliciter Mgr à user de son pouvoir et sa capacité pour que l’arrestation de M. KODJO AGBEYOME soit évitée, vu que Son Excellence Mgr Philippe Fanoko KPODZRO était également à son domicile. – Faire un travail de rapprochement des deux positions politiques afin d’éviter l’affrontement et de trouver une sortie honorable pour chaque camp.

 

Tout ce que l’Eglise catholique, en général, a pu faire et Mgr BARRIGAH, en particulier, doit-il être mis sur la place publique ou sur les réseaux sociaux? L’Eglise est une Mère, sachons-le, elle ne peut ni tout dire ni répondre à tout. Elle assume plutôt la béatitude qui fait partie de l’enseignement de son Seigneur: « Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. » (Mt 5, JJ).

 

A présent, je voudrais partager avec vous des éléments du Magistère sur le discernement à 1’heure où foisonne la manipulation sur les réseaux sociaux. En effet, Saint Paul nous a dit: « vérifiez tout. Ce qui est bon retenez-le» (I Th 5, 21). Le Pape François, lui, nous rappelle la nécessité impérieuse du discernement et dans Gaudete et exsultate, au n° 167, il écrit: «aujourd’hui, l’aptitude au discernement est redevenue particulièrement nécessaire. (…) Sans la sagesse du discernement, nous pouvons devenir facilement des marionnettes à la merci des tendances du moment. » Ce Pape, qui est régulièrement victime des fakes news et du social media, comme c’est le cas pour l’Eglise catholique aujourd’hui au Togo avec un acharnement contre Mgr BARRIGAH pour le «diaboliser », parle « d’agressivité sans pudeur» et d’ « information sans sagesse ». Ainsi, il écrit dans Fratelli tutti: « en même temps que les gens préservent leur isolement consumériste et commode, ils font le choix d’être de manière constante et fébrile en contact.

 

Cela favorise le foisonnement de formes étranges d’agressivité, d’insultes, de mauvais traitements, de disqualifications, de violences verbales qui vont jusqu’à détruire l’image de l’autre, dans un déchaînement qui ne pourrait pas exister dans le contact physique sans que nous ne finissions par nous détruire tous. L’agressivité sociale trouve un espace d’amplification hors pair dans les appareils mobiles et les ordinateurs. (n044). Et il poursuit : «alors que le silence et l’écoute disparaissent, transformant tout en clics ou en messages rapides et anxieux, cette structure fondamentale d’une communication humaine sage est menacée. Un nouveau style de vie est créé où l’on construit ce qu’on veut avoir… Cette dynamique, de par sa logique intrinsèque, empêche la réflexion sereine qui pourrait nous conduire à une sagesse commune. » (n049).

 

C’est donc inexact et non fondé, suite à mes investigations, d’affirmer que c’est à la demande du Président de la République, Monsieur Faure GNASSINGBE, que Mgr BARRIGAH a contacté la DMK. C’est plutôt un membre de la DMK qui a pris l’initiative personnellement de rencontrer Mgr BARRIGAH pour le prier d’intervenir afin de rapprocher les positions et d’envisager une sortie honorable pour chaque camp, ce que Mgr BARRIGAH a fait de bonne foi pour l’intérêt général du pays. La personnalité de la DMK qui a rencontré Mgr BARRIGAH reconnaît avoir rendu compte de sa démarche, auprès de Mgr BARRIGAH, à M. KODJO AGBEYOME. Les autres personnalités du staff dirigeant de la DMK ont-ils été mis au courant d’une telle démarche ainsi que son Excellence Mgr KPODZRO ? Je n’en sais rien.

 

Je voudrais donc vous inviter à la prière, à la sérénité, au discernement et au travail nécessaire pour asseoir une véritable culture démocratique dans notre pays. Je désire, également, vous exhorter à persévérer fidèlement dans votre foi catholique et à continuer à faire confiance à vos pasteurs. Tout ce qui divise vient du diable car l’étymologie latine de « diabolos» veut dire « diviseur ou celui qui sème la zizanie ». A juste titre donc, saint Jean appelle satan «l’accusateur» dans Apocalypse 12,10 et lui donne le nom de «père du mensonge» dans son Evangile au chapitre 8 verset 44. Le même apôtre nous dit: « la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi. » (l Jn 5,4). Avançons dans cette foi qui nous rend victorieux de toute situation existentielle complexe et difficile.

 

Paix et bien à vous tous dans le Seigneur. Triomphons du mal par notre capacité à faire le bien, à temps et à contre temps. Veillons à ce que tous nos « remparts » ne soient pas ébranlés et que tous nos leaders religieux ne soient diabolisés sans raison. Car, comme se le demande le Psalmiste, « quand sont ruinées les fondations, que peut faire le juste? »(Ps 10,3)

 

Recevez, bien-aimés en Jésus Christ, mes fraternelles salutations en Lui, Notre Seigneur et Sauveur, avec l’intercession puissante de la Vierge Marie, consolatrice des affligés et Mère de l’Eglise, ainsi que celle de Saint Joseph, patron universel de l’Eglise, à qui le Pape François a dédié cette année.

 

Père Pierre Marie Chanel AFFOGNON

 

Aumônier national des cadres catholiques du Togo

 

Directeur de l’enseignement catholique

06 janvier 2021

Togo : Faure Gnassingbé préside actuellement le premier conseil des ministres de l’année 2021

 


Cinq jours après l’entrée dans 2021, le gouvernement togolais, sous la houlette du chef de l’Etat, se met déjà au travail. Le premier conseil des ministres de la nouvelle année suit son cours actuellement.

 

« Au seuil de cette nouvelle année, c'est avec engagement et dans l'espérance que je préside ce jour, le premier  Conseil des Ministres de l'année 2021 », a tweeté le Président Faure Gnassingbé.


Et d’ajouter : « À chacun de nos concitoyens, je tiens à cette occasion, à réitérer ma détermination et celle du Gouvernement  à atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés dans notre marche commune vers le bien-être et le développement inclusif ».

04 janvier 2021

Togo / Assemblée nationale : Vacances parlementaires pour les députés

 


Ouverte le mardi 1er septembre 2020  pour une durée de quatre (4) mois,  la deuxième session ordinaire de l’année à l’Assemblée nationale a été clôturée le jeudi 31 décembre 2020.  Cette fin vient mettre fin à une année d’activité parlementaire très rude, éprouvante et dense, dans un contexte de crise sanitaire liée à la pandémie du covid-19.

Conformément à l’article 55 de la Constitution, Cette 18ème séance plénière a été présidée par le 4ème Vice-Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Pacôme Amenyo ADJOUROUVI, en présence du Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, Makre SKPANE.

 

La session a été relativement intense. Malgré le contexte de crise sanitaire, la Représentation nationale a tenu plus de dix-sept (17) séances soit en moyenne une séance par semaine.

 

En effet, plusieurs, 13 textes de lois ont été adoptés par les députés au cours de la deuxième session parlementaire. Les plus en vue sont la loi de finance exercice 2021, le nouveau code du travail, le vote du programme d’action du gouvernement Dogbé, l’identification biométrique…

 

Sur l’ensemble de l’année, le vote de la loi habilitant le gouvernement à prendre les mesures exceptionnelles dans le cadre de la riposte au covid-19 a été  un moment particulier.

 

La nouvelle rentrée parlement pour la première session de l’année 2021 est prévue dans trois mois environ.

03 janvier 2021

«...Rêvons plus grand, travaillons plus et restons solidaires», les vœux de 2021 de la PM Mme Dogbé aux Togolais

 


La première ministre du Togo a adressé ses vœux de l’année 2021 à ses compatriotes. Elle appelle à plus d’ambition, d’engagement et d’union.

 

Mme Victoire Tomegah Dogbé s’est adressée au Togolais via les réseaux sociaux le 31 décembre 2020 en ces termes :

 

« Je vous présente mes vœux de santé, de paix, de joie et de succès. Que 2021 soit une année remplie de bénédictions, qui verra la concrétisation de vos projets. Rêvons plus grand, travaillons plus et restons solidaires ».

 

La Rédaction de Radio Oreole vous présente aussi ses vœux les meilleurs Mme le premier ministre, et à toute la population togolaise.

Togo : Les fonctionnaires de la Présidence de la République admis à la retraite honorés pour service rendu à la Nation

 


Les  agents de la présidence de la République du Togo, admis à la retraite après plusieurs années de service de la Nation, ont été célébrés le mercredi 30 décembre 2020 à Lomé.  C’est une pratique devenue tradition dans le pays il y a de cela quelques années.

 

En effet, la Présidence de la République a organisé ce 30 décembre 2020 une réception en l’honneur des fonctionnaires admis à la retraite, avec des gratifications. Une cérémonie sobre, mais chargée d’émotions et de satisfactions pour honorer les quinze agents de l’institution toute catégorie confondue appelés à faire valoir leurs droits à la retraite après des années de bons et loyaux services.

 

L’événement qui a mobilisé le personnel de la Présidence de la République a été présidé au nom du Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, par Madame le ministre, Secrétaire Générale de la Présidence, Sandra Ablamba Johnson en présence d’autres personnalités. Elle a, à cette occasion, rendu un hommage appuyé à ces valeureux collaborateurs qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes dans l’exécution de leurs tâches au quotidien. « Au nom de tout le personnel de la Présidence de la République et en particulier au nom du Chef de l’Etat, je voudrais vous adresser mes très vives félicitations ».

 

Madame le Ministre a salué les contributions respectives de tout un chacun notamment dans « le travail, l’écoute mutuelle, le partage et la solidarité », et a exprimé toute sa fierté pour leur parcours élogieux. A travers leur engagement et professionnalisme, a-t-elle dit, ils ont contribué à l’atteinte des objectifs pour une administration performante, efficace et moderne à la Présidence de la République. «Votre dévouement pour la Présidence de la République et votre capacité à faire avancer les choses resteront à jamais gravés dans nos cœurs », a-t-elle déclaré.

 


Les agents, à leur tour, se sont réjouis de cette marque de reconnaissance de leurs efforts aux côtés d’autres agents de l’administration présidentielle pour soutenir la politique du Président Faure Gnassingbé en faveur du bien-être de la population. Ils ont à cet égard remercié le Chef de l’Etat et tous ses collaborateurs pour l’attention particulière dont ils ont bénéficié durant leur carrière. Selon eux, c’est un mérite de partir à la retraite dans la joie après plusieurs années de travail.

 

Au-delà donc de ces agents de la Présidence de la République, c’est tous les fonctionnaires qui ont servi loyalement et avec détermination dans l’administration publique qui sont honorés.

31 décembre 2020

Togo : Voir ici l'intégralité du message de vœux du Chef de l'Etat Faure Gnassingbé à la Nation ce 31 décembre 2020

 


Togolaises, Togolais,

Mes chers compatriotes,

Au seuil de la nouvelle année, je suis heureux de m’adresser à vous, et en faisant le bilan du chemin parcouru- je veux rendre grâce à Dieu pour ses multiples bienfaits, au profit de notre pays et de sa population. Je forme pour chacun et pour tous, sur le territoire national et à l’étranger, des vœux de santé, de paix et de bien-être pour la nouvelle année. J’ai une pensée solidaire pour les familles éprouvées par la maladie ou la séparation d’avec les êtres chers.

 

Je salue -pour leur engagement et leur sens du devoir- les personnels de santé, les forces de défense et de sécurité et toutes les catégories professionnelles que les contraintes du métier tiennent éloignés des réjouissances en famille.

 

Je rends hommage à nos compatriotes, illustres ou anonymes, qui ont achevé durant cette année la course terrestre, mais qui demeure présent dans notre mémoire collective et dans nos cœurs.

 

Mes chers compatriotes,

L’année 2020 a été essentiellement marquée, au plan politique et sanitaire, par deux évènements majeurs. En me référant à la tenue de l’élection présidentielle au mois de février, je remercie la providence divine qui nous a permis d’honorer ce rendez-vous républicain, juste avant la survenue de la pandémie dans notre pays.

Je me réjouis de la bonne organisation de cette consultation et salue la maturité et la mobilisation du corps électoral qui a massivement exprimé son choix en toute liberté et responsabilité.

 

Cette occasion me permet de vous réitérer mes remerciements pour la confiance renouvelée, et redire solennellement que je mesure chaque jour -avec humilité et détermination- ma responsabilité dans la conduite de notre pays sur la voie qu’il a choisie : celle d’un Togo en paix, d’une nation moderne avec une croissance économique inclusive.

 

À ce stade, je voudrais partager à nouveau avec vous ma conviction que l’œuvre de développement national est nécessairement commune et c’est ensemble que nous devons l’aborder, car elle est beaucoup plus importante que toutes nos divergences d’approche ou d’opinion.

 

Cette assertion s’impose aujourd’hui à nous avec d’autant plus d’acuité que la pandémie actuelle accentue les besoins, ébranle les certitudes et menace les équilibres. Mes chers compatriotes, L’année 2020 a été éprouvante à bien des égards, avec l’irruption de la maladie à covid19 et ses multiples conséquences aux plans sanitaire, économique et social.

 

L’épreuve nous a permis de mesurer la pertinence des efforts consentis durant les années antérieures pour bâtir une économie résiliente et développer des mécanismes d’inclusion sociale. Mais elle nous aura également rappelé combien nous serions vulnérables si nous ne veillions constamment à préserver et consolider nos acquis.

 

Si nous avons pu faire face à la pandémie en limitant la propagation de la maladie et en atténuant les effets de la crise sur la vie économique et sociale, c’est grâce à l’engagement et au sens de responsabilité de tous.

Le personnel de la santé qui s’est retrouvé au-devant de ce front sans précédent, a fait montre d’un courage et d’une mobilisation exemplaires qu’il convient de souligner.

 

Je voudrais donc l’exhorter, pour les mois à venir, à poursuivre avec le même engagement sa mission au chevet des patients pour protéger des vies. Je salue la mobilisation de la communauté internationale et exprime notre reconnaissance à nos partenaires pour le soutien qu’ils nous ont apporté dans la mise en œuvre de notre plan de riposte contre la pandémie et ses conséquences socio-économiques.

 

J’adresse également la gratitude de la nation à toutes les structures impliquées dans la riposte, et à tous ceux qui -de près ou de loin- se sont mobilisés pour sensibiliser, aider et soutenir les populations partout sur l’étendue du territoire.

 

Une lueur d’espoir point à l’horizon avec la mise au point des vaccins. Je veux vous dire que nous ne lésinerons sur aucun moyen pour préserver nos vies et nous permettre de reprendre rapidement le cours normal de nos activités.

 

Aussi ai-je instruit le gouvernement pour que les dispositions soient prises afin que notre pays, qui a déjà adhéré à l’initiative COVAX, bénéficie, dès que possible, des premières doses de vaccin qui seront destinées prioritairement aux personnes présentant des facteurs de comorbidité et au personnel soignant.

 

Mes chers compatriotes,

 

Lorsque les temps deviennent aussi durs et incertains, il est important de faire appel à nos valeurs de fraternité et de solidarité pour nous permettre de continuer notre marche en ne laissant personne de côté. C’est dans ce sens que le gouvernement a agi en mettant en place dès les premières semaines un revenu national de solidarité – le programme Novissi– qui a constitué un secours efficace pour nos concitoyens susceptibles d’être les plus affectés par les mesures de lutte contre la pandémie.

 

Nous avons à tous égards maintenu nos efforts vis-à-vis de la lutte contre les vulnérabilités en mettant en place une feuille de route du quinquennat qui prend appui sur trois axes et met en exergue l’harmonie, l’inclusion sociale et la paix.

 

C’est aussi en faisant appel au dialogue et à la concertation que nous avons pris des mesures spécifiques de soutien aux acteurs de l’économie, et initié un plan de relance des entreprises qui sera mis en œuvre. Lors de mon adresse de circonstance le 1er avril dernier, j’ai lancé un appel à une grande discipline collective pour nous permettre de remporter la bataille que la pandémie nous a imposée.

 

Puiser dans le génie togolais nous a permis de démontrer une capacité collective salutaire d’innovation, d’adaptation et de résilience. Cet effort, nous le faisons collectivement, avec l’adhésion de tous et la contribution de nos partenaires.

 

Je voudrais insister sur la nécessité pour chacune et chacun d’entre nous de maintenir le respect des mesures barrières, en ne cédant pas à un relâchement qui pourrait être cause d’aggravation.

 

Mes chers compatriotes,

Si la mobilisation nationale à laquelle vous avez tous adhéré, nous a permis de préserver l’essentiel, nous devons reconnaître que les solutions que nous avons pu mettre en œuvre demeurent forcément perfectibles, en raison des contraintes et des inconnues inhérentes à la maladie.

 

Nous devons donc nous enrichir des leçons que la crise nous aura administrées, pour continuer d’améliorer notre quotidien dans ce contexte.

Le renforcement de notre système de santé sera poursuivi. Davantage d’efforts seront consentis pour dispenser une formation de qualité au personnel médical, et disposer d’un plateau technique performant. Tout en continuant de renforcer le plateau technique, l’assurance maladie universelle sera généralisée de manière progressive.

 

Spécifiquement, nous démarrerons dans les prochains jours le programme de gratuité des soins pour les femmes enceintes. Dans le secteur de l’éducation -principal levier de réduction des inégalités- nous ferons encore preuve de capacité d’adaptation et d’innovation, et mobiliserons les ressources nécessaires pour former la relève et accroître, pour la jeunesse, les chances d’accéder à un emploi décent.

 

La digitalisation s’est trouvée au cœur des solutions les plus efficientes mises en œuvre récemment.

 

Elle devra alors être généralisée à tous les secteurs et nous ferons appel au numérique et à ses applications technologiques pour relever le défi de l’inclusion et de la protection sociale, en particulier avec le programme d’identification biométrique de tous les résidents, et l’instauration d’un registre social unique.

 

Elle sera également un des outils phares, qui permettra de renforcer les efforts déjà entrepris en vue d’améliorer la gouvernance économique et prévenir les actes de corruption. Les résultats encourageants obtenus cette année par les régies financières malgré la pandémie sanitaire en sont une preuve.

 

Ces évolutions resteront fondées sur le socle de la solidarité à laquelle nous continuerons de donner corps, afin que la communauté nationale se tienne toujours prête à soutenir les plus vulnérables.

 

Mes chers compatriotes,

 

La préservation de la paix et de la sécurité apparaît plus que jamais décisive au regard des menaces qui émergent çà et là, et particulièrement dans notre sous-région. Je salue l’engagement des forces de défense et de sécurité et les encourage à maintenir ce dévouement professionnel dans la fidélité à leur déontologie et le respect des citoyens.

La récente loi de programmation militaire confère aux forces de défense et de sécurité les outils idoines pour l’exercice de leur mission de protection et de défense, dans la cohésion avec l’ensemble des forces vives de la nation.

 

Au plan économique, nous allons poursuivre la transformation structurelle de notre économie et confirmer notre capacité à générer  une croissance durable et inclusive, à même de s’intégrer aux grands ensembles.

Notre pays devra consolider ses succès passés, notamment en matière d’assainissement des finances publiques, tout en continuant d’accroître les investissements et de renforcer les capacités de transformation de nos produits.

 

Togolaises, Togolais,

Mes chers compatriotes,

L’année qui s’achève a marqué le 60ème anniversaire de notre accession à l’indépendance. Je voudrais, au regard de ce repère important, nous exhorter à inscrire la cohésion nationale au rang de nos priorités pour l’avenir. Retrouvons-nous autour de l’essentiel, assumons notre histoire et reconnaissons nos différences comme autant de sources d’enrichissement mutuel.

 

Nous nous donnerons ainsi les moyens d’aborder les mois et années qui viennent avec sérénité et confiance. Nous pouvons légitimement être fiers de nos atouts et en faire des avantages comparatifs, pour hisser notre pays à la hauteur de nos ambitions de développement, en dépit de l’impact de la pandémie actuelle.

Je reste pour ma part convaincu que nous sortirons de cette situation pour relancer notre économie grâce au dynamisme de notre jeunesse, des femmes et de notre secteur privé.

Puisse notre attachement à la cohésion nationale demeurer le fil conducteur qui nous permette de poursuivre résolument notre marche vers la prospérité partagée en 2021.

Que Dieu bénisse notre cher Togo et qu’il nous accorde à tous la santé et la vigueur d’esprit nécessaires pour bâtir notre pays suivant le destin que nous avons choisi.

29 décembre 2020

Assemblée nationale : Le Togo vient de se doter d'un nouveau code du travail, plus innovateur et protecteur, avec institution d'une assurance maladie obligatoire

 

 


Après 48 heures d’intense étude en séance plénière, la 17 ème du genre et avant dernière de la deuxième session de l’année en cours, la loi portant institution du nouveau code du travail au Togo a été adoptée à l’unanimité ce mardi 29 décembre 2020 par les députés. La refonte de ce texte datant de 2006, s’adapte aux différentes et profondes mutations que connait le monde du travail et économique dans le pays. Cet outil juridique offre un cadre plus protecteur aux travailleurs. Les travaux se sont déroulés en présence du commissaire du gouvernement le ministre en charge du travail Gilbert Bawara.

 

Ce nouveau code, fort de ses 378 articles, subdivisés en 15 titres, redéfinit entièrement les rapports entre employés et employeurs et employés, tout en privilégiant la sécurité et la protection sociales des travailleurs. Au total, ce nouvel outil consacre 9 innovations majeures,  garantit un équilibre judicieux entre les deux parties. Ce qui devrait contribuer à l’amélioration de la compétitivité de l’économie togolaise.

1-   Le droit du travail est désormais plus lisible, compréhensible et accessible.

Avec une plus grande précision de rédaction, elle permet d’éviter des problèmes d’interprétation, d’application et réduit par ricochet les conflits socioprofessionnels.

2-   Le nouveau texte lève les contraintes et les restrictions en matière de relations de travail, particulièrement en ce qui concerne la typologie des contrats et les différentes formes de relations de travail. Il consacre une relative sécurité et stabilité à ces relations. Il instaure par exemple le contrat de projet, conclu pour une durée d’un projet, d’un chantier, d’une mission ou d’une opération.

 

3-   Précise les conditions, les modalités et les effets de la rupture des relations de travail, à travers une définition claire de la notion de faute…

Le texte améliore aussi la réglementation du chômage partiel et du licenciement pour motif économique.

4-    Il réglemente aussi le contrat saisonnier.

5-   Il touche l’apprentissage et le recours au stage dont l’intérêt est d’assurer la qualité de la main d’œuvre tout en évitant des abus préjudiciables.

6-   Prend en compte les accords et traités sur la libre circulation des personnes et des biens …

7-   Améliore et renforce les mécanismes de prévention  et de résolution des conflits collectifs de travail avec des mécanismes plus souples de dialogue social.

8-   Introduit la possibilité d’un aménagement du temps de travail en fonction des besoins de l’entreprise à travers un mécanisme d’annualisation des heures de travail dans certains branches et secteurs d’activités.


9-   Améliore et renforce les mesures de sécurité et de protections sociales, notamment en instituant un régime d’assurance maladie obligatoire dans le secteur privé formel, encadrant le recours au tâcheronnat et au placement…


Ce nouveau code du travail a été apprécié  par les différents groupes politiques à l'Assemblée nationale. Unir, UFC, NET/PDP ont tous voté en sa faveur.


Le ministre en charge de la fonction publique et du travail s’est dit satisfait de cette adoption, fruit d’une coproduction selon lui qui dénote d’une avancée majeure.

 

« C’est un code avant-gardiste qui consacre des innovations majeurs, qui garantit un équilibre judicieux entres les aspirations et attentes des travailleurs d’un côté, mais également les besoins des entreprises et des employeurs de l’autre (…), a déclaré Gilbert Bawara.


Cette 17 ème séance plénière de la deuxième session ordinaire a été présidée par Mme Ibrahima Mémounatou, 2ème vice-président de l'Assemblée nationale.