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18 octobre 2021

Togo : Elle est morte en voulant donner une vie au CHU Sylvanus Olympio, de la nécessité de situer les responsabilités dans ce décès tragique de Mme Ornella Laine



Alors que le chef de l’Etat et son gouvernement martèle chaque jour que plus aucune femme ne doit mourir en donnant une vie, certains agents de santé semblent aller dans le sens inverse. C’est un décès qui a et continue de secoué l’opinion publique togolaise et les réseaux sociaux. Mme Ornella Laine, une jeune dame, mère de deux enfants et âgée de 29 ans est décédée alors qu’elle donnait naissance à son 3ème enfant au CHU Sylvanus Olympio. Les faits décrits par les proches de la défunte font froid au dos. Ce qui appelle à faire la lumière sur les circonstances du drame et situer les responsabilités.

 

Mme Ornella Laine est morte en plein travail. Dans quelles circonstances ? Suite à cette nouvelle tragédie qui, semble-t-il, serait imputable à la négligence, des voix s’élèves pour exiger que la lumière soit faite sur le drame.


Sur les réseaux sociaux, on entend divers sons de cloche. Certains qui indiquent que Dame Laine serait morte avant son arrivée à l'hôpital. Des spéculations qui circulent, et auxquelles il va falloir mettre fin par une sortie officielle.

 

Les faits

Pour les proches, leur fille serait décédée à la suite de négligence et du manque de professionnalisme du personnel soignant.

 

«  Ornella qui faisait ses habituelles consultations prénatales à l’hôpital de Xletivikondji y est allée pour l’accouchement. Alors qu’elle ressentait les premières secousses de l’accouchement, les sages-femmes l’ont abandonnée seule sur le plateau où elle est tombée face et ventre contre terre. Transférée au CHU-SO, inconsciente la jeune dame n’est visiblement pas au bout de ses peines.

 

Malgré l’état dans lequel elle se trouvait qui, en principe devrait, alerter toute âme qui à cœur de sauver des vies humaines, elle a été une fois encore laissée à même le sol pendant plusieurs heures sans soins malgré l’insistance de sa famille. Et ce qu’on devrait redouter arriva. Finalement, elle n’a été mise dans un fauteuil roulant que pour expirer avec l’enfant en son sein.» (Propos rapportés par Togoscoop).

 

Ces genres de situations malencontreuses au CHU Sylvanus Olympio  sont souvent rapportés mais, aucune culpabilité n’est dégagée, pas de sanction non plus. Le décès de Mme Laine est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’opinion publique très indignée, demande que les responsabilités soient situées. Cet appel, a peut-être trouvé un écho favorable.


Si les faits son avérés, on se demande où ces agents de santé on lissé leur serment d'Hippocrate.


L’Article 188 du code de la santé stipule : « Tout praticien qui reçoit un patient est tenu de le soigner ou lui offrir ses services conformément aux règles de déontologie de la profession et de la science. Il doit lui consacrer tout le temps nécessaire et procéder à toutes les investigations que nécessite son état de santé. Il ne peut refuser de le soigner ou de lui offrir ses services que si, manifestement, le mal dont souffre le patient n’entre pas dans ses compétences ou si son traitement exige des appareils et installations dont le praticien est dépourvu ».

 

Et l’Article 195 indique que «  Tout acte d’un praticien qui entraîne des conséquences dommageables pour un patient engage la responsabilité civile de son auteur envers le patient devant les tribunaux de l’ordre judiciaire.

Cette responsabilité n’exclut pas la responsabilité pénale lorsque l’acte dommageable constitue un crime ou un délit réprimé par le code pénal.

Les dispositions des alinéas 1 et 2 du présent article s’appliquent aussi bien aux praticiens du secteur public que du secteur privé ».


En s’inclinant devant la mémoire de la victime, l’Association des sages-femmes du Togo (ASSAFETO), dirigée par Mme D’Almeida Adjowa Adandogou, s’engage à faire la lumière sur le décès de Mme Ornella Laine, apprend-on.

 

« Nous veillerons à ce que les responsabilités soient situées », précise le communiqué. Aussi, l’ASSAFETO dit s’engager à communiquer les résultats de la procédure en cours afin d’informer les proches et l’opinion de ses conclusions.


Pour l'instant, aucune réaction officielle, notamment du ministre de la santé, n'est rendue publique pour indiquer ce qui s'est réellement passé

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