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09 novembre 2021

Togo - Grève annoncée des enseignants : Bawara et Kokoroko brandissent de nouveau "l'épouvantail des sanctions"


Le bras de fer continue entre le gouvernement et la Fédération des syndicats de l’éducation nationale. Le ministre des enseignements primaire et secondaire et son collègue de la fonction publique ont donné suite au mot d’ordre reconduisant la grève des enseignants prévue pour les prochaines 48 heures. Les deux membres du gouvernement réitèrent que le mouvement de cessation d’activité annoncé demeure illégal et peut entrainer des conséquences fâcheuses.

 

Par courrier en date du 08 novembre 2021, la Fédération des syndicats de l’éducation nationale a informé de la reconduction de la grève les enseignants pour les 10 et 11 novembre 2021 dont l’objet reste la revendication de la gratification exceptionnelle promise par le gouvernement aux acteurs du système éducatif. En réponse, dans un courrier adressé ce jour aux responsables de la FESEN, le Ministre de la Fonction publique, du travail et de dialogue social, Gilbert BAWARA a le regret d’indiquer aux responsables de la FESEN les cessations des activités pédagogiques qu’ils projettent les 10 et 11  novembre contreviennent aux dispositions prévues par l’article 324 du code du travail qui prescrit « des négociations préalables et le respect d’un préavis de dix (10) jours ouvrés ».

 

A l’instar du précèdent mouvement de grève observé les 03 et 04 novembre en dépit du rappel que le gouvernement avait dûment fait à l’endroit des enseignants, a rappelé le Ministre BAWARA, il voudrait à nouveau informer les grévistes qu’une telle cessation d’activités pédagogiques constituerait bel et bien « une grève illicite et irrégulière, avec les conséquences qui s’en suivront ».

 

En effet, a-t-il précisé, « il n’est ni conforme aux lois et règlements en vigueur, ni dans les usages et la pratique, de prétendre, comme vous le faites, exercer la continuation ou la suite d’une grève initiée ou entamée plus d’une année auparavant et ainsi de s’affranchir des dispositions légales en vigueur en matière de négociations préalables et du respect du délai de dix (10) jours ouvrés de préavis ».

 

Dans son courrier adressé à la FESEN mardi, Gilbert BAWARA a affirmé qu’il va de soi que les agents qui participeront à un « mouvement illicite et irrégulier s’exposeraient à l’application de mesures disciplinaires prévues par les textes, au-delà des mesures administratives déjà annoncées par le ministère en charge de gérer le personnel mis à sa disposition ».

 

L’invite du Ministre BAWARA à la FESEN

 

Le Ministre de la Fonction publique, du travail et du dialogue social a rappelé aux responsables de la FESEN qu’en application des conclusions de la réunion que le Ministre des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, Prof. Dodzi Komla KOKOROKO et lui, ont eu le jeudi 04 novembre 2021 avec toutes les fédérations des syndicats des enseignants et à laquelle ils ont pris part, « des dispositions diligentes sont d’ores et déjà prises pour accélérer la recherche de solutions idoines aux préoccupations du secteur de l’éducation ».

 

Dans cette dynamique, a indiqué le Ministre, le Comité de suivi et d’évaluation mis en place conformément au Protocole d’accord relatif au secteur de l’éducation, est chargé d’entamer sans délai ses travaux afin d’aboutir, le plus tôt possible, à des recommandations concrètes. Des recommandations qui devront notamment préciser les « défis prioritaires du secteur de l’éducation, et les approches de solutions à y apporter, et proposer les modalités, les conditions et le délai de mise en œuvre effective de la gratification exceptionnelle ».

 

Par ailleurs, saisissant l’occasion, BAWARA a réaffirmé la volonté d’ouverture du Gouvernement et invité tous les acteurs du secteur de l’éducation particulièrement les fédérations des syndicats d’enseignants, « à cultiver davantage l’esprit de concertation et de responsabilité » pour permettre au système éducatif togolais de « relever les défis » qu’ils connaissent tous.


De son côté, le ministre Dodzi Kokoroko instruit les directeurs régionaux de l’éducation à prendre des dispositions nécessaires pour faire contrôler la présence effective des enseignants et chefs d’établissements.

 

« A la suite de cette opération de contrôle qui s’étendra sur les deux jours de grève illicite annoncée, vous devez communiquer une liste fiable   des enseignants et chefs d’établissements qui auraient abandonné leur poste. Il sera purement et simplement procéder à leur remplacement par d’autres candidats aux fonctions enseignantes, afin d’assurer la continuité du service public de l’éducation nationale »,  a écrit Dodzi Kokoroko dans une lettre adressée aux DRE.

 

 


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